Cortex ou le retour de l’ “Austrolopithecus Afenrensis”

Publié le 17 janvier 2011 - par - 220 vues

On avait gardé le doux souvenir de « Lucy »…Peut-être parce que c’était une femme, pas encore « Femme » cependant…
Peut-être que parce qu’Yves Coppens avait su si bien nous la rendre présente….
Peut-être aussi par la grâce des « Beatles »…
Toujours est-il qu’on gardait en nous la vraie émotion de sa disparition lointaine…

Et voilà que, surgissant avec brutalité d’une obscure banlieue citadine, un vrai spécimen de l’espèce, en chair et en os, semble-t-il, nous renvoie, grandeur nature et en trois dimensions, l’image réelle de ce qu’ont pu être les compagnons de Lucy…
Jugez-en par ces vidéos surréalistes (mais ne procédant d’aucun trucage), sans doute réalisées par un paléoanthropologue qui désire garder l’anonymat (ou l’exclusivité….) :

http://www.dailymotion.com/video/xfn26s_cortex-clash-pierre-perret-femme-grillage_news

http://www.dailymotion.com/video/xgl661_cortex-clash-les-fachos-tasin-cassen-fabrice-robert_news

Non, non… Vous n’êtes l’objet d’aucune manipulation ni les témoins d’aucun miracle de la science moderne…mais tout simplement les spectateurs et auditeurs de ce qui est le comportement et l’expression publique d’un réchappé d’une fort lointaine hibernation, rappelé au réel d’aujourd’hui après une campagne de fouilles intenses et un programme de « mise à niveau » intitulé « vers le XXIème siècle », dont il n’est pas certain qu’il ait vraiment abouti…

Un examen clinique du document nous permet, en effet, d’y reconnaître toutes les caractéristiques des représentants de ce palier de l’évolution, arrêtée à un stade plus que primitif.

La gestuelle, d’abord, avec le balancement alternatif du corps d’une jambe sur l’autre rappelant étrangement la course éperdue de celui qui, à travers une savane arborée, courait derrière une proie pour la dévorer ou s’enfuyait devant un danger pressant, la bipédie, d’ailleurs, assurant au sujet un regard qui dépassait les arbustes…mais dont on voit qu’il a du mal à s’élever jusqu’aux hauteurs de l’intelligence… tandis que la projection tous azimuts des membres antérieurs et des doigts de la main, si elle semble incohérente, évoque parfaitement la nécessité de s’accrocher aux branches des arbres en une époque où l’individu hésite encore à faire le choix de son implantation terrienne.

L’expression orale, ensuite, où se succèdent borborygmes gutturaux et éructations caverneuses, comme si le moment n’était pas encore venu du langage vraiment articulé ( ne parlons pas ici de l’élaboration de mots et structures porteurs de sens), les regards jetés, en permanence, tout autour de lui semblant démontrer que le sujet est à la recherche de « stimuli » susceptibles de le conduire à une meilleure articulation du langage, l’accès à l’abstraction lui étant interdit.

Les paléoanthropologues à l’origine de cette découverte n’ont pas manqué, sans doute, de procéder à l’analyse du crâne et de son contenu, puisqu’ils semblent y avoir trouvé la présence majeure d’une « écorce », d’une « enveloppe » – n’ont-ils donné au sujet un nom traduisant en latin ces mots français ? Ah, cette propension de la science occidentale à manifester, par le vocabulaire, sa supériorité sur toutes les autres sciences…-, sans toutefois nous préciser si cette écorce enveloppait un quelconque organe ou développait par elle-même une quelconque fonction humaine…

C’est vrai, on ne peut affirmer totalement que le document nous renseigne sur les mœurs et le mode de vie et d’organisation collective du spécimen étudié…même si l’on peut deviner, entre deux grossièretés assourdissantes et trois glapissements suraigus, qu’il y aurait en lui survivance de cette caractéristique sociale de « l’Australopithécus afarensis » à savoir que, dans le groupe, chaque mâle est dominant sur un troupeau de femelles procréatrices… Pauvre « Lucy » d’hier…Pauvres « lucies » d’aujourd’hui…

Certes, à voir cette vidéo, on peut ressentir un malaise…et j’avoue avoir été, un moment, troublé… Mais mes yeux se sont portés sur l’article que Wikipédia consacre à ce représentant ancien de ce qui a pu être un stade de l’évolution « humaine » et j’y ai lu qu’ « Australopithecus afarensis » s’était éteint il y a trois millions d’années, qu’il n’avait pas laissé de descendance avérée et que de sa lignée « Homo sapiens sapiens » n’avait pas découlé…

Faut-il dire ici que j’ai poussé un soupir de soulagement ?

Empédoclatès

« du bon usage de la raison »

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