Avec la complicité de la gauche, Sarkozy utilise l’islam pour en finir avec la loi de 1905

C’est une réalité que toutes les enquêtes d’opinions les plus récentes, la grande majorité des messages électroniques adressés aux sites journalistiques, les conversations les plus personnelles de la plupart des hommes et des femmes de notre pays, mettent en évidence : les Françaises et les Français, dans leur grande majorité, en ont assez de l’implantation prosélyte de l’islam qui prétend imposer partout et à tous sa loi rétrograde, ses pratiques sexistes, ségrégationnistes , séparatistes, son culte envahissant et oublieux des lois essentielles de notre pays.

Les prières publiques qui réquisitionnent un espace public ouvert à tous… les impositions alimentaires dans les restaurants scolaires et d’entreprises….les demandes permanentes de salles de prière dans les administrations, ateliers, usines….la quête permanente de l’argent de nos impôts pour construire des mosquées en nombre toujours plus grand et sans besoin réel….les obligations vestimentaires qui aliènent la femme et la laissent à son rang de demi-humaine… les refus de la mixité dans l’espace public, les espaces de soins ou d’activités sportives… la non reconnaissance de la loi républicaine à laquelle trop de musulmans veulent substituer la s’haria… la perception d’une dîme religieuse reversée aux mosquées à travers les réseaux obscurs et illégaux de la « viande hallal »….les accompagnatrices voilées dans les écoles publiques…les prêches agressifs dans maintes mosquées… les mutilations sexuelles des enfants que l’on fait passer « par la Sécurité Sociale »…

Bref, de tout ce qui témoigne de la volonté de l’islam de s’accaparer l’espace public, sociétal qui nous organise, les Françaises et les Françaises en ont assez… comme ils ont « ras le bol » des comportements outranciers, conquérants, trop souvent délictueux de ceux qui portent ce prosélytisme islamique et qui veulent transposer dans notre pays un « djihad », une guerre sainte, d’un autre âge !

En France, oui, aujourd’hui, il y a un problème avec l’importation de l’islam qui, appuyé par des milliers d’imams étrangers venus d’Arabie Saoudite, d’Egypte, du Maghreb, a surfé sur des flux migratoires de peuplement, inutiles et dangereux.

Et tout le monde le sait….

Tout le monde…. A l’exclusion du sieur Mélenchon qui le nie, lui, l’apôtre de l’immigration tous azimuts, le rabatteur de l’immigration illégale massive, le chantre du traité de Maastricht et de l’euro, le pourfendeur de « curés » sans l’être du moindre imam, l’ennemi de l’enseignement privé clérical (sauf en 1992 quand, sénateur socialiste, il approuve les accords Lang-Cloupet qui ouvrent les vannes de la ressource publique à l’école privée catholique…), l’opposant au concordat Alsace-Moselle (sauf quand, en 2000, ministre de la « gauche plurielle » majoritaire et jospinienne, il ne fait rien pour le faire abolir !)

Au grand bal des « bouffons de la politique politicienne », le sieur Mélenchon conduit la danse d’ouverture !

Il est vrai qu’il y trouve de rudes concurrents… et le locataire provisoire de l’Elysée n’est pas des moins actifs en ce domaine.

Craignant de n’avoir à faire « sous les ors de la République » qu’un contrat à durée très déterminée, ne le voilà-t-il pas qu’il se met à nous rejouer l’air qui l’avait élire en 2007 : celui de l’identité française, de la Nation retrouvée, de nos valeurs historiques, de notre laïcité essentielle….bref, ne voilà-t-il pas qu’il veut nous redire son « discours de Rouen » en l’axant, cette fois, sur une question qu’il juge essentielle : la place de l’islam en France.(1)

C’est que le problème, nous l’avons vu, est brûlant ; c’est que de nombreux sites (dont le nôtre) conduisent depuis de longs mois une lutte qui devient efficace contre « l’islamisation de la France » ; c’est que Marine Le Pen commence à surfer avec bonheur sur le sujet… Il lui faut réagir et faire croire encore une fois qu’il a des solutions, tout en espérant gêner ses « adversaires » de gôôche enfoncés dans une dhimmitude honteuse…Il lui faut parler car, comme tout bon membre de la caste politicienne qui se partage tous les pouvoirs (nationaux, territoriaux, administratifs…) depuis trente ans, il connaît l’adage « pasqualien » : les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent…. Il lui faut surtout tenter d’endormir la colère de la grande majorité des citoyennes et des citoyens de notre pays, colère larvée aujourd’hui, colère qui ne manquera pas d’exploser si l’expansion islamique continue, si cette religion ne reste pas à sa place, si les pratiquants de ce culte n’entrent pas dans le moule de la République laïque et démocratique…

Aussi, notre locataire provisoire veut-il débattre avec nous de la « place de l’islam en France » tout en souhaitant fixer des règles à sa pratique…

Mais, Monsieur le Président, vous venez de découvrir « l’eau chaude »….

La place de l’islam en France est fixée depuis le 9 décembre 1905 et la séparation stricte des Eglises et de l’Etat. L’organisation des religions, leur mode de fonctionnement interne ne vous intéressent pas, ne nous concernent pas en tant que citoyens…Chaque religion reste « chez elle » : dans l’espace privé individuel de celui qui pratique, dans l’espace privé collectif qui réunit les pratiquants….espace privé collectif dont la construction et l’entretien relèvent des ressources propres et exclusives de ces mêmes pratiquants… Vous avez à veiller, nous avons à veiller en tant que citoyens, au libre exercice des cultes en toute sécurité en nous assurant qu’aucun d’entre eux ne viole pour ce faire les lois de la République, lois que nous avons élaborées démocratiquement et qui s’imposent à tout croyant, à tout tenant d’une quelconque coutume ou tradition…Vous avez à vérifier, nous avons à vérifier, en tant que citoyens, qu’aucune de ces religions ne remette en cause la liberté de conscience du moindre citoyen, qu’aucune d’entre elles ne dévalorise l’identité du moindre individu, n’aliène aucunement la liberté individuelle, ne ravale à un rang inférieur la moindre personne…

Tout est déjà dit et écrit, Monsieur le Président, et votre rôle n’est pas de « bavasser » mais de faire appliquer ce qui fait le socle de notre République : les valeurs laïques et démocratiques. Sur ce dernier point, Monsieur le Président, nous sommes à votre disposition, à « Riposte Laïque », pour vous aider à bien maîtriser ces « concepts », vos discours du Latran et de Riad ayant montré que vous avez du mal à les formaliser…

Mais peut-être nous trompons-nous  : ce « bavassage » à venir n’est pas sans fondement…Et le nommé Apparu, par ailleurs secrétaire d’Etat au logement,  dans une interview à RMC (2) a montré la « bout de l’oreille » : votre « débat » ne procèderait-il pas d’un « deal » avec le Conseil Français du Culte Musulman, lui demandant de faire « profil bas » en acceptant la loi contre la burqa et quelques autres restrictions « cultuelles » (prières dans les rues, notamment) tout en lui promettant l’argent public pour la construction des mosquées ?

Et au-delà de ce « deal » potentiel, ne s’agirait-il pas d’engager un processus de « toilettage » de la loi de 1905, toilettage dont, depuis le rapport « Machelon» que vous avez initié en 2006, vous rêvez afin de faire revenir « les Eglises dans l’espace public »….Dame, de la part de celui qui affirme la supériorité du prêtre sur l’instituteur, il n’y aurait rien d’étonnant !

Utiliser un débat sur l’islam, véritable problème posé à notre société laïque et démocratique, véritable danger aussi pour elle, pour faire baisser la pression populaire de la « cocotte minute » citoyenne… pour donner des gages à cet islam dont les fondements sont à l’opposé de nos valeurs fondamentales tout en lui demandant de faire « profil bas » afin de se faire oublier un peu…et profiter de la situation pour casser un pilier essentiel de notre République en assurant le retour des Eglises sur l’espace politique et public…C’est du « machiavelisme », certes, mais c’est plausible en cette 5ème République vieillissante, le « florentin » Mitterrand nous a habitués à cela !

Car ce qui frappe à la lecture du rapport commandé, en 2006,  par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy à la « commission Machelon » afin de justifier le « toilettage » de la loi de 1905,  c’est qu’il s’attache à vider de sens l’article 2 de cette loi  et à réinstaller le religieux dans l’espace politique en gommant les notions de « sphère privée » et de  «  sphère publique », effaçant ainsi d’un trait de plume la longue histoire de la laïcité que notre pays avait durement élaborée et qui avait abouti à la séparation stricte des Eglises et de l’Etat… C’est un  retour en arrière perpétré au nom d’une « pseudo-faillite » du « modèle français « , auquel se substituerait un « modèle sociétal anglo-saxon » (pourtant à bout de souffle) découpant notre espace social en niches communautaristes, décalque de la déstructuration de l’espace « unitaire » national que prépare la construction politique européenne . . .

 En permettant toutes les formes de financement public pour la construction des lieux de culte, la commission « Machelon » détruit un des éléments essentiels de cette séparation stricte qui caractérise notre République.

En élargissant la notion « d’association cultuelle »  jusqu’à la confondre avec celle « d’association culturelle et sociale », elle place sous la coupe réglée d’une quelconque communauté ce qui relève de la responsabilité et de l’action publiques, en instituant, notamment, les prémices d’un communautarisme qui n’ose pas dire son nom, comme le montre également sa volonté de développer « les cimetières privés ».

En renforçant les spécificités de l’Alsace-Moselle par l’introduction dans l’enseignement de la religion musulmane et le paiement des imans, elle impose la notion « concordataire » au détriment du principe laïque et laisse entrevoir combien elle souhaite faire passer notre pays d’une situation « laïque » à une situation « sécularisée » par le biais d’accords Etat-Eglises.

En le décortiquant, ce rapport nous conduit à nous interroger : nos impôts locaux et nationaux vont-ils servir à financer  les mosquées, les  écoles coraniques,  l’action sociale et caritative des structures islamiques ? Va-t-il conduire à faire de la religion (en général) un service public et de chaque religion, en particulier, le récipiendaire de la manne publique pour assurer des actions d’enseignement, de santé, de « dépendance », bref, des actions qui doivent relever de l’Etat républicain ?

Par delà le discours pré-électoral et la manœuvre pro-islamique, c’est l’existence même de la loi de 1905 qui est en jeu…

Et cette loi doit être pour nous, défenseurs de la laïcité et démocrates intrinsèques, la ligne de front sur laquelle nous allons camper sans l’abandonner de quelque manière que ce soit, sans permettre à qui que ce soit d’y ouvrir la moindre brèche, en mobilisant chaque citoyenne, chaque citoyen de ce pays, en lui demandant d’agir et de faire le tri entre ceux qui veulent se battre pour la garantir et ceux qui utiliseront le moindre prétexte pour l’affaiblir, la contourner, la détricoter, l’abolir.

La future campagne électorale de la présidentielle tournera aussi autour de cette question.

Robert  Albarèdes

1 – http://www.lefigaro.fr/politique/2011/02/16/01002-20110216ARTFIG00690-sarkozy-souhaite-fixer-des-regles-a-l-islam-en-france.php

 2 – http://www.rmc.fr/editorial/148528/b-apparu-veut-autoriser-la-construction-de-mosquees-avec-largent-public/

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