Accoyer obtempère sur le champ à une fatwa de Moussaoui : il annule le débat !

Publié le 29 septembre 2010 - par - 210 vues
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Sommes-nous dans une dictature religieuse ? On croyait avoir tout vu, et tout entendu, dans la France de Nicolas Sarkozy. Mais, éternellement candides, nous pensions que, dans notre pays la France, il était encore possible de mener un débat démocratique sur le thème proposé par La Droite Libre : « Immigration, islamisme : la France en danger ? ».

Hier, nous avions vu qu’il suffisait d’un article du journal « Le Monde », qualifiant ce débat de « sulfureux » pour que l’UMP fasse profil bas et l’annule. Malgré tout, un député UMP plus courageux que d’autres avait réussi à avoir une salle à l’assemblée nationale, et le débat annoncé pouvait se tenir.

Sauf que… l’oulema Mohamed Moussaoui, président du CFCM, a décidé de lancer une fatwa contre ce débat ! Voici, intégralement, son communiqué.

« Le CFCM a pris connaissance sur le site web du quotidien Le Monde ainsi que sur celui du mouvement La Droite Libre que le débat ayant pour thème «Immigration, Islamisme, la France menacée?», prévu initialement jeudi 30 septembre 2010 au siège de l’UMP, aura finalement lieu à l’Assemblée Nationale.

Aussi, le CFCM s’étonne qu’un débat organisé par des personnalités connues pour leurs prises de position outrancières et caricaturales à l’égard de l’Islam et des musulmans puisse se tenir dans un lieu hautement symbolique, garant de l’égalité et de la fraternité entre les citoyens.

Le CFCM dénonce avec force l’amalgame inacceptable qui découle de cette association malheureuse et scandaleuse entre la religion musulmane et le débat sur l’immigration.

Le CFCM formule le souhait que le Président de l’Assemblée Nationale, M. Bernard ACCOYER, annule la tenue de cette rencontre qui risque de donner lieu à des dérapages de la part de certains intervenants.

Le CFCM tient à saluer l’esprit de responsabilité du Secrétaire Général de l’UMP, M. Xavier BERTRAND, qui après avoir pris connaissance du thème sulfureux de ce débat, a annulé sa tenue au siège de son mouvement.

En réponse à un courrier qui lui a été adressé par le Président du CFCM, Monsieur Bertrand a précisé que le thème de ce colloque devait porter initialement sur les retraites et que la direction n’avait pas été informée du changement opéré, et a ajouté: “qu’à ce jour la Droite Libre n’est pas un mouvement associé à l’UMP”.

Le CFCM prend note de cette explication et souhaite que le débat sur l’immigration ne mette de nouveau la religion musulmane sur les bancs des accusés. »

Paris, le 29 septembre 2010

Mohammed MOUSSAOUI, président du CFCM

Que croyez-vous qu’il arriva ? Comme hier l’UMP se couchant devant le journal « Le Monde », le président de l’Assemblée nationale, le doigt sur la couture du pantalon, a obtempéré en quelques heures à la fatwa du CFCM, et a décidé d’annuler une réunion qui promettait d’avoir un grand succès. On savait qu’Accoyer s’était montré hostile à une loi contre la burqa, il confirme aux yeux de tous sa dhimmitude.

A notre connaissance, c’est la première fois, depuis le vote de la loi de 1905, qu’une association religieuse se permet de demander l’interdiction d’une réunion politique, dans l’enceinte de la représentation nationale…

Nous rappelons que le sieur Moussaoui vient d’être décoré de l’ordre du mérite de la ville par la municipalité socialiste strasbourgeoise.

http://www.bivouac-id.com/2010/09/23/strasbourg-medaille-de-la-ville-a-mohammed-moussaoui-president-du-cfcm/

Nous remarquons avec amusement que Moussaoui confond « religion musulmane » et « islamisme », ce qui conforte les thèses de Riposte Laïque. Nous constatons également que ce personnage, de nationalité marocaine, mais en attente de naturalisation, se permet de protester contre l’amalgame « islamisme-immigration », alors qu’il incarne cette dualité.

Ce dignitaire religieux peut donc décider qui, en France, a le droit de parler de l’islam, et qui n’en a pas le droit. Il se permet de relayer l’offensive de l’OCI qui, fort de 57 pays, cherche à introduire, partout, un délit de blasphème assimilant la critique de l’islam à du racisme, donc à un délit.

L’islamophobie n’est pas encore un délit en France malgré les désirs des Raoult et compagnie ? Qu’à cela ne tienne, Moussaoui décide que certains des invités étant trop méchants avec l’islam, il fallait interdire ce débat. Moussaoui, en bon musulman, ne peut que rêver de voir notre pays devenir, un jour, une théocratie religieuse, où toute critique de l’islam sera réprimée. S’il ne souhaitait pas une telle issue, il ne serait pas un vrai musulman ! Le moins qu’on puisse dire est qu’avec une gauche qui refuse de voter la loi contre le voile intégral, et une droite qui se couche d’abord devant « Le Monde », puis devant le CFCM, il doit se frotter les mains…

Nous sommes donc dans un pays où il suffit que les bobos du Monde et les islamistes du CFCM, de concert, fassent pression pour qu’un débat qui concerne l’avenir de la France, et de notre laïcité et de notre civilisation, soit empêché deux fois en 24 heures !

L’heure est grave, le sieur Moussaoui se comporte en France comme vrai militant de l’islam, dicte sa loi à nos élus, et ceux qui sont censés représenter le peuple se couchent devant sa fatwa ! Fatwa qui vise d’ailleurs, et nous sommes fiers de déplaire à ceux qui veulent imposer un fascisme vert en France, essentiellement Riposte Laïque et Résistance républicaine. Nous leur faisons de plus en plus peur, ils sortent du bois et montrent leur vrai visage d’intolérants, de censeurs et, surtout, la peur terrible qu’ils ont que le vrai visage de l’islam ne soit connu de tous les Français. Nous devons remercier Moussaoui, qui, certes, donne un visage plus soft que l’excité de Limoges, mais qui, par sa fatwa, vient de montrer au peuple français ce qu’il était réellement : un religieux liberticide, qui rêve d’islamiser notre pays.

Bien évidemment, les organisateurs, la Droite Libre, et les invités, ne peuvent maintenir cette réunion. Malgré tout, ils refusent de s’incliner ainsi. Ils tiendront une conférence de presse, demain soir, à 19 heures, devant l’assemblée nationale, 126, rue de l’Université, Paris 7e, et annonceront la suite qu’ils entendent donner à ce feuilleton grotesque, qui montre par l’absurde, la nécessité de tenir un tel débat, dans notre pays, au plus vite. Nous invitons les plus déterminés de nos amis à venir y assister, et nous prendrons ensuite le pot de l’amitié.

Pour la liberté d’expression, pour la vérité, pour la démocratie, pour la séparation du religieux et du politique, pour que ne meure pas, dans l’Hexagone, une partie de l’identité française : le goût du débat, la liberté de penser et de parler, le devoir d’insolence.

Qu’on se le dise, nos anciens n’ont pas mené les batailles qu’ils ont menées contre les curés pour que nous laissions les imams nous imposer leur religion moyen-âgeuse. Les Français ne le permettront pas.

Cyrano

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