732 : Un mémorial négationniste à Poitiers (vidéo)

Publié le 12 juin 2015 - par - 1 102 vues
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quenellePOITIERSLa présentation du mémorial de Moussais-la-Bataille sur la bataille de Poitiers apparaît exemplaire dans ces discours construits par les idéologies névrotiques de notre époque.

Certes, cette bataille est historiquement assez imprécise : date (732 ou 733) , lieu (Nord du Poitou, Moussais, Cenon, Poitiers ?), forces en présence, déroulement des faits, etc.

L’ensemble, rapporté par les chrétiens, les arabes, les historiens divers, les contradicteurs idéologues, n’offre que peu de certitudes entièrement fiables, mais au-delà de l’Histoire, il est bien évidemment question de SYMBOLE.

Pour le long de l’histoire de la France, lors de moments de crise existentielle, la bataille de Poitiers représente le symbole fort de la résistance et de la victoire sur l’envahisseur.

Au Moyen-Age, la victoire est chrétienne contre les armées musulmanes et porte un coup d’arrêt à leur expansion coloniale.

Au 19ème , la perte de l’Alsace et la Lorraine relança en partie le sursaut national contre nos voisins germains, même si la présentation différait dans les milieux chrétiens et laïques.

Au 20ème, la brigade des résistants « Charles Martel » lutta contre l’envahisseur allemand, et la confrontation de l’Occident à l’islam se réfère aujourd’hui volontiers à ce symbole d’arrêt de son extension massive en Europe (les identitaires sur le chantier de la mosquée de Poitiers, par exemple).

Actuellement, on assiste à l’INVERSION symbolique de la bataille de Poitiers.

Le musulman Abd Er-Ahman, image d’Epinal du « guerrier juste et pieux », devient le représentant de la civilisation avancée, presque d’une démocratie avant l’heure, du mythe de l’Andalousie consensuelle où il faisait bon vivre pour toutes les religions, paraît-il.

La bataille de Poitiers révisée?

– Juste l’incursion d’une razzia (pour l’économie de la merveilleuse civilisation) pour certains historiens

– Une escarmouche sans grande importance, retaillée dans des objectifs de propagande nationaliste comme une bataille décisive

– Une invention pure : elle n’a pas eu lieu (titre du livre libanais de E . Boutamina)

– L’expression d’un racisme anti-arabe, selon l’historienne S. Citron

Des contributeurs du mémorial de la bataille de Poitiers, nous retiendrons 2 « témoignages »:

  • Salah Ghemriche : un écrivain algérien non historien, un peu donneur de leçons d’histoire et de morale, qui développe ses idées très subjectives sur son monde manichéen :

Une image dévalorisée, sans nuances d’un Charles Martel, sorte de pillard criminel sans scrupules, qui aurait alimenté un nationalisme français d’extrême droite, et pourquoi pas raciste et chrétien, opposée au fantasme d’un islam lumineux et tolérant ( ?), dont on ne peut imaginer qu’il ait enfanté l’esclavage, la colonisation, l’empire, la liquidation des populations et civilisations locales par la charia et le djihad, pratiqués jusqu’à nos jours…

 

  • Sigrid Hunke : cette historienne NAZIE (une authentique, pas une insultée), citée longuement sur les panneaux du mémorial (sans mention de ses références idéologiques), vantait les mérites, les valeurs héroïques, l’apport de l’islam à l’Occident dans son livre (Le soleil d’Allah brille sur l’Occident), et la continuité idéologique des vertus du 3ème Reich, en donnant exemples des 50 hôpitaux de Cordoue et de ses 17 Universités, comme si c’était vrai.

Dans cette droite ligne, Adolf Hitler écrivait dans ses « Libres propos sur la guerre et la paix » : « Il aurait mieux valu que l’islam triomphe,…plutôt que le judéo-christianisme…L’islam récompense l’héroïsme et promet le septième ciel aux martyrs…vraiment un humanisme intégral »… Brillant.

Le mémorial offre la panoplie du discours révisionniste :

– La reconstruction d’une néo-réalité par des éléments de langage, une néo-sémantique de souhaits. « La réalité, c’est ce que je veux espérer et imposer qu’elle soit».

– Le déni de réalité : « Çà n’existe pas » (Ce n’est pas çà, l’islam) .

– Les mensonges directs : « Plus c’est gros, plus ça passe (50 hôpitaux et 17 Universités à Cordoue, au Moyen-Age).

– Le 2 poids/ 2 mesures : « La paille dans l’œil de l’autre, sans la poutre dans son propre regard » (Charles grossier pillard imposteur et Abd-Er guerrier « pacificateur », juste et pieux)

– La réalité inversée : « Ce n’est pas moi, c’est l’autre » (Un algérien fuyant l’islam de son pays pour donner ses leçons au pays d’accueil).

Charles Martel et la bataille de Poitiers ? Les inconnus des programmes scolaires depuis 2008.

Guy SAUVAGE

 

 

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