Cette adorable Houria Bouteldja, que Taddéi invite, que Besancenot soutient

Publié le 17 mai 2010 - par

En 2006, la revue de Christine Delphy « Nouvelles Questions Féministes » publiait une interview de Houria Bouteldja. Cette interview contient des propos réellement extraordinaires par la haine qu’ils véhiculent, légitiment, dont ils suintent en vérité, une haine des Français, « Blancs » « sous chiens comme on dit » comme le disait Houria Bouteldja chez Taddei.

Ce qui est de plus triste pour les Algériens, c’est que pour Bouteldja, la seule voie de la libération des « Arabes » passe par cette haine là. Quelle injure pour les Algériens vraiment démocrate que cette Erynie là… Houria Bouteldja présente comme seule façon pour les « Arabes » de ne pas casser leurs familles et d’aller vers une libération des femmes, d’en passer par la haine et l’humiliation des «Blancs », représentés uniquement comme colons, arrogants et coupables.

Elle prétend « construire un discours féministe et antiraciste à la fois », alors qu’en réalité elle tient un discours malhonnête et raciste.

Malhonnête en particulier quand elle reproche au féminisme de vouloir pour des raisons racistes inciter les femmes arabes à quitter leurs familles et leur culture. La vérité est que la libération des femmes et des lesbiennes françaises, leur a coûté bien souvent, trop souvent, des ruptures douloureuses avec leurs familles, leur culture familiale, leur religion, leurs enfants mêmes … Les ruptures que les féministes peuvent conseiller parfois – le moins possible – à des maghrébines, sont les mêmes que celles auxquelles tant de femmes « françaises françaises » se sont résignées elles mêmes, pour le principe de la liberté, pour leurs enfants … pour « changer la vie entière » et libérer finalement les hommes autant qu’elles mêmes.

Son discours est raciste quand il légitime d’avance, à la fin de l’interview, le racisme anti-blanc « Un Blanc gentil, on n’y croit plus », le racisme aveugle, en faisant un chantage incroyable « ce discours [des indigènes de la République], … vous le prenez tel quel et on se bat sur nos bases, … si vous ne le prenez pas, demain, … le racisme anti-blanc … ce sera toi ce seront tes enfants qui subiront ça … N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas devra subir comme les autres …. si vous voulez sauver vos peaux c’est maintenant. »

Son discours est raciste et prouve un racisme maghrébin anti-français, quand il explique sans broncher comment se plier aux exigences racistes des « arabes », quand il explique que pour elle, la bonne façon pour ne pas se faire critiquer est de prouver son caractère « Arabe » : « Si tu pars de chez toi avec l’esprit de rupture, les mecs se voient comme une traitresse : si tu te mets à manger du porc, tu deviens une traitresse, une traitresse à ta race. C’est le genre d’accusation que je n’ai pas eu à subir, car dès que les garçons réalisent que j’ai des positions politiques qui attestent du fait que je ne me renie pas en tant qu’Arabe, manger du porc perd le sens d’une traîtrise » « Il y a le passif de la guerre d’Algérie et le racisme quotidien qui font que la relation avec les Français est inacceptable pour nos parents. » « Je connais une fille qui est partie avec un Français, son père ne lui a jamais pardonné, jamais ! »

Son discours est en réalité un discours maladif par son refus total de l’auto-critique et de la remise en cause, un refus, un manque d’humilité bien caractéristique du sectarisme islamique. Refusant la critique de son peuple tout en subissant la violence de sa culture d’islam envers les femmes (« la déchéance des hommes arabes, c’est nous, les femmes arabes, qui la payons, parce qu’ils se retournent …contre les femmes. »), toute sa colère se retourne contre les français responsables prétendûment de tout : « La société française part du postulat que ces mecs sont des brutes et au bout du processus de stigmatisation, effectivement, ce sont des brutes. » Evidemment, avant que la France ne les oblige (n’est ce pas..) à venir chez elle, jamais ces hommes n’avaient été des brutes avec leurs femmes, et si la société française les voyait comme brutes ce n’était qu’à cause d’un « postulat » forcément arbitraire et raciste de sa part … L’exaspération qu’elle ne peut que ressentir à force de vouloir réaliser la quadrature du cercle que représente la libération des femmes et le ménagement de la culture arabo-musulmane, dérive chez elle en furie haineuse et accusatrice, attribuant toute la responsabilité de cette exaspération à un prétendu racisme et colonialisme européen.

L’exaspération qui lui est venue de cet orgueil incommensurable de la culture islamique, qui ne supporte pas que quoi que ce soit viennent d’ailleurs que de son propre supposé génie, qui ne conçoit même pas que l’autre existe, conserve son nom, soit appelé autrement que mécréant, blanc, « sous chien », cette exaspération croit encore à la seule idée que la France ou l’Europe pourrait lui avoir apporté quoi que ce soit. Houria entre dans ce raisonnement délirant et paranoïaque selon lequel la simple existence de l’autre et de son apport réduit le musulman ou l’« Arabe » à néant, le menace de mort : « Ce n’est pas la République qui lui [Fadela Amara] a donné sa liberté et sa dignité, ce sont les guerres d’émancipation des anciens colonisés que sont nos ancêtres », « Si c’est la République qui nous a émancipés, alors ça veut dire que tous ceux qui sont morts, sont morts pour rien ! Que leur combat n’avait aucune valeur. Et que la République peut continuer de nous soumettre. C’est insupportable ! ».

Du fait de ce délire, tout en affirmant que : « Le féminisme n’a pas été inventé par l’occident », ( l’abolition de l’esclavage non plus bien sur, bien sur …), Houria geint : « le féminisme idéal, on ne peut pas se me permettre, c’est un luxe de Blanches » … oubliant qu’elle vient de se l’interdire à elle-même en prétendant que les ruptures qu’il implique souvent et a impliqué dans les sociétés blanches, seraient forcément racistes quand elles concernent des sociétés non blanches. De l’art de devenir fou furieux en tournant en rond dans la prison dans laquelle l’on s’est enfermé soi même, en haïssant le monde entier parce que l’on croit que les autres vous y ont enfermé.

C’est sans aucun doute aussi parce qu’elle se trouvait « face à UN MUR D’ARROGANCE » que Houria, malheureuse victime du colonialisme français, a eu le loisir de faire « une maitrise de langue anglaise et de langue arabe, puis … un troisième cycle de marketing .. puis un DEA d’islamologie ».

L’adorable Houria prétend imposer ses conditions aux « Blancs », aux « sous chiens », qui n’ont même plus droit au nom de Français, alors qu’elle dit d’elle-même et des jeunes issus de pays arabes : « J’ai les papiers français, mais jamais je ne dis que je suis Française, ça ne me vient pas à l’esprit, je suis algérienne. Et ça, c’est différent des jeunes qui disent : « on est Français musulmans ». C’est-à-dire qu’il ne leur est possible de dire qu’ils sont Français que s’il y a musulmans à côté ». Qu’elle devrait être heureuse Houria, les petits enfants d’immigrés musulmans se sentent déjà possesseurs d’une France islamisée …

Quand Houria Bouteldja parle d’un homme algérien qui aime la France, c’est pour dire qu’il aurait « la haine de soi », cet homme … c’est pourtant son propre père : « Elles avaient aussi la haine de soi, comme avait mon père qui admirait infiniment la France », pourtant du même père elle rapporte « un jour mon père est rentré du travail furieux : un de ses collègues au chantier s’était vanté d’avoir couché avec une femme arabe. Il était fou ! S’il avait pu, il l’aurait massacré ce bonhomme ! Je m’en souviens parce que je n’avais jamais vu mon père dans cet état. » Bizarre comme admiration de la France : sans le moindre amour des Français … Houria rapporte cet épisode pour expliquer que pour la mise en scène par les « Ni putes ni soumises » de mariages mixtes (« femme arabe homme blanc ») avait un « implicite raciste » : « c’était comme si on était invité à nous dissoudre dans le blanc … faire disparaître « notre race » », après quoi elle reprend sa définition du « féminisme paradoxal » : « pour moi il n’y a pas de féminisme sans antiracisme » …

On peut en déduire que pour Houria Bouteldja, l’antiracisme c’est de préserver « la race » « Arabe » et d’imposer aux Blancs de se rendre « aux bases » posées par les « indigènes », autrement dit sous la suprématie des Arabes et Noirs. Autrement dit pour Bouteldja, le colonialisme « Arabe » et « noir » sur les « Blancs », c’est … de l’antiracisme ( !).

Les femmes arabes telles que les décrit Houria Bouteldja seraient elles moins racistes anti-blanc, moins anti-françaises, que les hommes ? Ne porteraient elles le voile que par une innocente ferveur religieuse ? Que nenni :

« [les] femmes françaises, nos mères ne veulent pas leur ressembler et elles nous ont élevées pour qu’on ne leur ressemble pas. » … « Porter le voile, c’est dire … on ne couchera pas avec les Blancs » « la signification du voile est là : le voile dit aux hommes Blancs « vous ne nous aurez pas » … « quand tu prends cela en considération, tu ne vois plus vraiment ce que Dieu vient faire dans cette histoire. Le « cheminement spirituel » me parait être une explication superficielle ».

Nous sommes bien d’accord : la religion, dès qu’elle entre dans le rapport de force temporel ( c’est-à-dire presque tout de suite pour l’islam en dehors des périodes où il est très faible et colonisé …) n’est jamais plus qu’un prétexte à la lutte pour le pouvoir entre factions ou entre peuples. Ici et maintenant en France, c’est, pour les gens qui suivent Bouteldja, la lutte des Arabes contre les Français, que j’appelle pour ma part les « vrais » Français français, ceux qui ont mis au minimum plusieurs générations au fil des « Eaux mêlées » (pour reprendre le titre du livre de Roger Ikor) à se franciser, et je leur conserve leur nom, leur identité, pour leur conserver leur existence.

Les gens comme Houria Bouteldja, je les appelle des colons, et à la différence des Romains d’antan, je ne vois pas quelle avancée ils nous apporteraient. Ces colons je leur dis : la « révolte contre l’oppression » qui nous appartient selon la Constitution et les droits naturels de tout peuple, la réaction anticolonialisation arabo-musulmane, nous n’avons aucune raison d’attendre pour la mettre en marche, la fin d’un éventuel « moratoire sur la lapidation » et autres statut de dhimmitude que les musulmans voudraient bien nous faire la grâce de nous octroyer, et … « ce sera toi ce seront tes enfants qui subiront ça … N’importe quel [colon arabo-musulman], le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas devra subir comme les autres ».

Elisseievna

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