Conférence de Paul Landau, auteur de « Pour Allah jusqu’à la mort »

Publié le 29 juin 2009 - par - 228 vues
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Le 16 juin 2009, le président de l’Association France Israël Gilles William Goldnadel recevait à Paris Paul Landau, écrivain et chercheur, spécialiste des mouvements islamistes, dans le cadre d’une conférence – débat organisée sur le thème :  » L’islamisation de l’Europe : conversions, subversion et soumission. »

Paul Landau, né aux Etats-Unis, a grandi en France et vit aujourd’hui en Israël. A la suite des attentats du 11 septembre 2001, il a publié en 2005  » Le Sabre et le Coran  » (Editions du Rocher) dans lequel il étudiait l’histoire et la stratégie d’implantation en Europe de l’organisation des Frères musulmans fondée en Egypte en 1928.

Le 16.06.09, il est venu nous parler de son second ouvrage intitulé  » Pour Allah jusqu’à la mort « , paru en 2008 aux Editions du Rocher. Ouvrage dans lequel il s’interroge sur les parcours de jeunes occidentaux nés dans des familles catholiques, protestantes, parfois juives, originaires de France, d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique, des Etats-Unis, d’Australie et menant le plus souvent jusqu’alors une vie ordinaire mais qui, une fois convertis à l’islam, sont devenus ensuite les partisans d’un islam meurtrier.

Paul Landau a donc expliqué, au cours de la conférence-débat du 16.06.09, dans un premier temps comment cette islamisation s’effectue chez des femmes et des hommes élevés dans la société occidentale, puis dans un second temps la soumission d’une grande partie des élites européennes face à cette islamisation.

Avant même de développer mon propos, je me permets d’ouvrir une parenthèse : je tiens en effet à préciser que, le 16.06.2009, Paul Landau fera référence à deux reprises au journal en ligne Riposte Laïque, en des termes pour le moins élogieux, déclarant dans un premier temps qu’  » il est un lecteur fidèle de ce journal « , puis notant à l’occasion des questions posées par son auditoire qu’  » on voit des pôles de résistance se développer face à cette islamisation comme par exemple Riposte Laïque « . D’emblée, toute l’équipe de Riposte Laïque l’en remercie vivement.

Comment passe-t-on de la phase de conversion à l’islam à celle de l’adoption d’un islam radical ?

Paul Landau citera deux exemples illustratifs de personnes converties à l’islam, devenues ensuite adeptes d’un islam radical : ceux de Muriel Degauque et d’Adam Gadahn.

1. Muriel Degauque :

Le 9 novembre 2005, Muriel Degauque, jeune femme belge, après s’être faite explosée à proximité d’une patrouille américaine, à Bakuba, ville située à 60 kilomètres environ au nord de Bagdad.
Fin novembre 2005, l’opinion publique belge apprend, stupéfaite, qu’une jeune femme belge est devenue la première femme kamikaze européenne. Qui était Muriel Degauque ?

Muriel Degauque était née en 1967 à Charleroi, dans un milieu de condition modeste et de religion catholique. Les études ne l’intéressent pas vraiment et dès la fin de la troisième, elle entre en apprentissage puis devient vendeuse dans une boulangerie.

Après avoir sombré dans la drogue, Muriel Degauque fait connaissance avec l’islam à l’occasion de son premier mariage avec un Turc. C’est à partir de son second mariage avec l’algérien Fateh Bouanina que la jeune femme devient une musulmane très pratiquante. Elle glissera petit à petit vers une conception radicale de l’islam au contact de son troisième mari Issam Goris, d’origine marocaine. Adoration d’un islam radical qui trouvera une issue fatale pour la jeune femme mais également pour Issam Goris, abattu par des soldats américains avant d’être parvenu à activer sa ceinture d’explosifs.

2. Adam Gadahn :

Dans  » pour Allah jusqu’à la mort « , Paul Landau écrit :

« Adam Gadahn est né le 1er septembre 1978 dans l’Etat d’Oregon. Ses parents, Phil et Jennifer, sont des hippies américains typiques, qui ont quitté la vie urbaine du comté d’orange pour s’installer dans une ferme isolée. Le grand-père paternel d’Adam, Carl Pearlman, médecin juif réputé, faisait partie du comité directeur de la Ligue anti-diffamation et était aussi un mécène. Sa femme Agnès, d’origine protestante, était enseignante. ….. Au milieu des années 1970, Phil et sa femme changent leur nom en Gadahn, en référence au personnage biblique de Gédéon. Adam, leur premier enfant, naît en 1978. Ses parents lui donnent en deuxième prénom celui de Yahiye, prénom arabe qui désigne Jean-Baptiste, considéré comme un prophète dans la religion musulmane. Alors qu’Adam est encore enfant, ses parents déménagent dans le comté de Riverside, pour s’installer dans une ferme isolée, à proximité du hameau de Winchester. (…) ……..

Adam est décrit par ses proches comme un enfant timide, aimant la lecture et intellectuellement brillant.  » (Pages 45/46)

Lors de la conférence du 16.06.09, Paul Landau en tire la conclusion suivante : contrairement à une idée reçue, les convertis à l’islam radical ne sont pas toujours des paumés en mal d’idéal. Par leur attitude jusqu’au-boutiste, ils témoignent aussi de l’engouement pour l’islam en Occident.

Il n’existe donc pas de profil psychologique type, l’histoire et le parcours personnels de Muriel Degauque et Adam Gadahn étant très différents l’un de l’autre. Même si la dérive vers la drogue ou la seule tentation de basculer dans la drogue sont un point commun à plusieurs parcours personnels de ceux qui ont basculé dans l’antre de l’islam radical. Je pense ici particulièrement à l’histoire du jeune français Lionel Dumont né en 1970 dans le Nord, issu d’une famille nombreuse ouvrière et catholique et qui, lors de son procès dans l’affaire du Gang de Roubaix, affirmera que  » l’islam lui a évité la drogue et toutes ses conneries et donné un sens à sa vie « .

Revenons quelques instants au dossier d’Adam Gadahn qui a découvert la religion musulmane sur le Net. Très rapidement, il prendra le surnom d’  » Azzam l’Américain  » et apparaîtra sous un visage masqué dans une vidéo où il annonçait de nouveaux attentats aux Etats-Unis.
Paul Landau rapporte alors en conférence cette terrible phrase prononcée par Adam Gadahn :  » Ma grand-mère voulait que je devienne sioniste comme mon grand-père mais moi, grâce à Dieu, je suis devenu musulman. »

Adam Gadahn est devenu depuis le porte-parole d’Al-Qaida ainsi que le conseiller en communication d’Oussama Ben Laden. A ce titre, il prononce donc les discours d’Al-Qaida et les réécrit pour les adapter à l’oreille occidentale en y introduisant notamment mais pas exclusivement des références à la Guerre du Vietnam ou au Protocole de Kyoto. Ce qui soulève la question de la propagande dans la mouvance islamiste, point sur lequel je reviendrai un peu plus loin dans le présent article.

Dans l’immédiat, mon interrogation du moment est la suivante : comment comprendre que l’on renie son histoire personnelle, sa famille, ses références culturelles, sa mémoire et d’une manière générale tout ce qui structure votre identité ? Comment comprendre également, comme l’annonçait Paul Landau le 16.06.09, qu’il y ait eu une très forte augmentation du nombre de conversions à l’islam suite aux attentats du 11.09.01 ?

Comment comprendre ces phénomènes ?

J’avoue, à titre personnel, ne pas avoir de réponse à cette question. Seulement des interrogations que voici :

a) L’augmentation remarquée du nombre de conversions à l’islam depuis le 11.09.01 témoignerait-elle d’une crise si profonde de l’Occident que nous refuserions encore aujourd’hui de l’affronter pour la comprendre et y remédier ?

b) Les jeunesses d’Europe souffriraient-elles de ce que j’appelle  » une perte d’identité européenne « , ne connaissant plus ni leurs racines ni l’histoire de leur mémoire collective. Une perte d’identité telle qu’elle les conduirait à se jeter d’abord dans les bras de l’islam puis dans ceux d’un islam meurtrier ?

Comment prévenir ces dérives vers un islam radical ?

En ce qui concerne la France, je crois que les autorités de l’Education nationale française doivent impérativement s’emparer du fléau de la montée observée de l’islam radical et cesser de se voiler la face en se limitant à rédiger des rapports sans doute instructifs mais qui, en n’étant pas forcément suivis de sanctions à l’encontre de ceux qui ne respectent pas les principes et valeurs de l’école laïque, laissent la plupart du temps des enseignants et des équipes pédagogiques finalement seules et plongées dans un désarroi qui ne dit plus son nom.
Sur ce point, Paul Landau fait référence au Rapport présenté par Jean-Pierre Obin au Ministère de l’Education nationale en juin 2004, élaboré sur la base du témoignage d’enseignants et d’inspecteurs de l’Education nationale notamment :  » Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires « . Paul Landau met en avant certaines des grandes lignes de ce rapport :

– le sujet de l’antisémitisme en milieu scolaire.

– Les conversions à l’islam. Ce rapport expliquait notamment que ce que les enseignants appelaient  » les barbus « , les élèves les appelaient  » les grands frères « .

– Le sujet des mosquées, démontrant que peu d’enseignants savaient, du moins en 2004, que les mosquées sont un lieu d’enseignement.

Paul Landau pointe alors du doigt le fait que l’école française est devenue un milieu de prosélytisme musulman et de conversion à l’islam, concluant :  » Quand on voit ce qui se passe à l’école, on comprend ce qui se passe dans la société européenne. »

Hélas, l’actualité nous apprenait la même semaine à Riposte Laïque que l’une de nos collègues venait d’être agressée dans le cadre de son activité professionnelle d’enseignante et ce sur la base de ses opinions exprimées dans l’ouvrage  » Les dessous du voile « .

C’est inacceptable. C’est pourtant là un exemple parmi d’autres de la démission de nos autorités devant le prosélytisme affiché par certains élèves dont parle Paul Landau.

Une société qui ne protège plus ses enfants contre les agressions (violences en milieu scolaire d’élèves contre d’autres élèves) et/ou obscurantismes, une société qui ne protège plus ses enseignants contre les agressions verbales et/ou physiques ou du moins n’essaie même plus de les prévenir est une société qui se prépare un avenir douloureux.

Cette parenthèse refermée, revenons sur la question précise des enseignements dispensés dans nos établissements scolaires.
Paul Landau illustre son propos en expliquant que dans chaque matière, certains élèves sont amenés çà contester les programmes et, à ce titre, il cite judicieusement les exemples suivants :

– En Education physique et sportive, tel élève refuse de se baigner dans une piscine parce qu’il ne peut pas se baigner dans l’eau des filles ou parce que cette eau est qualifiée d’  » impure « .

– En Philosophie, certains élèves renient la philosophie de Jean-Jacques Rousseau.

– En Histoire, certains élèves refusent d’étudier la construction des cathédrales. Et ne parlons pas de l’enseignement de la Shoah dont plus personne n’ignore les réactions de défiance qu’il provoque chez certains élèves !

Que remettent, en vérité, en question, les élèves qui rejettent l’enseignement des disciplines et/ou chapitres précités de Paul Landau ? Ces élèves défendent ce que j’appelle  » le négationnisme de l’Esprit des Lumières « .

Contrairement aux apparences, les exemples cités de Paul Landau ne sont pas anodins. Pourquoi ?
Si l’on prend l’exemple de l’Histoire de France, que nous dit la propagande répandue par les fondamentalistes musulmans sur les moyens de communication de notre époque moderne ?

Ses discours sont transcendés par le rejet pour ne pas dire la négation intégrale de la Philosophie des Lumières et de la Révolution française. Que signifie cette posture ? Elle signifie ni plus ni moins que cette propagande veut anéantir les valeurs progressistes de la France mais aussi celles de  » la vieille Europe « , celle qui est le fruit d’une histoire longue de plusieurs siècles, faite de périodes d’ombres et de lumière, de déchirements et de réconciliations certes mais d’une histoire qui a permis aux citoyens de ce continent, au final, de se retrouver dans l’appartenance commune d’une identité européenne. Et ce quels que soient les débats actuels menés autour de la difficile construction politique de l’Europe qui ne remet, de mon point de vue, en tout cas nullement en cause l’existence même de l’identité européenne.

Pour illustrer la propagande mise en place par de nombreux leaders musulmans, Paul Landau a lu à son auditoire un exemple on ne peut plus édifiant d’un discours prononcé par le cheikh Youssouf Qaradawi, né en Egypte, vivant actuellement au Qatar et animant une émission de télévision diffusée dans le monde entier sur Al-Jazeera  » La Vie et la Charia  » :  » Nous avons conquis Constantinople. Il nous reste à conquérir Rome. »

Chacun l’aura compris : Youssouf Qaradawi nous avertit clairement que l’Europe souffre, selon lui, de sa culture matérialiste. En d’autres termes, l’Europe serait en perdition et, dans ce contexte précis, devenir musulman serait donc la seule alternative désormais offerte aux européens ainsi considérés  » en perdition « .

Ne mésestimons nullement cette propagande car, comme l’a souligné Paul Landau le 16.06.09, les convertis à l’islam jouent un rôle essentiel en devenant à leur tour les meilleurs convertisseurs et propagandistes de l’islam.

D’où le rôle de contre-pouvoir puissant que devrait jouer l’Education nationale française face à la montée de cette islamisation des esprits. En effet, si certaines orientations sans appel ne sont pas prises pour stopper ce qui se passe dans nos établissements scolaires, laissant de fait le champ libre à des groupuscules islamistes venus de l’étranger qui, à terme, après avoir déversé leur propagande auprès de nos jeunes des cités, s’inviteront de plus en plus dans notre institution scolaire, alors l’esprit de l’école laïque rendra tôt ou tard son dernier souffle. Ce qu’aucun républicain et démocrate digne de ce nom ne peut ne serait-ce qu’envisager. Cessons donc désormais à l’avenir de maintenir dans nos établissements scolaires des élèves, de plus en plus jeunes, qui font preuve de prosélytisme et/ou deviennent violents. Il appartiendra à ces élèves ensuite de suivre un enseignement à distance.

Enfin, je ne peux pas parler de l’école sans parler de la question du voile.

L’histoire de Murielle Degauque rapportée par Paul Landau est, à ce titre, tragiquement emblématique :

 » On a commencé à la voir porter des foulards, au début de petits foulards (…). La transformation de Muriel est constatée par tous ceux qui la rencontrent au retour de chacun de ses voyages au Maroc. Le foulard discret est d’abord remplacé par un tchador, voile noir intégral, à l’iranienne, puis par la burqa grillagée, celles qu’arborent les femmes afghanes. » (« Pour Allah jusqu’à la mort », Paul Landau, pages 16 et 17).

La question du port du voile a été soulevée par une personne de l’auditoire, dans la dernière phase de la conférence de Paul Landau. Mais faute de temps et devant le nombre important de questions posées, Paul Landau, après avoir souligné le caractère par ailleurs majeur de ce débat, n’a néanmoins pas eu véritablement l’occasion de l’approfondir, s’attardant davantage sur le Président Obama.

Pourquoi ce débat est-il effectivement majeur ? J’ai l’intime conviction que si nous laissons les leaders d’un islam radical imposer le port du voile puis, à terme, celui de la burqa, dans la société française et en Europe, alors nous remettrons en cause toutes nos valeurs humanistes et progressistes en cause. Par ailleurs, les musulmans qui défendent la laïcité de France mais n’osent pas toujours le clamer haut et fort par peur des représailles le savent néanmoins parfaitement bien.

En effet, cacher le visage d’une femme, de manière succincte ou intégrale, c’est toujours nier à une femme la reconnaissance de son identité d’une part. Comment établir une pièce d’identité, un passeport dans ces conditions ? Comment marier un couple dont la femme ne montrerait pas son visage ? Enfin, l’acte qui consiste à recouvrir un être humain dans son intégralité procède, à mon sens, d’une démarche idéologique de deshumanisation.

C’est d’autre part absoudre le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. Cacher le corps d’une femme laisse en effet toujours entendre que ce corps serait interdit aux regards extérieurs.
Dans nos sociétés occidentales, personne n’a le droit d’accepter une seule de ces dérives.

Devant la multiplication des femmes voilées de la tête aux pieds dans notre espace public français, le député communiste André Gérin a réclamé un débat national, rejoint en ce sens par plus de cinquante députés.

Ce matin, j’entendais Fadela Amara comparer la burqa à  » un cercueil ambulant « . Elle a raison.

J’ai également entendu Philippe Esnol, Maire de Conflans-Sainte-Honorine, soutenir l’idée de l’ouverture d’une commission sur la question de la burqa. Philippe Esnol qui, du reste, n’a pas attendu le débat sur la burqa pour s’engager publiquement sur le thème de la défense des valeurs laïques. Et c’est tout à son honneur à une époque où, depuis quelques jours, j’entends des discours tout aussi farfelus qu’irresponsables venant des rangs de gauche sur la question du port de la burqa !

Qu’adviendra-t-il, au final, du débat sur le port de la burqa ?

Qui aura le courage, en dehors de Jacques Myard, par exemple, de prononcer les mots qui fâchent en République française ? Qui aura le courage de dire non pas que le port de la burqa  » n’est pas un problème religieux  » mais que le port de la burqa n’est ni plus ni moins que l’expression à visage découvert du fondamentalisme musulman qui s’installe sur notre sol ? J’attends de voir et d’entendre.

Le 16.06.09, Paul Landau a conclu sa conférence de manière optimiste :

« Rien ne nous permet de dire que l’Europe va devenir musulmane. Tout dépend de nous et de vous. »

Tout en respectant l’optimisme de Paul Landau, je réponds toutefois à son optimisme par davantage de pessimisme. Je pense que tout dépend de la volonté qu’aura d’abord la classe politique française à mener ce combat. Tout dépend également de la volonté qu’auront les élus européens de mener ce combat car la montée d’un islam radical engage aussi l’avenir de l’Europe.

Nous devons en particulier demeurer vigilants sur le chapitre de la finance islamique,  » autre exemple de l’introduction de la charia en Europe  » selon Paul Landau. Notamment ne pas céder aux sirènes enjôleuses de ceux qui nous laisseraient croire que la finance islamique serait la réponse à la crise économique sans jamais nous dire que céder à un tel chantage équivaudrait aussi et surtout à nous condamner à perdre notre âme.

Alors oui, face à ces dangers, il existe certes des pôles de résistance en France et ils doivent non seulement exister mais surtout se développer en bien plus grand nombre qu’ils n’existent actuellement. Mais ils ne suffiront pas à eux seuls, du moins me semble-t-il, à mener efficacement ce combat s’ils ne sont pas accompagnés par une réelle volonté politique de le mener avec eux . A moins que nous assistions à une prise de conscience massive des opinions publiques.

Prenons l’exemple des résultats obtenus par Geert Wilders aux Pays-Bas lors des dernières élections européennes. Que s’est-il passé ? A force d’entendre leur classe politique tout accepter au nom de  » la tolérance  » et/ou de  » liberté de chacun  » (exps : construction de la plus grande mosquée d’Europe située à Rotterdam, le port de la burqa, accepter la séparation des hommes et des femmes dans le public d’une salle de représentation de théâtre …), les électeurs hollandais lui ont répondu : Stop ! La liberté individuelle ne consiste pas à faire tout ce que l’on veut. Non, la liberté obéit aussi à des règles qui s’imposent à chacun de nous.

C’est un débat qui dépasse les clivages politiques traditionnels et toute la classe politique française autant que les élites européennes doivent se mobiliser autour de cet enjeu majeur : la Laïcité contre l’Obscurantisme.

Bonapartine

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