Critique de l’islam : les incroyables limites à la liberté d’expression que s’impose Siné !

Publié le 23 août 2010 - par - 2 290 vues

Siné pour ou contre les Barbus ?

Quelle surprise ! Siné émet une plainte contre les signes de l’islamisation de son quartier !

http://lazone.sinehebdo.eu/zone-16.html

Jusqu’à présent, sur ce sujet “sensible” et pourtant tonitruant, c’était silence radio.
Nous remarquerons toutefois quelques bémols dans cette ruade rédactionnelle :

Son style précautionneux (jusque dans le visuel : une minuscule et inoffensive illustration). Chose surprenante venant d’un rédacteur et dessinateur qui n’est pas réputé donner dans la dentelle. Notamment quand il s’agit de fustiger le domaine religieux.

Siné oserait-il commettre un dessin pareil en remplaçant le pape par un dignitaire musulman, comme Moussauoi ou Boubakeur ? A comparer avec le dessin inoffensif qui illustre sa page…

A lire ce texte, Siné subit manifestement l’islamisation et en souffre. Comme il n’a sans doute jamais souffert du christianisme qui lui laissait, dès son enfance, la liberté de le critiquer et de s’en moquer.
“Dans mon enfance, je croassais dès que je rencontrais une bonne-sœur ou un curé”.

Le propos de Siné commence à dérailler lorsqu’il engage le bémol sur sa critique, comme un regret : “Aujourd’hui, à cause de mecs comme Le Pen, Hortefeux, Besson et autres du même acabit, on ne peut plus, hélas, manifester la même irritation, pourtant légitime, envers les nouveaux ostensibles”.

A lire cette phrase, on pourrait croire que les sus-dits gouvernementaux ont interdit toute critique des islamistes-ostentatoires sous peine d’emprisonnement immédiat. Or c’est tout le contraire.

Nous en déduisons logiquement que l’important pour Siné, ce n’est pas d’exprimer ce qu’il pense, mais de ne pas l’exprimer quand son avis est partagé par des individus qu’il exècre politiquement.

Pour Siné, la liberté d’expression et la réalité des faits doivent céder quand elles contrarient son positionnement politique… A quelle misère intellectuelle sommes-nous descendus ! Pour tout esprit critique digne de ce nom, il va sans dire que la liberté d’expression et la réalité des faits priment sur toute espèce de considération politique.

Ceci dit, il me semble que sous le silence, la modération critique et l’alibi politique de Siné, se cache pire encore : la soumission du dhimmi. Ceci se confirme dans la conclusion de son article, qui donne implicitement raison aux islamistes.

L’anecdote prétexte à cet aplat-ventrisme de conclusion (qui fait un tiers de son texte) est la suivante : à peine Siné avait-il fini d’écrire sa plainte contre les voilées et barbus de son quartier, le mode de vie astreignant que son islamisation lui imposent, qu’il fut pris d’un énorme éternuement au point qu’il dut être transporté d’urgence à l’hôpital pour une hémorragie nasale massive.

Chose incroyable : cet incident, qu’il aurait normalement dû taire (les journalistes font-il état dans leurs articles de leurs fluctuations intestinales, urinaires ou sanguines ?), non seulement Siné le rend public mais il lui donne un sens mystique où se perçoit un mea-culpa. Celui-ci ne s’adresse pas à ceux qui partagent sa plainte, évidemment. Il s’adresse à ceux qu’il vient de critiquer, auxquels il donne ainsi victoire et raison en leur montrant que Dieu l’a puni.

Cette petite anecdote est révélatrice d’un phénomène plus large : les soixante-huitards aiment à jouer les fiers à bras lorsqu’ils ont affaire à des gens inoffensifs, éduqués et pacifistes. (1)

Dès qu’ils ont affaire à des individus non-éduqués, archaïques et violents, vous remarquerez que les soixante-huitards espèrent les amadouer en adoptant le profil bas et en désignant un bouc émissaire. Après avoir reçu un coup sur la joue droite, ils tendent la joue gauche et comme la violence se déchaîne plus encore, ils baissent carrément le pantalon (ce masochisme est toutefois assigné à la charge du peuple, désigné comme exutoire à la violence au motif d’un hypothétique « racisme »).

Il est ironique (mais non moins logique) que ce soit au sein de cette « élite » politique et médiatique soixante-huitarde, boute-curés ostentatoires, que se produise ce retour du refoulé chrétien. Cette « élite » voit d’autant plus la globalisation du monde à l’image de la chrétienté qu’elle s’en croit affranchie. Un monde de « gentils » (terme par lequel on désignait les Chrétiens du temps de l’Antiquité). Elle croit (ou fait semblant de croire, pour les plus pervers d’entre-elle) que la faiblesse et la vulnérabilité sont positivées et respectées partout dans le monde. (2) Que les victimes suscitent partout la compassion. Plutôt était-ce là l’exception chrétienne. Je ne parle pas de l’Eglise (dont les actes ont fluctué au gré des époques et des hommes qui l’ont conduite) mais des textes évangéliques fondateurs qui ont formaté l’anthropologie spécifique (c’est-à-dire les mœurs) du monde chrétien.

A titre d’exemple et pour faire court : « tu ne lapideras pas la femme adultère ». Dans la plupart des sociétés humaines, où règne la loi du plus fort, la faiblesse et la vulnérabilité humaine suscitent le mépris et la violence. C’est en quoi les concessions et autres « accommodements », considérés par les sociétés traditionnelles et archaïques comme des faiblesses, loin de susciter la conciliation et l’apaisement, sont interprétés comme des signes d’infériorité qui encouragent la surenchère des stratégies guerrières.

A bon entendeurs.

Victor Hallidée

1. Qu’on me dise quelle « gloire » et quel risque l’on prend aujourd’hui en cassant du Pape, du curé ou de la bonne-sœur… Aucun, puisque c’est devenu la pensée conforme. Vous en doutez ? Essayez : dites du bien du Pape, des curés, des bonnes-sœurs, des chrétiens et vous constaterez une certaine gêne alentours.

2. C’est ainsi que les « élites » de tous poils accordent du crédit à des Comités divers statuant au nom des Droits de l’Homme (à l’ONU) où président en majorité des pays aux lois et traditions archaïques, où les droits de l’Homme sont bafoués (surtout ceux des plus humbles , notamment des femmes).

Print Friendly, PDF & Email

Les commentaires sont fermés.

Lire Aussi