Après avoir interdit « La Marseillaise » dans sa mairie, un écolo parisien s’oppose à l’apéro républicain

Publié le 27 août 2010 - par - 767 vues
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Nous avons appris, ce jeudi matin, par une brève parue sur le gratuit « 20 minutes », que le maire Vert du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault, avait écrit à la préfecture, pour demander l’interdiction de l’apéro anti-islam.

http://paris.lesverts.fr/article.php3?id_article=1988

Immédiatement, les réactions ont été vives. Christine Tasin, présidente de Résistance Républicaine, association organisatrice de l’apéro républicain, a exprimé son courroux, et envoyé deux courriers, l’un à Jacques Boutault, l’autre à Bertrand Delanoé.

le-maire-vert-du-deuxieme-arrondissement-veut-faire-interdire-notre-aperitif-republicain-55988089.html

Hasard ? Christine a reçu, hier soir, sa deuxième menace de mort en 18 mois, sur son blog (lire la réaction numéro 21, article ci-dessus). Ce sont des gens comme Jacques Boutault, et tous ceux qui insultent notre site, qui, par leur attitude, encouragent les plus fanatiques des musulmans à utiliser ce genre d’intimidation contre nos rédacteurs, et les mettent délibérément en danger.

http://www.ripostelaique.com/Tirs-croises-contre-Riposte-Laique.html

Catherine Ségurane, sur Agoravox, a pu faire publier un article, pour équilibrer le débat.

actualites/citoyennete/article/la-mairie-veut-interdire-l-80286

De nombreux lecteurs de RL, informés par nos réseaux, ont écrit au maire, pour lui demander des explications. Voici la réponse-standard qu’il adresse à tous ces correspondants :

Madame, Monsieur,

En réponse à votre courriel réagissant à ma demande d’interdire un «
Apéritif républicain » place de la Bourse, je vous précise que la République dont les fondements reposent sur la Déclaration des Droits de l’Homme (Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion), est incompatible avec des actions qui auraient pour but, d’une manière ou d’une autre, de stigmatiser ou de chercher à exclure une partie des citoyens, au nom de différences d’ordre philosophique, culturel ou religieux.

L’affichette d’invitation à l’ « apéritif républicain » annoncé apparaissant
clairement comme une volonté d’opposer une partie de la population à une autre pour des motifs culturels et/ou religieux, va donc visiblement à
l’encontre de ma conception d’une France laïque républicaine, respectueuse des Droits de l’Homme et de la diversité des origines, des opinions et des religions.

C’est donc en vertu de ces valeurs que j’ai demandé à M. le Préfet de Police d’interdire cette manifestation.

Jacques BOUTAULT

Roger Heurtebise, dans un article intitulé « Islam = islamisme = charia, l’aveu de Jacques Boutault », ridiculise l’argumentation du maire. Remarquons que nous retrouvons la classique référence à l’article 18 de la déclaration des Droits de l’Homme, que les islamistes, soutenus par les Verts, les communistes et les gauchistes, ont toujours utilisé pour se présenter en martyrs de laïcité. La meilleure réponse à ces inepties, outre le texte de Roger, sera la lecture, en fin de cet article, d’un discours d’Emile Combes, en 1903.

Au-delà de sa curieuse conception de la démocratie, qui est donc cet obscur maire écolo qui nous cherche des poux dans la tête ? Une première recherche permet de mieux cerner le personnage. Soutien aux sans-abris qui envahissent la place de la Bourse, pendant plusieurs semaines, avec l’appui du Dal et de tout le show biz parisien, qu’on retrouvera dans le comité de soutien du maire Vert, lors des dernières élections. On apprend quand même que Bertrand Delanoë avait accusé Jacques Boutault d’organiser des « fumettes » dans son bureau, ce qui n’est pas bien quand on est maire, censé représenter la loi dans sa ville.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Boutault

Mais cet ancien journaliste s’était surtout fait connaître en 2002, en refusant que des enfants chantent La Marseillaise dans sa mairie, à l’occasion du 11 novembre.

Voilà ce que cette attitude avait suggéré à André Dufour, résistant, dans Libertyvox : « Dans le Figaro daté du 6 novembre 2002, un petit activiste vert (de gris ?) abusant de sa fonction de maire du 2ème arrondissement de Paris, s’oppose à ce que les enfants des écoles viennent chanter la Marseillaise à l’occasion de la commémoration du 11 Novembre «Moi maire, on ne chantera pas la Marseillaise dans cette mairie» déclarait-il. Alors, que peut-on attendre de nos «jeunes issus de l’immigration» ? Comment leur faire aimer ou au moins respecter cette France qu’un édile résidu de la chienlit déteste ? N’y a-t-il donc personne dans cet arrondissement au cœur de Paris pour remettre ce malotru à sa place ? Il s’appelle, sauf erreur, Jacques Boutault. La relève des Collabos de papa est assurée. Chassez la Marseillaise et vous aurez «Nique ta mère» et autres «Diamsitudes» et «grosssiéritudes». C’est ça la culture à la «Jack Langue». Il est vrai que l’évocation de ces féroces soldats (qui) viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils nos compagnes est une offensante allusion à la barbarie islamiste. »

http://www.libertyvox.com/article.php?id=240

Les Verts sont décidément de drôles de personnages. A les entendre, à bas les lois, c’est réac, mais vive la liberté individuelle, c’est tendance ! Vive la liberté de porter le voile à l’école ! Vive la liberté de porter le voile intégral dans la rue ! Vive la liberté de prier dans la rue pour les musulmans ! Vive la liberté de fumer un pétard ! Vive la liberté de cracher sur La Marseillaise ! Vive la liberté d’insulter les profs, les flics ou le Président de la République ! Vive la liberté des enfants-rois ! Vive la liberté d’arracher des plantations d’OGM à l’Inra ! Vive la liberté des clandestins de rester en France ! Vive la liberté des Roms d’occuper illégalement des terrains privés ! Vive la liberté des SDF de squatter la place de la Bourse, soutenus par Depardieu, Bedos et Renaud, cela c’est anti-capitaliste, coco ! etc.

Mais ils se transforment en khmers verts dès que les Français, désavouant Cohn Bendit, votent contre le TCE, dès que les Suisses osent voter pour l’arrêt de la construction de minarets, dès que des laïques veulent célébrer le 70e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940, en organisant un apéro saucisson-pinard, ou commémorer le 140e anniversaire de la IIIe République (quel gros mot).

Dans un débat fort intéressant sur le thème « Fallait-il interdire l’apéro du 18 juin ? », organisé par le site « Enquête et Débats », Sylvain Garel, élu Vert de la mairie de Paris, opposé à Serge Federbusch, élu de la Gauche moderne. Sylvain Garel sera ridiculisé tout au long de l’échange, sur le thème notamment de la liberté d’expression, et n’aura, pour tout argument, qu’un mot à la bouche : « Apéro raciste, apéro raciste, apéro raciste, extrême droite, extrême droite, extrême droite ». Serge Federbusch démontre magistralement le côté dangereusement liberticide des maîtres-censeurs, incarné de manière caricaturale par ceux qui ont réclamé l’interdiction de l’apéro du 18 juin. Il donne une véritable leçon de démocratie dont devraient s’inspirer les petits flics du politiquement correct comme Sylvian Garel, qui se réclame par ailleurs, à l’instar d’un Sarkozy, pour la laïcité ouverte.

echec-et-mat-fallait-il-interdire-lapero-saucisson-pinard/

Jacques Boutault a vu, lui, dans l’initiative du 4 septembre, un apéro « anti-islam ». Curieusement, sur son mur facebook, cet homme met en avant le slogan « Ni Dieu Ni Maître ». Mais il faut comprendre qu’il ne veut pas du Dieu des chrétiens ! D’ailleurs, les Verts parisiens, derrière Sylvain Garel, seront en première ligne, en 2006, pour s’opposer à Delanoé, jamais en retard d’une bondieuserie, qui avait tenu à être le premier maire de France à donner le nom de Jean-Paul II à une place publique, à Paris.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20060903.OBS0246/manifestation-contrele-parvis-jean-paul-ii.html

Mais quand il s’agit du Prophète de la religion d’amour, de tolérance et de paix, là, c’est « Pas touche à mon islam » ! Maxime Lépante avait pointé du doigt l’attitude incroyable du député socialiste du 18e arrondissement, Christophe Caresche, qui disait, très en colère : « Je ne permettrai pas qu’on attaque l’islam ».

http://www.youtube.com/watch ?v=0VPnFlltdvI

Manifestement, il a fait un disciple chez ce maire écolo qui se réclame pourtant de culture anar. Nous portons à la connaissance de ce médiocre personnage – en remerciant le lecteur qui nous a fait parvenir ce texte – le discours tenu par Emile Combes, à Renan, en Bretagne.

Discours prononcé lors de l’inauguration de la statue de Renan à Tréguier – 13 septembre 1903 – par Émile COMBES – Président du Conseil – accompagné des ses collabarateurs, protégés par la force armée contre l’hostilité de la population.

« Comme libres-penseurs et à l’exemple de Renan, nous refusons de nous courber sous un enseignement quelconque, de nous soumettre à un symbole, d’abriter derrière une croyance les doutes de notre intelligence.

(Applaudissements.)

Nous faisons profession de consulter et de suivre en toute chose les lumières de la raison. Mais nous n’affichons nullement la prétention d’imposer à autrui notre règle de conduite et notre méthode de raisonnement.

À la différence du prêtre catholique, qui ne monte en chaire que pour jeter l’anathème à ceux qui pensent autrement que lui, nous n’ouvrons la bouche que pour réclamer, en faveur de tout le monde, la libre recherche et le libre examen. (Applaudissements.)

Ce n’est pas à la religion que nous nous attaquons c’est à ses ministres, qui veulent s’en faire un instrument de domination. (Bravos.) La religion, en tant que sentiment inné du cœur de l’homme, échappe à notre prise, comme les autres sentiments. En tant que système de croyance, elle a droit à la liberté, qu’aucun de nous ne songe à lui dénier.

Son domaine est la conscience. Nous serions les premiers à le défendre, si, par un acte législatif ou par une mesure administrative, quelqu’un faisait mine de vouloir s’y introduire de force et s’y comporter en maître. Tout ce que nous demandons à la religion, parce que nous avons le droit de le lui demander, c’est de s’enfermer dans ses temples, de se limiter à l’instruction de ses fidèles et de se garder de toute immixtion dans le domaine civil et politique. (Applaudissements)

Nous sommes entrés en lutte ouverte avec ses ministres, parce qu’ils ont méconnu, de parti pris, le caractère essentiel de leur mission, qui est exclusivement d’ordre spirituel, parce qu’ils visent manifestement à s’emparer de la direction de la société. Rien ne les arrête dans leurs tentatives d’empiètement, ni les lois anciennes, ni les lois concordataires, ni les lois nouvelles de la République. Je n’aurais, pour vous en convaincre, qu’à retracer jour par jour l’histoire des seize derniers mois. […]

Il peut leur convenir de nous représenter comme des sectaires, parce que nous leur tenons tête avec une fermeté mal servie par la législation existante. Mais l’opinion publique ne s’y trompe pas. À ses yeux, l’ennemi de la religion, ce n’est pas le Gouvernement qui veut la séparer radicalement de la politique, en lui assurant la liberté dans la sphère qui lui est propre ; c’est le ministre du culte, qui associe délibérément la politique à la religion, pour s’autoriser à mettre une main despotique à la fois sur la conscience et sur la volonté de la nation.

(Applaudissements) »
L’esprit de la séparation laïque, 1903

www.assemblee-nationale.fr

Emile Combes doit se retourner dans sa tombe, quand il voit, un siècle plus tard, que le poste de maire de notre République laïque peut être occupé par un bobo libéral-libertaire pareil, cancre de la laïcité, qui, épousant fidèlement la bataille politique des islamistes, entend criminaliser et interdire toute critique de l’offensive islamiste sur le territoire français.

Nous osons espérer que la Préfecture, qui autorise les prières musulmanes illégales dans les rues de Paris, depuis plus de 15 ans, ne va pas aggraver son impopularité en obéissant à la demande du maire du 2e arrondissement.

Nous encourageons tous nos lecteurs à écrire, ou à téléphoner, à la mairie du 2e arrondissement, et à Delanoé, pour exprimer leur indignation. Nous sommes des républicains respectueux des lois, mais tout autant déterminés à ne pas laisser les adversaires de la République priver les citoyens de l’apéro du 4 septembre, parce qu’un petit khmer Vert en a décidé ainsi.

Mairie du 2e : 8, rue de la Banque 75002 PARIS – 01 53 29 75 02

http://www.mairie2.paris.fr/mairie02/jsp/site/Portal.jsp?page=contact&id_contact_list=1

http://www.mairie2.paris.fr/mairie02/jsp/site/Portal.jsp

annie.lahmer@paris.fr

Mairie de Paris :

http://www.paris.fr/portail/contacts/Portal.lut?page_id=5722&document_type_id=12&document_id=10737&portlet_id=12354

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