Aveuglé par son intégrisme laïcard, Riposte Laïque persiste et signe !

Publié le 8 janvier 2010 - par - 315 vues
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Vous aurez la preuve de ce titre provocateur en écoutant, pendant une heure, Riposte Laïque interviewé par Radio La Luette. Savourez également le texte de présentation, ci-dessous, et prenez connaissance d’un résumé écrit de l’entretien…

http://luette.free.fr/spip/spip.php?article271

Le réel n’est admis que sous certaines conditions et seulement jusqu’à un certain point : s’ il abuse et se montre déplaisant, la tolérance est suspendue. Un arrêt de perception met alors la conscience à l’abri de tout spectacle indésirable. Quand au réel, s’il insiste et tient absolument à être perçu, il pourra toujours aller se faire voir ailleurs.

Clément Rosset-Le réel et son double.

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Le 29 novembre dernier, les suisses votent à plus de 57 % contre la construction de Minaret dans leur pays. En France, c’est la curée. Sur les ondes, dans la presse, à la télé ou sur internet, la confrérie des indignés tempête. Dany Cohn-Bendit suffoque [1] , Noel Mamère écume, Bernard Kouchner soupire, Laurent Joffrin touche le fond, et Caroline Fourest phosphore. Le réel n’étant pas ce qu’il devrait être, ils le désapprouvent, l’occultent, l’ignorent.

On jubilerait presque à les voir ainsi se lamenter, eux qui, il n’y pas si longtemps, réclamaient plus de démocratie participative, plus de débats, plus de référendums.

Et puis, il y a la commission parlementaire consacrée au port du voile intégral. Là encore l’oligarchie de la bien pensance y voit un faux débat. On chercherait à nous faire peur, à nous cacher les vrais problèmes. Une loi stigmatiserait l’islam, entend-on par là. Elle serait difficile à appliquer, dit-on par ici. D’autres encore avancent le nombre infime de femmes portant la burqa pour conclure qu’une loi ne s’impose pas. Notons qu’un tel argument quantitatif n’aurait jamais permis à la gauche de supprimer la peine de mort en France puisqu’elle n’était quasiment plus appliquée à l’époque.

Reste les débats sur l’identité nationale. Lancés à la hussarde et pour des raisons bassement électoralistes, ils sont jugés par les nouveaux curés de la pensée unique comme intolérables. Des dérapages auraient été constaté. Pourtant le chemin était tout indiqué. Sur toutes les antennes, et dans tous les journaux : DI-VER-SI-TE. Mais certains ne semblent pas avoir intégré la nouvelle signalétique en vigueur. Résultat : tête à queue, collisions et carambolages. SOS racisme exige alors l’arrêt des débats. Edwy Plenel lance un appel. Des chercheurs, pour qui débattre consiste à discuter entre soi d’un sujet qu’on choisit soi-même avec des gens qui sont d’accord avec soi, entament une grève de la faim.

Dernière touche au tableau, Eric Besson et les afghans. Le social traître voilà le vrai coupable… Pareil à Laval et Déat… la même canaille tout ça. Même Nadine Morano en pincerait pour les charmes de Barrès !.

Malgré toutes les mises en garde contre le risque de stigmatisation, de fascisme, de faire le jeu du FN, etc…. on trouve encore des énergumènes qui persistent à penser ce qu’ils pensent. Des inconscients sans doute. Prenez les membres de Riposte laïque : l’exemple typique d’une équipe de dangereux pervers, bornés et magnifiquement irresponsables, aveuglés par leur intégrisme laïcard.


Réunion publique en février 2004, à Paris

Ecoutez l’entretien avec l’un de leurs chefs, Pierre Cassen, vous jugerez par vous même.

http://luette.free.fr/spip/spip.php?article271

Radio La Luette

RESUME DE L’ENTRETIEN

La luette : Etes-vous satisfaits à Riposte laïque de la création d’une
mission parlementaire sur le port du voile intégral ?

Pierre Cassen : Riposte laïque a sorti son premier numéro en septembre 2007. Dès le mois suivant nous lancions une pétition demandant 3 choses :
l’interdiction du voile intégral, l’interdiction du voile à l’université et l’interdiction du voile pour les mineures. Parmi les premiers signataires de cette pétition, il y avait Jacques Myard, André Gerin, tous les deux à l’initiative de cette mission parlementaire. C’est donc pour nous une satisfaction de voir aujourd’hui que la représentation nationale prendre
ce problème au serieux. La loi du silence a fini par être brisée.

La luette : Le 21 décembre 2009, dans une tribune publiée par le journal
Libération, Aurélie Filippetti, Manuel Valls, et Philippe Esnol se sont
prononcés en faveur d’une loi interdisant le port du voile intégral dans la rue. Ils précisent aussi qu’il serait temps de répondre aux attentes des musulmans notamment en construisant plus de mosquées en France.
Qu’en pensez vous ?

Pierre Cassen : Nous avons été très sensibles à cette prise de position. Et ce n’est pas une surprise pour nous, car Philippe Esnol est quelqu’un avec qui nous avons travaillé. Il fait parti des élus de terrain qui n’hésitent pas à prendre des positions très claires contre l’offensive islamique, notamment dans les écoles publiques. Mais leur texte montre leurs limites. Ils font preuve d’audace, mais par peur de la dictature de la bien pensance, ils se sentent obligés de donner des gages. « Nous sommes contre la burqa, mais attention nous voulons encore plus de mosquées » disent-ils. Moi, au contraire d’eux, je pense qu’il serait nécessaire de faire une mission parlementaire sur la construction des mosquées. Nous sommes passés de 4
mosquées en 1965, à 2200 en 2009, sans compter les projets de Méga-mosquées qui sont en cours et d’autres qui sont dans les tiroirs mais qui ne demandent qu’à sortir.

On sait aussi que, contrairement à ce que dicte la loi de 1905, 30 % de ces mosquées sont financées par des fonds publics. La principale question est de savoir si la construction de ces mosquées en France, dans le contexte que nous connaissons aujourd’hui, favorise une bonne intégration. Il y a-t’il moins de communautarisme ? Moins de voile ? Est-ce-qu’il y a moins de commerce communautaire ? Est-ce-que cela facilite la mixité et le vivre ensemble ? La mosquée n’est-elle pas une espèce de Mairie-bis pour les musulmans ? Je crois qu’ il est indispensable que nos élus puissent avoir cette réflexion avec les populations de toutes origines confrontées à la modification de leur mode de vie au lendemain d’une construction de mosquée. Aujourd’hui, au nom d’une vision bien pensante de la laïcité, vous ne pouvez même pas aborder ces questions pourtant légitimes dans une démocratie.

La luette : On peut être français et musulman. Et les français musulmans
doivent avoir des lieux de prière. Vous avez rappelé que la loi de 1905 interdit aux pouvoirs publics de financer les lieux de cultes. Or, quand les mosquées ne sont pas aidées par nos hommes politiques, la communauté musulmane va chercher ses financements auprès de pays islamiques pas toujours très recommandables. Alors que faire ?

Pierre Cassen : Nous avons dans la rédaction de Riposte laïque un musulman qui s’appelle Pascal Mohamed Hillout. Né au Maroc, il est le fils d’une voilée intégrale. Une fois en France, il a tenu à changer son prénom Mohamed pour se faire appeler Pascal en signe d’intégration. Il est très attaché aux valeurs républicaines. Pascal a été récemment entendu par la mission parlementaire sur le port du voile intégral. Et à cette occasion, il a précisé une chose qui me semble importante : les musulmans n’ont pas besoin de mosquée pour prier. Le coran ne réclame pas la construction de
mosquée, on peut prier dans son intimité, chez soi. La romancière d’origine
iranienne Chahdortt Djavann, dans un de ses derniers ouvrages, s’interroge aussi sur la candeur dont font preuve certains maires qui, sans contrepartie, multiplient les constructions de mosquées en pensant qu’ainsi ils éviterons l’intégrisme et l’islam des caves. C’est absurde. Et puis ce n’est pas parce qu’il y a 36 000 églises en France qu’il nous faut 36 000 mosquées.

La luette : Comment comprendre l’occupation de certaines rues du 18ème
arrondissement à Paris par des musulmans à l’heure de la prière? Est-ce que c’est une stratégie pour faire pression sur les pouvoirs publics ? Ou bien c’est parce qu’ils n’ont pas suffisamment de mosquées à leur disposition ? Et que vous répond la mairie de Paris sur cette situation ?

Pierre Cassen : Face à des musulmans qui violent les lois de la République, la mairie de Paris répond que ces personnes sont des victimes, et bat sa coulpe en disant qu’elle n’a pas été capable de leur construire suffisamment de mosquées. Ce que nous savons c’est qu’il n’y a pas que des musulmans du 18ème arrondissement qui viennent prier dans les rues… des habitants du quartier nous ont signalé des voitures venant des départements limitrophes. Dernièrement, en Seine-et-Marne, 300 fidèles se sont permis d’envahir et d’occuper la mairie jusqu’à ce qu’ils obtiennent la garantie qu’ils auront un terrain pour construire un lieu de culte. Il n’y a aucune autre religion ou secte qui se permet, avec l’alibi de ne pas avoir suffisamment de locaux religieux, de violer les lois de la République de cette façon là.

La Luette : J’imagine que le vote des Suisses contre les minarets vous a rempli de joie. Comment avez-vous compris ce résultat que ni les sondages, ni même les partis à l’initiative de cette votation, n’avaient prévu ?

Pierre Cassen : Nous avons reçu ce résultat comme un immense espoir. Ce fut en effet une surprise pour tout le monde. Oskar Freysinger, l’un des éléments moteurs de cette votation lancée par l’UDC, n’imaginait pas dépasser 40 %. Sans doute à cause de la chape de plomb du politiquement correct, il avait sous estimé l’exaspération des citoyens suisses devant la multiplication des demandes d’accommodements raisonnables. Cette exaspération est partout la même en Europe.

Notons que, ceux que l’élite appelle les populistes, n’ont pas dit qu’ils allaient jeter les arabes dans le lac de Genève. Ils n’ont pas dit qu’ils allaient interdire la construction de mosquées. Ils ont juste signifié que la pratique religieuse doit se faire discrète et que si les minarets ne sont pas indispensables à la prière musulmane, alors autant s’en passer. Franchement ça ne me paraît pas justifier les cris d’orfraie, et les délires d’un Cohn-Bendit qui, non seulement se permet de dire aux Suisses qu’il faut revoter jusqu’à ce qu’ils votent comme il faut, mais en plus ose conseiller aux théocraties musulmanes de retirer leur fric des comptes suisses. C’est effarant.

La luette : En France les réactions d’indignation comme celle de Cohn-Bendit ont été nombreuses…

Pierre Cassen : Le résultat du vote suisse renvoie la majorité des commentateurs de ce pays à ce qu’ils sont : des élites prétentieuses, arrogantes et méprisantes pour tout ce qui vient du peuple… bien qu’elles savent s’en servir quand ça les intéresse. C’est notamment le cas de certains gauchistes. Quand il s’agit de faire appel au peuple sur les services publics, ou sur le traité constitutionnel, alors là il faut être à
l’écoute de la sagesse du peuple. Mais dès que le peuple commence à parler de son identité, de son histoire, de sa culture, de son amour pour son pays, là ça ne va plus.

Ils entretiennent une espèce d’internationalisme dont le but serait la fin des nations. C’est cette idéologie qui a permis l’abandon au seul Le Pen, de la défense du drapeau, de la Nation, et de la Marseillaise. Et c’est à l’aide d’amalgames et de procédés staliniens, qu’ on vous assimile à Le Pen dès que vous vous indignez que la Marseillaise soit sifflée, dès que vous déclarez votre amour à la France, à la République, et la Laïcité. Ce terrorisme intellectuel n’est d’ailleurs pas étranger à la construction européenne qui a besoin que les Nations se soumettent, voire même
disparaissent.

La Luette : Ce que vous dites vaut aussi pour les débats sur l’identité
nationale. Là encore nos élites ne sont pas avares de réactions indignées.

Pierre Cassen : Je ne me fais aucune illusion sur l’opportunisme politicien de Sarkozy et Besson. Ils savent que la gauche est dans le potage sur ces questions. Et elle ne fait que le démontrer tous les jours. On dit « le débat dérape », mais le vrai scandale c’est que cette question de l’identité nationale soit, aux yeux de la gauche, un scandale. Le vrai scandale c’est que depuis trente ans il y a un discours qui dénature les réalités de la France; il y a un discours anti-républicain, anti-laïque.

Des actes et un discours anti-blanc se développent en France. Les gens se rendent compte de la gravité de la situation, et la gauche leur dit « silence cela n’existe pas… ce n’est qu’un sentiment d’insécurité, et prétendre le contraire c’est la lepénisation des esprits ». Comment voulez-vous que des citoyens n’ aient pas le sentiment que leur pays est en train de leur échapper ? Peut être qu’en France il y a des gens qui veulent que la Nation se fonde dans une Europe des régions. Ils veulent peut être aussi que la France disparaisse dans une espèce de société multiculturelle où, dans 3 ou 4 générations, les « français d’origine » seront minoritaires… il y a peut être des gens qui font ce calcul là. Mais je ne pense pas que ce soit le choix de la majorité dans ce pays.

Forcément on en vient à se poser des questions sur les politiques d’immigration. Est-ce qu’aujourd’hui, dans une période de chômage de masse, alors que la crise ne va faire qu’aggraver la situation, alors que de plus en plus de jeunes ne parviennent pas à trouver un emploi, est-ce que la priorité de la France est d’accueillir une nouvelle immigration ? Cette question peut-elle être posée sans risquer de se faire traiter de fasciste ? Et pourquoi ne devrait-elle pas figurer dans un débat sur l’identité nationale ? L’identité nationale c’est d’avoir su assimiler tout au long de notre histoire, des strates et des strates d’immigrés de toutes origines ? Nous n’avons pas à abandonner ce terrain là à Le Pen. Ce serait totalement irresponsable.

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