Condamner Geert Wilders, c’est condamner la démocratie

Publié le 2 juin 2009 - par

Le député néerlandais Geert Wilders, auteur de Fitna – court métrage qui dénonce le lien entre les violences perpétrées par les islamistes et telle ou telle sourate du Coran – sera finalement poursuivi en justice, la cour d’appel d’Amsterdam ayant considéré que ce film de 16 minutes était une incitation à la haine et à la discrimination envers les musulmans.

«Il y aura donc un procès politique – commente Geert Wilders. Je suis poursuivi pour avoir dit ce que des millions de Néerlandais pensent de l’islam».

Qui a raison : la cour d’appel d’Amsterdam, ou Geert Wilders ?

Si l’on a le souci pusillanime de la paix sociale, c’est sans nul doute la cour d’appel d’Amsterdam ! Après tout, qui est ce Geert Wilders ? Que peut-il représenter face à une communauté qui se déclare universelle et qui a vocation à devenir majoritaire en Europe ? Le monde change : il serait stupide de le nier. L’intelligence doit aller de l’avant et se faire inventive : l’islam est là et bien là, et nous devons le respecter en tant que tel, en lui faisant le plus de place possible, car les religions sont respectables.

Qu’enseignent, en effet, les religions ? La sagesse divine ! En critiquant la religion islamique, Geert Wilders a donc commis un crime de lèse-divinité. De ce fait, la sanction s’impose ! Plus encore, elle doit être double, car la critique de la religion musulmane est une atteinte aux lois de tolérance dont la Hollande s’enorgueillit… à ce détail près qu’en Hollande, on tolère tout, sauf la vérité !

Et que dit la vérité ?

Que l’islam n’est pas qu’une religion : c’est aussi une politique expansionniste qui ne veut qu’elle-même, et qui ne tolère aucune dérogation à ses propres discours, car ce sont ceux d’Allah. Le programme politique de tous les musulmans du monde, c’est le Coran. Or, il suffit que le Coran justifie le recours à la violence pour qu’il devienne, ipso facto, politiquement dangereux.

Voilà ce que dénonce Geert Wilders, et voilà ce qui lui vaut d’être traduit devant l’autorité judiciaire de son pays !

Je croyais que la Hollande était un pays démocratique. Je croyais que la démocratie permettait l’analyse et le débat. Je croyais qu’une démocratie savait reconnaître immédiatement la dimension totalitaire d’une doctrine. Je croyais surtout que nos démocraties avaient compris qu’en soutenant Geert Wilders dans un contexte d’islamisation croissante, elles se soutenaient elles-mêmes.

Mais je me suis trompé, et c’est cela qui est grave, car c’est Geert Wilders qui a raison !

Tandis que nos démocraties semblent tout faire pour ignorer la menace qui se dessine sur leur propre sol, Geert Wilders a le courage de montrer ce qu’elle est. Et qu’est-elle sinon le monde des foulards islamiques, des enseignes écrites en langue arabe, des banlieues communautarisées et des mosquées gangrénées par des prêches anti-occidentaux ? Cet autre monde n’est donc pas neutre : rue après rue, quartier après quartier, ville après ville, il jette les bases d’une appropriation territoriale doublée d’une mainmise culturelle qui touche l’Europe entière. Comme le déclare Geert Wilders dans son Discours de New York du 25 septembre 2008 : «Paris est maintenant encerclé par des quartiers musulmans. Mohammed est le nom le plus populaire chez les garçons dans de nombreuses villes. Dans certaines écoles primaires d’Amsterdam, la ferme ne peut plus être mentionnée parce que cela signifierait aussi de mentionner le porc, ce qui serait une insulte pour les musulmans. Beaucoup d’écoles en Belgique et au Danemark ne servent plus que de la nourriture halal à tous les élèves. À Amsterdam, une ville autrefois tolérante, les gays sont agressés presque exclusivement par des musulmans. Les non-musulmanes entendent régulièrement «putes, putes» ! (…) En Angleterre, des tribunaux de la charia font maintenant officiellement partie du système juridique britannique». Et à n’en pas douter, la cour d’Appel d’Amsterdam leur a emboîté le pas ! Non contente de ne pas appuyer la lucidité de Geert Wilders, elle entend le condamner pour se donner bonne conscience, à moins que ce ne soit pour échapper à une fatwa de mort, à l’instar de celle qui frappe le député néerlandais en personne depuis novembre 2004.

Mais quelle est donc cette manie musulmane de vouloir donner la mort en guise de réponse à un désaccord ? Appeler au meurtre dans une démocratie occidentale, est-ce légitime ? Est-ce seulement légal ? Qu’attend le Tribunal d’Amsterdam pour être d’Amsterdam, et non de Kaboul ou de Téhéran ? Si, en Europe, un cinéaste musulman avait réalisé un court métrage identique à Fitna, dans lequel auraient été déchirées des pages bibliques ou talmudiques jugées inacceptables, quelle instance officielle aurait décidé de traîner l’auteur en justice ? N’aurions-nous pas invoqué, au contraire, son droit à la libre expression ? Ne l’aurions-nous pas félicité pour son audace ? Ne citerions-nous pas son film comme un exemple de démocratie active ?

En réalité, la peur que nous inspire le radicalisme musulman est si forte que nous préférons scier la branche sur laquelle nous sommes assis plutôt que de faire face. Et pourtant, il nous faudra faire face, et ce, bien avant que la branche ne cède !

Maurice Vidal

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