Ce que disaient les partisans de Maastricht en 1992

Publié le 27 janvier 2009 - par - 699 vues
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En 1992, les partisans du OUI au traité de Maastricht nous ont répété pendant des mois de belles promesses.

En 1992, les partisans du OUI nous ont juré que si la France sacrifiait sa monnaie, le franc, au profit d’une monnaie unique, l’euro, les Français connaîtraient la prospérité.

En 1992, les partisans du OUI nous ont promis que si nous adoptions une monnaie unique, nous aurions la prospérité, le plein-emploi, le progrès social.

Nous devons lire et relire toutes les belles promesses que les partisans de la monnaie unique nous ont faites en 1992. Je recopie quelques citations du livre  » Le bêtisier de Maastricht « , édition Arléa.

– « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

– « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

– « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

– « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

– « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

– « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

– « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

Seize ans après toutes ces belles promesses, nous pouvons faire le bilan.

Dans la réalité, l’euro ne nous a pas protégés de l’appauvrissement du peuple français.

Dans la réalité, des centaines de milliers de Français ont basculé dans la pauvreté.

Dans la réalité, l’euro ne nous a pas protégés d’une régression sociale historique.

Bruno ARFEUILLE

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