Contre l’islamo-fascisme, faudra-t-il imposer la démocratie par la force ?

Publié le 25 octobre 2010 - par
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Vous avez dit démocratie ? Aucun homme politique n’est capable de faire une phrase sans y caser le mot « démocratie», censé définir notre système idéal, qu’il faut défendre bec et ongles contre le « fascisme » (d’extrême droite, évidemment).

Or tous les jours, on s’aperçoit que la démocratie est incapable de s’imposer en tant que telle, face aux fascismes de tous bords, qu’au nom d’un idéal de liberté et d’humanisme, elle protège et défend très paradoxalement. Ainsi, d’une démocratie hypothétique, nous glissons chaque jour un peu plus un peu plus vers une sorte d’anarchie absurde.

Ce n’est plus le gouvernement élu qui gouverne mais la rue qui impose sa loi. La violence, faute de répression, s’installe ; les prières musulmanes illégales, faute de répression, sont un fait accompli.

Incapable d’envoyer le moindre signe d’autorité, notre système démocratie ouvre grand la porte à tous les débordements contraires à la démocratie. La moindre réforme met le pays à feu et à sang, confirmant que ce pays est ingouvernable. Nos citoyens, encouragés par le laxisme des autorités, ne respectent plus le suffrage universel, pourtant pilier de la démocratie. Ainsi, on le voit pour la réforme des retraites, ils n’hésitent à s’opposer par la force à un programme politique appliqué par un gouvernement élu démocratiquement pour le mener. Le respect de nos institutions voudrait que les mécontents attendent les prochaines élections pour élire éventuellement un autre parti dont le programme est de revenir sur cette réforme. Ils usent du droit de grève contre un programme politique alors qu’il devrait être réservé à des revendications corporatistes.

Je dinais l’autre soir avec des Russes. Ils nous considèrent comme des enfants gâtés et irresponsables.

Faudrait-il imposer la démocratie par la force ? Cela semble hélas la seule voie salvatrice, sinon la démocratie périra de sa faiblesse et laissera place inéluctablement à une dictature, la vraie, pas celle de Le Pen, mais plus probablement à celle de l’islamofascisme, déjà suffisamment implanté pour triompher.

Sylvia Bengala

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