Cette gauche qui, par son histoire, devrait soutenir Riposte Laïque, préfère l’Europe musulmane

Publié le 10 janvier 2011 - par
Traduire la page en :

Le journal en ligne Riposte Laïque prend de plus en plus d’importance. Il a donc de plus en plus d’opposants. L’importance lui vient du peuple de France. Les opposants lui viennent du monde intellectuel et politique, en particulier de tous ceux qui, à gauche, liquident les valeurs qu’ils sont censés défendre.

Là est le paradoxe : alors que la gauche intellectuelle et politique devrait être à nos côtés pour mieux défendre les valeurs de la République face à la montée de l’islam, la voilà qui brade les libertés de conscience et d’expression, la laïcité, l’égalité et la démocratie !

La liberté de conscience est devenue la liberté de croire : exit la liberté de ne pas croire !

La liberté d’expression a pour limite la susceptibilité musulmane : exit la liberté de critiquer l’islam !

La laïcité n’est plus la séparation du politique et du religieux, mais l’entrée du religieux dans le politique : «laïcité ouverte» oblige !

L’égalité intègre désormais la «discrimination positive», au grand dam de l’article 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui stipule que chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans ladite Déclaration, «sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation».

La démocratie n’est plus «le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple», mais «le pouvoir d’Allah, par l’imam, pour l’Oumma» !

Un tel dévoiement de sens n’est pas de l’ordre de la pensée mais de la malhonnêteté, et ceux qui s’y adonnent ne sont pas des héros du cosmopolitisme, mais des hérauts de l’islam ! Certes, ces fameux hérauts savent l’antinomie de l’islam avec la République, mais cette antinomie leur apparaît en tout point légitime, parce qu’une religion a toujours sa part de «noblesse», et que «noblesse oblige» ! Bref, ces hérauts sont, sans s’en rendre compte, des «royalistes de Dieu» !

Or, semblables «royalistes» ne sauraient souffrir qu’on puisse les qualifier de la sorte ! Aussi se cachent-ils sous le discours victimaire et la défense des différences : l’immigré musulman est devenu leur caution ! Ne soyons donc pas surpris s’ils soutiennent les musulmans dans leur identité culturelle, quitte à ce que cette dernière bouscule dangereusement la nôtre ! Et c’est là que le bât blesse, car ces «royalistes de Dieu» (qui, pour la plupart, ne croient en aucun Dieu !) font du Dieu des musulmans la mainmise d’une culture sur une autre au nom même de l’équivalence culturelle. Le contresens ne saurait être plus grand !

Voilà pourquoi nous marchons tragiquement vers la fin des Lumières, c’est-à-dire vers une Europe musulmane. Car enfin, que serait une Europe musulmane sinon le triomphe du droit musulman sur le sol européen ? Nos intellectuels et hommes politiques – qui se piquent d’être des réformateurs – ignorent-ils que tous les réformateurs musulmans ont dénoncé l’islam dans ce qu’il a d’inacceptable ? Ont-ils seulement compris que le problème de l’islam est devenu le problème majeur du monde occidental ? Faut-il leur rappeler – pour ne prendre qu’un exemple – qu’en Occident la femme est l’égale de l’homme, et qu’en Islam elle lui est subordonnée parce que Dieu en a décidé ainsi ?

Dans cet authentique choc des valeurs, la République a tout à perdre. Quant à nos intellectuels et hommes politiques islamisants, ils ont déjà tout perdu, et d’abord le simple bon sens : à vouloir accueillir toujours plus d’islam en Europe, ils finissent par ne plus concevoir d’Europe sans islam !

Maurice Vidal

Print Friendly, PDF & Email

Riposte Laïque vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 7 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires injurieux ou diffamants envers les auteurs d'articles ou les autres commentateurs.
  • La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de langage ordurier ou scatologique, y compris dans les pseudos
  • Pas de commentaires en majuscules uniquement.
  • Il est rappelé que le contenu d'un commentaire peut engager la responsabilité civile ou pénale de son auteur

Les commentaires sont fermés.

Lire Aussi