Abdul X : « La Nouvelle Extrême Droite » contre-attaque !

Publié le 23 août 2010 - par
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Nouveau clip du rappeur mis en cause par Brice Hortefeux, cette fois-ci sous le titre « Ils veulent ma peau ». Paradoxalement sa nouvelle notoriété lui a permis de gravir un échelon. Sa nouvelle condition de martyr de pacotille, après celui de « rappeur de pacotille » de la cause se reflète dans la qualité indéniable de son nouveaux clip dont les arrangements sont maintenant au niveau de ce qui se fait de mieux. Une collaboration évidente de certaines pointures venue en renfort, grand bien lui fasse !

Voir : http://www.youtube.com/watch?v=omtAFpV82uY

Plus largement, en étendant l’analyse à presque tout l’ensemble de la planète rap, il faut souligner une certaine thématique qui revient le plus souvent à destination de ce type de public, dont on ne voit pas comment il ne pourrait être insensible à certains messages auxquels il adhère tout naturellement, tellement l’aspect de reconnaissance identitaire est un élément essentiel au succès des titres « gangsta rap », provoquant communion et jubilation collective.

De fait, on ne peut que constater à quel point la propagande qui a été signalée comme historiquement douteuse par bon nombre de personnes, issue entre autres, du film « Indigène » a extrêmement bien pris dans les banlieues, et dont on constate le formidable succès quelle rencontre. Tant et si bien qu’ils sont maintenant tous parfaitement bien convaincus que militairement la France doit tout aux noirs et aux arabo-musulmans, reléguant le rôle de la France traditionnelle au rang de simples figurants, totalement dépendants pour leur liberté face à l’Allemagne nazie de ses membres issus de colonies.

Voilà le nouveau cri de ralliement très en vogue aujourd’hui, et qui n’est très certainement pas inspiré par les historiens et analystes les plus sérieux. La France ayant renoncé à toute ses valeurs, et comme on le sait tous très bien en le constatant au jour le jour, la nature à bien évidemment horreur du vide.

Par conséquent, une fois de plus, la propagande avec le soutien de la classe des pseudo penseurs issus de la bourgeoisie bobo, renforcent ce que l’on peut considérer comme de l’incitation à la haine raciale à l’envers, toute auréolée d’une légitimité qui justifie à elle seule le racisme anti-blancs, anti-français de façon totalement décomplexée et débridée, comme on le constate au quotidien par la multiplication des agressions d’une rare violence, à la limite de la tentative de meurtre, par le fait d’introduire fallacieusement un alibi sous forme d’injustice historique, extrapolée et exagérée.

En effet, comment ne pas faire de parallèle, entre la propagande des collectifs identitaires, cinématographes engagés, dont on retrouve la rhétorique, copiée-collée de formes plus prosaïques chez les textes nombreux de certains rapeurs, et la multiplication récurrente sans cesse en augmentation d’actes de violence pour des motifs parfaitement subjectifs, qualifiés de « gratuits », comme celui de Mohamed sur l’autoroute A13 « Fais pas ton Français ! », en sachant que l’état français et les Français de souche sont ouvertement montrés du doigt, qualifiés autrement de « sous-chien » ou « souchiens », tout dépend comment on veut l’interpréter.

Dans le même registre, nous avons également très récemment le film de Rachid Bouchareb, traitant de manière orientée des évènements de Sétif sous le titre sans équivoque de « Hors la loi », s’autoproclamant au départ comme une reconstitution historique, qui depuis a fait marche arrière devant le tollé et les accusations de fraude historique. Mais voilà, une fois de plus encore, avec au départ des effets d’annonce propagandiste, le mal est fait, sans aucune possibilité de faire marche arrière, appuyé avec notion bien introduite dans les esprits, constituant la nouvelle base d’investigation révisionniste que « l’histoire est écrite par les vainqueurs ».

Voilà comment on inverse au niveau des mentalités, les antagonismes entre certaines communautés, rendant certains actes violents contre les citoyens, ainsi que contre les représentants de l’Etat, comme étant une lutte de résistance antiraciste contre l’oppresseur. C’est d’ailleurs ce que Finkielkraut avait très bien souligné en faisant le parallèle avec l’antisémitisme des années 30 qui était devenu une forme d’antiracisme (http://www.dailymotion.com/video/x4pwsa_finkielkraut-bhl-et-le-racisme-anti_news), les Juifs étant devenus l’incarnation même du racisme. Difficile de nier que nous avons exactement la même stigmatisation des blancs, à travers le passé esclavagiste de nos nations, ainsi que de la colonisation, comme le prouve la thématique du « Parti des Indigènes de la République » (PIR) pour ne citer qu’eux, culpabilisant toute la société blanche d’aujourd’hui pour des crimes dans lesquels ils ne se reconnaissent désormais pas et qu’ils sont d’ailleurs les premiers à les condamner et même à les combattre.

Propagande à tout les étages, ainsi instrumentalisation à destination d’une catégorie de personnes fragilisées, socialement handicapée en ce qui concerne l’enseignement de la culture universelle, et dont l’esprit grégaire fait qu’ils sont prêts à croire n’importe quelle ineptie à partir du moment où elle est prononcée par une personne de leur communauté. A contrario ils considéreront comme mensonge, toute conception plus relativiste, apaisée et pragmatique de personnes issues d’une autre communauté que la leur, car ils auront le sentiment d’être manipulés, puisqu’on leur apprend tout les jours qu’ils sont spoliés par la France dont le racisme serait institutionnel, c’est à dire équivalent au régime d’apartheid sud-africain.

Les groupes de rap sont un très bon indicateur, car ils écrivent ce qu’ils pensent, et pensent ce qu’ils disent, même s’ils veulent nous faire croire que c’est du second degré, ou bien juste de la simple expression artistique. Pour ça il faut ne jamais avoir été dans certains secteurs du territoire, à l’encontre des populations qui font objet de polémiques diverses, pour entendre ce qu’il s’y dit, et ce que les gens pensent. Autant dire pour résumer, les ravages de la propagande d’activistes identitaires, dont certains ne cachent pas leur sympathie pour des groupes obscurantistes classés terroristes, pratiquant ouvertement le révisionnisme et le négationnisme.

Apparemment la société se laisse abuser, manipuler, en particulier lors de plaintes contre ces rappeurs, tout particulièrement devant les tribunaux où les magistrats dépassés ne font pas la différence entre ce qu’ils considèrent, en déboutant les plaignants, comme la liberté d’expression artistique, quand bien même de toute évidence dans le texte, ce sont des messages de propagande à caractère politique, ainsi des pamphlets incitant à la désobéissance civile, voir tout simplement à la guerre civile, en sachant que l’on retrouve cette même thématique dans les discours et articles de collectifs ou de partis identitaires de cette « Nouvelle Extrême Droite » qui ne dit pas son nom, n’étant pas non plus connus pour verser dans l’expression musicale.

Une très bonne illustration par le groupe « Mafia k1 fry » sous titre « Guerre », dont je doute que quiconque, pour ou contre, ne peut rester insensible au caractère absolument récurent d’un texte décapant, suggérant des sentiments d’amertume, de frustrations, d’esprit de revanche, volonté d’en découdre, dont on peut là encore difficilement dire qu’ils sont au second degré, compte tenu du contexte des populations ciblées, des polémiques qui ont lieu régulièrement sur la place publique et les plateaux de télévision.

http://www.youtube.com/watch?v=Uv_ByL9pZFU

A l’inverse, ne peut-on pas qualifier un pamphlet politique, récité devant une tribune, qui demanderait un certain talent d’écriture, aussi ordurier soit-il, mais qui cependant demanderait néanmoins des qualités de tribun évidentes, comme pouvait l’avoir, ne citant que cet exemple, de façon indéniable Adolphe Hitler en hypnotisant les masses fanatisées, comme étant l’expression purement orale de la liberté artistique, qui dédouanerait d’une quelconque intention malveillante ou perversité, comme pourrait l’être un simple poème ?

« Le chants des partisans » est-il l’expression au second degré d’un sentiment subjectif parfaitement innocent, qui se traduirait concrètement dans les faits par la résistance passive et pacifique des résistants français ?

A mon sens, je ne peux que demander à la magistrature de bien réévaluer tout ces textes qui prolifèrent, et de bien faire la part des choses entre ce qui est véritablement artistique, et des paroles sans équivoques, contextualisées dans des scénarios morbides reprenant certaines idéologies fallacieuses de propagande et d’instrumentalisation de masse, n’ayant pas d’autres buts que de désigner du doigt, ouvertement et concrètement l’ennemi en stigmatisant une communauté spécifique directement liée à l’Etat séculier et ses représentants, comme responsable de forme atavique de tout les maux d’une ou de plusieurs autres communautés.

Jaime Horta

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