Ce gouvernement ose s’appuyer sur le Cran et la Licra pour lutter contre le racisme !

Publié le 3 janvier 2011 - par

Lettre ouverte au Président de la République

J’apprends que le Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a signé avec la Licra (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme) une convention de coopération dans la lutte contre les dérives racistes sur l’Internet et que, par ailleurs, la conduite d’un observatoire du racisme serait prochainement confiée au Cran (Conseil représentatif des associations noires de France).

Je m’étonne et je m’indigne de voir pareilles missions confiées à des associations militantes, dont on se demande à quel titre et au nom de quelles compétences elles pourraient être habilitées à trancher sur ce qui est raciste ou ne l’est pas !

Dans un pays où le racisme anti-blanc est nié ou occulté, où les rappeurs et le P.I.R peuvent en toute impunité “niquer la France”, menacer, insulter les “sous-chiens” et appeler à la violence contre eux, choisir comme observatoire du racisme le Cran -qui affiche son communautarisme dans sa dénomination même (avec l’adjectif « noires »)- cela paraît une plaisanterie de mauvais goût… A moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse pas de traquer le Racisme -dessein fort louable-, mais uniquement les manifestations de racisme à l’encontre de certaines communautés -dessein beaucoup moins louable, qui ressortit du “deux poids, deux mesures”-

Par ailleurs, alors que politiques et journalistes s’ingénient à faire mensongèrement l’amalgame entre “racisme” et “islamophobie”, contre toute raison et malgré le sens précis de ces deux mots, on peut légitimement s’inquiéter : je vois, moi, dans ces mesures, la mise en place d’une police de la pensée dont la tâche sera en fait, sous couvert d’un noble “antiracisme”, de restaurer le délit de blasphème. Car il est aisé de constater que, si l’anticléricalisme et la haine du christianisme peuvent s’exprimer en toute quiétude, la moindre critique de l’islam en tant qu’idéologie politico-religieuse entraîne la condamnation insultante de celui qui l’a proférée -et cela dans la France qui a vu naître Voltaire, le pourfendeur de l’Infâme !

Quand un gouvernement entend confisquer ainsi une des libertés essentielles, celle d’opinion et d’expression, peut-on encore parler de démocratie ? Non !

Je vous demande donc expressément, pour que cesse ce mensonge, de bien vouloir retrancher officiellement de notre Constitution l’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme :

“Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.”

Ainsi le peuple français saura la vérité : qu’il est citoyen d’un pays où, désormais, il lui est interdit de penser par lui-même et d’émettre la moindre opinion personnelle.

Chantal Macaire

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