Avec le communiqué de la Ligue de l’Enseignement, on est reparti pour la laïcité ouverte

Publié le 29 juin 2009 - par
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C’est un rempart contre le « qu’en dira-t-on. » C’est la manifestation extrême de l’emprise croissante de la « ré islamisation », en occident, des communautés issues des pays dits musulmans.
Il suffit d’avoir lu ce qui s’est passé et ce qui se passe encore en Afghanistan : une femme comme il faut ne doit pas sortir, à la rigueur accompagnée d’un homme de sa famille proche. Pas étonnant qu’elles cherchent, même en France, à ne pas être reconnues (car c’est le but véritable) sauf à déshonorer leur famille et surtout leur mari.
Même Fadela Amara avouait ne jamais s’être habillée court par respect pour son père. D’où cela vient-il ? Ne serait-ce pas que la « bonne » tenue d’une fille garantit sa virginité, donc le montant de sa dot future ? Car, dans ces milieux, une fille pure est un capital pour son père (D’où, aussi, l’interdiction d’exercices violents pour les filles.) Cette mentalité est à l’opposé de notre conception des rapports hommes-femmes. Ces voiles intégraux sont une offense à tous les citoyens libres qui les croisent.

Vous trouverez toujours des femmes pour justifier cette pratique : ce sont généralement des occidentales converties, souvent par amour, qui affichent ainsi leur zèle de « bonne musulmane.»

De plus, croyez-en un ancien coopérant en Algérie, cette pratique, si elle se généralisait dans les milieux de l’immigration (moi, je parle de bigotes musulmanes), ne peut qu’aggraver le risque d’agressions sexuelles. Rien n’est plus frustrant pour ces hommes jeunes, ou moins jeunes, que de n’apercevoir des femmes qu’une vague forme noire ou brune (il existe d’ailleurs un calembour célèbre, mais douteux, à ce sujet.) Ajoutez à cela l’impossibilité pour eux de se marier faute d’argent pour la dote, et vous comprendrez ce climat de menace permanente que toute femme européenne a connu dans ces pays.

Les républicains que nous sommes doivent tout faire pour éviter cela dan le nôtre. Et ce n’est pas le récent communiqué de la Ligue de l’Enseignement qui va faire avancer les choses ! (Il ne faut pas une loi, mais faire preuve de « persuasion », dit-elle.) On est reparti pour l’hypocrisie de la laïcité « ouverte » déjà connue au moment de la loi sur les signes religieux à l’école.

Daniel Cabuzel

COMMUNIQUE DE LA LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT

Liberté, égalité, fraternité contre burqas

Dans un contexte de crise économique et sociale toujours plus grave, la question du port de signes religieux – non plus à l’école cette fois, mais dans les lieux publics – refait une apparition médiatique tonitruante. Nous ne nous laisserons pas distraire des vrais enjeux, mais burqas et niqabs suscitent une indignation justifiée, dans la société française.

Les principes laïques ne conduisent pas à règlementer les tenues vestimentaires, sauf dans des cas spécifiques relevant de l’ordre public ou de la dignité des personnes. L’importation de coutumes d’Asie centrale excédant les prescriptions coraniques se distancie des pratiques courantes des musulmans de France, qui sont nombreux à s’insurger. Elle manifeste une coupure qu’on peut apparenter à une dérive sectaire. Cette dérive qui isole les adeptes du reste de la société ne saurait être condamnée uniquement pour les femmes qui ne doivent pas être les seules victimes des débats idéologiques. La question décisive est bien celle de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Mais, il est évident qu’on ne peut accepter le destin assigné à ces femmes car le port de burqa traduit manifestement une subordination et leur libre choix semble hautement improbable. La réponse à ce type de dérive est complexe. Si une enquête en forme d’état des lieux est nécessaire, la France ne manque pas de chercheurs compétents à qui on peut confier une mission au lieu d’envisager une issue législative débouchant sur un interdit frontal inefficace, voire contre productif car enfermant encore plus les femmes dans leur soumission. Une loi risque de stigmatiser une population et être attentatoire aux libertés d’autant que des dispositions existent qui peuvent permettre d’apporter une réponse ponctuelle au problème.

La seule solution est celle qui allie la fermeté sur les principes et la constance dans le travail d’intégration à la société. Ce travail demande une mobilisation de tous les acteurs, élus, enseignants, militants associatifs, travailleurs sociaux… Cette voie est certes longue et difficile, mais c’est la seule efficace. C’est celle que propose – et met en pratique la Ligue de l’enseignement.

Le 23 juin 2009

Le Secrétariat National de la Ligue de l’enseignement

Texte sur la page d’accueil de www.laicite-laligue.org

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