Avortement : un droit n’est pas un devoir…

Publié le 24 janvier 2011 - par
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Je comprends très bien qu’on soutienne la vie, j’y suis favorable à 1000 %, mais comment peut-on soutenir la vie quand on n’a rien dit lorsqu’on mettait en place, dans les établissements scolaires, la pilule du lendemain ? Un bébé d’un jour, c’est pas comme un bébé de quinze jours ? Qui est qualifié pour faire la différence ? Accepterait-on qu’on parle de la pilule, des rapports non protégés et de la capote dans les établissements scolaire ? Qu’on mette des préservatifs dans les distributeurs ? Pas plus que de la souffrance des bébés lors d’un avortement (affaire Philippe Bouras). Si on n’ouvre pas les yeux des jeunes, comment peut-on vouloir qu’ils soient « conséquents » dans leurs relations ? L’Education Nationale devrait évoluer sur certains sujets au lieu de supprimer de l’enseignement ce qui dérange certaines religions.

Et si on veut parler de catholicisme, venons-y.

Favorable à la vie, un bébé arrive dans une « famille » (pas rien que le père et la mère). Si ce bébé a été conçu de façon « illégale » (pour la religion) est-ce que la famille l’accueille bien ? Pas toujours ; la mère peut être une « dévoyée » et le bébé un « batard ». On a refusé l’avortement, qui est contraire à la religion, donc on est un « bon » catholique !

Et en islam ?

Comment ? une fille peut être « libre » et faire de son corps ce qu’elle veut ? Mais si elle est enceinte, on ne pratique pas l’avortement, on tue la mère qui porte l’enfant ! Et si cette fille, à l’insu de sa famille, a eu des rapports avec un homme, avant de se marier, on lui fera une reconstruction d’hymen aux frais de la sécurité sociale, de façon à ce qu’elle puisse montrer ses draps tachés de sang lors de la nuit de noce !

Alors, les religions, elles doivent rester dans le domaine privé et chacun doit pouvoir en faire ce qu’il veut. Elles n’engagent pas une communauté mais une personne seulement. Et elles sont source d’un hypocrisie écoeurante parfois.

La majorité des catholiques l’on compris. Personne ne parle du (ou des ?) divorce(s) de Jean-Marie Le Pen qu’on traite d’intégriste alors que la religion catholique n’admet pas le divorce.

Il faudrait que la religion du prophète évolue et qu’on cesse de nous en parler partout, toujours. Construire des mosquées ? Mais comment font ceux qui circulent dans le désert ? Ils y trouvent des mosquées pour pouvoir s’y recueillir tous les vendredi ? Non ! Alors, pourquoi accepter ça dans le désert et pas ailleurs ? Et quand un catholique va dans un pays musulman, trouve-t-il une église pour s’y recueillir le dimanche ? Rarement.

La religion c’est l’opium du peuple et on sait que quand on se drogue on n’est pas toujours maître de ses réactions. Alors cessons de nous droguer et reconnaissons que même si on croit en Dieu, on n’a pas besoin de le faire savoir à tout le monde.

Cécile Huon

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