Caroline Fourest, la féministe machiste qui reproche à Naulleau de “ne rien avoir entre les jambes”

Publié le 26 avril 2010 - par - 2 227 vues
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Après l’avoir insulté à travers ses articles, dont nous avons parlé ici à Riposte Laïque (1), Caroline Fourest a eu enfin l’occasion d’insulter Eric Zemmour en face, samedi dernier, dans l’émission “On n’est pas couché”. Elle avait eu le temps de macérer et de stocker suffisamment de fiel depuis le débat avec Tariq Ramadan en septembre dernier, pour en distribuer aussi une double portion à Eric Naulleau. Il est difficile de rendre compte de ce débat, parce qu’en fait, celui-ci n’a pas eu lieu.

C’est la seule conclusion que l’on peut tirer de cet échange : comme on l’a déjà vu face à Tariq Ramadan, Caroline Fourest ne sait pas débattre. Elle manque cruellement de connaissances approfondies des questions religieuses et politiques dont elle s’autorise à parler et à écrire, ce qui n’est pas une nouveauté. Ce qui est apparu au grand jour, c’est aussi qu’elle n’a aucune éthique de la conversation, mais en cela, elle est seulement fidèle à la nouvelle gauche, celle qui refuse certains débats, car cela souillerait sa pureté morale.

Sa pensée se résume à la haine de tout ce qui condamne le lesbianisme dont elle s’enorgueillit. C’est une idéologue qui passe son temps à décliner la logique de cette seule idée : l’homosexualité féminine est la rébellion en acte et la garantie d’appartenir au camp du Bien. Tous ceux qui critiquent cela, que ce soit les religions ou les individus, sont irrémédiablement convaincus de crypto-fascisme et d’intolérance. C’est son seul et unique message, qu’elle a asséné d’une manière extrêmement machiste, en disant à Eric Naulleau qu’il n’avait « rien entre les jambes » !

Il est, à partir de là, extrêmement difficile de résister à la tentation d’interpréter la posture de Mme Fourest en clé psychanalytique, et de ne pas voir derrière sa violence verbale et son soi-disant combat féministe la manifestation patente de son désespoir personnel de ne pas être née avec « quelque chose entre les jambes ». Mme Fourest n’est ni féministe ni humaniste, elle est, comme l’a bien résumé Eric Naulleau, une stalinienne avec un « double discours », mais dont l’hypocrisie saute aux yeux pourvu que l’on suive le conseil hyper-misogyne d’un homosexuel de l’autre bord, Oscar Wilde : « N’écoutez jamais une femme, regardez-là. »

Etre féministe c’est, à mon sens, défendre les femmes en tant que femmes, c’est-à-dire prendre en compte leur différence, leur féminité, et faire en sorte que cette féminité ne soit pas un handicap social. C’est, corollairement, lutter pour limiter les dégâts de la guerre des sexes et des inévitables problèmes posés par les relations entre les hommes et les femmes, tout en conservant l’espoir d’une entente possible, synonyme de bonheur pour les deux sexes. C’est pourquoi une militante lesbienne viriliste est tout le contraire d’une féministe : c’est quelqu’un qui a déserté la « tendre guerre » pour la préférence sexuelle du même, et qui veut rendre son propre sexe féminin un sexe masculin bis.

Caroline Fourest est apparemment le démenti vivant de la théorie que Zemmour expose dans Le premier sexe : il n’y a pas de féminisation de la société, mais une masculinisation des femmes, qui se donne dans la personne de Mme Fourest pour un respect de la différence, alors qu’elle n’est qu’anéantissement des différences. Dans le texte, Caroline Fourest rêve d’un monde « où l’on admettra que le genre peut être indéterminé ou choisi, et non dicté par le sexe biologique. » « Il faut espérer, écrit-elle encore, que la différence des sexes, si communément admise, sera un jour relativisée. » (2)

Mme Fourest est en fait une machiste sans moyens, qui veut se positionner au dessus de la guerre réelle entre l’islam et l’occident pour écraser ces deux « fausses virilités », comme elle les appelle (3), avec ce qui devrait logiquement être alors la véritable virilité, celle de son (faux) « féminisme, de la République, de l’humanisme et de la laïcité ». C’est là où son propos est intéressant, parce qu’il synthétise effectivement l’utopie post-historique d’une certaine gauche, un idéal qui ne « divise personne, mais rassemble. » C’est l’idéal proprement stalinien d’écrasement internationaliste et abstrait des conflits culturellement ancrés, et historiquement enracinés.

Dans la bouche de Mme Fourest, la République n’a plus aucune histoire ni aucun passé de luttes viriles, l’humanisme n’a plus rien à voir avec le retour au modèle bien précis de l’Antiquité gréco-romaine, ou bien avec l’élévation de la dignité de l’homme à celle de Dieu à travers l’Incarnation. Ces termes sont à peu près équivalents dans sa structure de pensée à ceux de « paix mondiale », d’ « Homme nouveau » ou de « communisme » dans la bouche des apparatchiks de feue l’URSS. Déconnectés de toute référence précise, « la République », « l’humanisme » et « la laïcité » sont des mots creux, utilisés uniquement pour appâter les gogos dont les connaissances historiques ne dépassent pas celles de Mme Fourest.

C’est un discours simpliste qui n’en est que d’autant plus séduisant que l’on n’est pas prêt à faire l’effort nécessaire pour acquérir le minimum de bagage culturel nécessaire pour s’orienter dans la complexité des histoires nationales, culturelles et religieuses. Il se pose comme l’expression de la « véritable virilité », alors qu’il n’est que la castration culturelle, historique et sociale érigée en norme dictatoriale.

C’est un républicanisme qui déteste l’assimilation des immigrés, une laïcité qui ne veut pas être islamophobe, une opposition à la burqa qui ne veut pas d’une loi d’interdiction, une condamnation du voile islamique, qui ne veut pas stigmatiser les musulmans, bref, pour rester dans le registre de Mme Fourest, c’est une politique sans rien « entre les jambes ». (Je remarque d’ailleurs que Mme Fourest commence à parler « d’islamophobie », terme qu’elle avait jadis dénoncé comme fallacieux (4), ce qui montre qu’elle est bien rentrée dans les rangs.) Je disais que Mme Fourest semblait le démenti vivant de la thèse de la féminisation de la société d’Eric Zemmour : il faut être plus précis, elle incarne la masculinisation indéfiniment ratée de la femme, car, au moment crucial, ce sont bien les « valeurs féminines » de tolérance, discussion, accommodement qui reprennent le dessus. Aussi confirme-t-elle en acte les hypothèses de Zemmour : c’est une porteuse de valeurs féminines qu’elle souhaite imposer d’une manière machiste, c’est une iréniste dictatoriale.

Je regrette qu’Eric Zemmour n’ait pas eu le temps de démonter l’imposture intellectuelle de Mme Fourest concernant le concept « d’intégrisme ». Pour palier à ce manque, je renvoie les lecteurs à un article que j’ai écrit déjà il y a presque deux ans : Caroline Fourest, un préjugé de choc en faveur de l’islam. (5)

Puisque Mme Fourest est incapable d’écouter ses interlocuteurs, obsédée, au sens propre, par sa pratique sexuelle qu’elle porte, comme disait Brassens, « comme un saint sacrement » (Trompettes de la renommée), il me semble qu’il faut absolument se désintéresser de ses déclarations, et de ses écrits idéologiques. Mme Fourest, comme tout macho, pense avec son sexe, et ce n’est pas parce qu’il est féminin que c’est moins creux. Cela me rappelle la blague du sadique et du masochiste : « le masochiste dit au sadique « Fais-moi mal ! ». Et le sadique répond : « Non. »

Radu Stoenescu

(1) [https://www.ripostelaique.com/Caroline-Fourest-n-apprecie-pas-la.html->https://www.ripostelaique.com/Caroline-Fourest-n-apprecie-pas-la.html

(2) [http://www.causeur.fr/defense-des-hommes-infideles,3419->http://www.causeur.fr/defense-des-hommes-infideles,3419 ]

(3) [http://www.dailymotion.com/video/xd2igd_caroline-fourest-vs-zemmour-naullea_news->http://www.dailymotion.com/video/xd2igd_caroline-fourest-vs-zemmour-naullea_news] (minute 14:45 et suivante)

(4) [http://www.youtube.com/watch?v=Jf4aI9-mgeA->http://www.youtube.com/watch?v=Jf4aI9-mgeA ]

(5) https://www.ripostelaique.com/Caroline-Fourest-un-prejuge-de.html

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