Appeler au boycott de l’Etat d’Israël, c’est soutenir l’Etat fasciste de Gaza

Publié le 22 novembre 2010 - par
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Est paru dans le monde du jeudi 18 novembre, un article signé d’une trentaine d’activistes s’intitulant « Boycotter Israël, une lutte pour une paix juste ».

Parmi les heureux signataires empressés « d’apporter leur petit panier pour n’en pas perdre une miette » nous avons, outre Monseigneur soutane par dessus la tête Jacques Gaillot, Clémentine Autain, directrice presque en dépôt de bilan de « Regards », le cam’rade Mouloud Aounit coprésident du MRAP, Olivier Besancenot porte-parole du NPA, quelques députés Verts, PS ou PCF prosélytes de la culture de paix, d’amour et de tolérance et quelques israëliens honteux d’être encore de ce monde, Adolf t’as pas terminé le job, Yael Lerer, éditrice, Eyal Sivan, réalisateur, Michel Warschawski, trotsko-journaliste.

Et par contre personne, j‘en mets ma main à couper ( et toc sur le groin d’Hassan Nasrallah !!), pour signer une pétition pour faire la lumière sur l’assassinat de Raffic Hariri,

Je voudrais signaler en rouge à l’attention de cette joyeuse équipée – toujours le mot amour à la bouche – la nature du régime de retour à la barbarie la plus primaire qui règne aujourd’hui à Gaza. Tellement impatients de voir du sang gicler sur les murs, les palestiniens n’en peuvent plus d’attendre encore les contre-attaques d’Israël.

Dernièrement, à un journaliste français, qui leur demandaient mais qu’est-ce que cela leur faisait en tant que musulmans d’avoir exécuté froidement – certain ont même été défenestrés – plusieurs de leurs « frères » palestiniens du Fatah de Mahmoud Abbas qui essayaient d’avoir encore une représentation sur le territoire de Gaza, des miliciens du Hamas ont laissé deviner que quand l’envie de tuer est trop forte, on se fout pas mal de qui est en face que cela soit un autre musulman ou un autre palestinien.

Et que dire du sort des arabes chrétiens qui habitent encore sur le territoire de Gaza.

Les palestiniens chrétiens en Cisjordanie et à Gaza (8% des 5 millions d’habitants) ont longtemps vécu dans l’idée qu’ils s’en tireraient mieux que leurs coreligionnaires orientaux, une fois mises en place des institutions définitives dans le cadre d’un État reconnu. C’est pourquoi ils ont toujours participé au combat en faveur de l’indépendance du peuple palestinien, entraînés par leurs autorités religieuses et tout particulièrement par Monseigneur Michel Sabbah, longtemps patriarche latin de Jérusalem, qui ne cautionna jamais le recours à la violence.

Cependant, la victoire du Hamas en 2005 et sa prise de contrôle exclusif de Gaza par la force en juin 2007 ont suscité chez les chrétiens des inquiétudes sans précédent face à leur avenir.

Aujourd’hui à Gaza, la Charia est la source principale de la législation et aucune musulmane ne prend le risque de ne pas être voilée sinon c’est la mort.

Monseigneur Sabbah lui-même, après avoir incité les prêtres à proclamer l’amour de leurs frères musulmans en arrive à cette amère constatation : « nous attendions que sur les minarets, dans les mosquées, il soit dit « ‘musulmans, aimez vos frères chrétiens’, mais cela n’a jamais été dit » .

Désormais, les vexations se multiplient, les commerçants doivent payer un « impôt religieux ». Le propriétaire de l’unique librairie chrétienne de Gaza a été assassiné en octobre 2007 et les arabes chrétiens, volontairement ou expropriés, quittent le territoire.

Quant aux 3000 chrétiens restant encore parmi les 1 400 000 habitants du territoire de Gaza, ils connaissent l’avertissement du chef de groupe du Hamas au conseil municipal de Bethléem – la cité de la naissance de Jésus-Christ – : « nous accueillons tout le monde en Palestine, mais à condition de se soumettre à nos lois » .

Et pour que la coupe déborde encore plus, dans l’actuel conflit, ils se savent parfois considérés, au mépris de la raison, comme « occidentaux » parce que chrétiens… et donc comme alliés des États-Unis et donc d’Israël.

Cette instabilité a entraîné une aggravation de la violence contre les chrétiens, les militants du Hamas devenant plus hardis pour harceler les chrétiens d’origine arabe.

Selon le Révérend Majed El Shafie, président de One Free World International (OFWI), une délégation de militants des droits de l’homme, de parlementaires canadiens et de personnalités religieuses arrivés en Israël, « Le Hamas déterre des corps de cimetières chrétiens de la bande de Gaza au motif qu’ils polluent la terre, »

Quotidiennement des arabes chrétiens sont emprisonné sans aucun motif, interrogés et battus.

Après avoir passé les fêtes de Noël en Jordanie, une arabe chrétienne Pauline Awad a avaient décidé de rentrer à Gaza avec ses deux fils. Elle y a retrouvé trois autres familles travaillant pour la Société biblique palestinienne.

Depuis le meurtre de son époux, Rami Ayyad, qui tenait une librairie biblique à Gaza et des menaces de mort de militants islamiques, plusieurs familles chrétiennes ont été évacuées de la ville.

Que vont-elles faire à présent ? Y retourner ? Elles n’ont pas encore trouvé la réponse. Un chrétien de Gaza raconte : « 70 % des chrétiens veulent quitter Gaza parce qu’ils ont vraiment très peur. Mais nous aimons Gaza, c’est là où nous avons nos racines, nos maisons. » Beaucoup ont déjà fui ou cherchent à émigrer à cause de la détérioration générale des conditions de vie : coupures d’électricité, manque de vivres et de médicaments.

Selon une organisation de défense des droits de l’homme en visite en Israël, plus de 165.000 Chrétiens auraient été tués en 2009 presqu’exclusivement dans les pays musulmans en raison de leur foi.

Au nom du Christ-Roi, Monseigneur Jacques Gaillot, tu es où, tu fais quoi, quand toutes les trois minutes un Chrétien est torturé dans le monde musulman ?

HUINENG

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