Critiquer l’islam, une tâche difficile à Lausanne

Publié le 14 septembre 2009 - par - 530 vues
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Informer chacun sur la véritable nature de l’islam n’est pas toujours une tâche aisée. L’expérience nous le démontre à nouveau en Suisse. A Lausanne, Florence Nicollier, cheffe de la Police du commerce semble décidée à mener la guerre à ceux qui disent la vérité sur l’histoire peu glorieuse de Mahomet et qui cherchent à informer le public sur les risques de l’islamisation.

L’affaire remonte en 2008 lorsque des membres du Mouvement Suisse Contre l’Islamisation (MOSCI), alors en train de distribuer des dépliants toujours bien accueillis par le public, se sont fait interpeller par un agent de la Police du commerce qui a emporté un des documents en question. Quelques jours plus tard, le MOSCI recevait une lettre de la cheffe de la police du commerce demandant de ne plus distribuer les documents en question. Une lettre tout bonnement ignorée par le MOSCI, du fait qu’elle n’était pas une décision, mais qu’elle demandait à cette association de renoncer à son travail d’information de chacun et à son droit fondamental à la liberté d’expression.

Les choses ont passé à la vitesse supérieure lorsque le MOSCI demanda une autorisation à la Police du commerce de pouvoir tenir des stands d’information à Lausanne : celle-ci lui interdisait à nouveau d’y tenir le fameux dépliant à disposition et y ajoutait l’ouvrage « Vérités sur l’islam ». Même une fois mise devant le caractère illégal de cette interdiction, Mme Nicollier la réitéra en menaçant de ne plus autoriser les éventuels prochains stands.

Mais pourquoi un tel entêtement de la part d’un office de droit public ? Mme Nicollier s’abstient bien de préciser en quel sens est-ce qu’elle désire interdire « Vérités sur l’islam » (qu’elle n’a probablement même pas lu, chacun peut en attendant se faire sa propre opinion via Internet : www.mosci.info/pdf/verites_sur_islam.pdf ). Elle précise cependant que le contenu des documents « ne doit pas être diffamatoire, ni inciter à la haine ou à la violence » sans préciser en quel sens elle l’entend. C’est particulièrement un petit encadré dans la partie inférieure de la face arrière du dépliant qui est incriminé, car il renvoie une image trop négative du Prophète au goût de la police du commerce. Et quelle image, car elle est celle que les hadiths eux même dépeignent : celle d’un homme qui organisa le génocide d’une tribu juive, qui épousa une fillette de 6 ans et eut des relations sexuelles avec elle dès ses 9 ans et qui convoita la femme de son propre fils, lui ordonnant de divorcer « parce qu’Allah le veut ».

L’objectif de ce passage est bien sûr de susciter une réflexion : alors que le bon sens porte à condamner le comportement de Mahomet celui-ci est considéré en islam comme le meilleur homme qu’il convient d’imiter de manière dogmatique, car « c’est Allah qui sait et vous ne savez pas » (Coran 2 :216, qui parle de l’aversion qu’un individu pourrait avoir pour les injonctions de la charia, ce verset parlant surtout du jihad). Une telle imitation pousse cependant à l’illégalité.

Ceci revient à autoriser de citer les sources islamiques de manière arbitraire, refusant ce droit à ceux qui veulent l’exercer dans un esprit critique, mais l’autorisant pour les obscurantistes.

Le passage précisait par ailleurs qu’il plane un grand doute sur l’existence même de Mahomet, la bibliographie de ce personnage cité par aucune autre source que celles de l’islam n’ayant été rédigée que près de deux siècles après sa (prétendue) mort.

Le 29 août, lors du premier stand, deux musulmans frustrés de voir des personnes s’opposer à l’application de la charia s’en prirent à un membre du MOSCI d’origine algérienne, qu’ils traitèrent de « sale arabe » (sic) et auquel l’un d’entre eux dit : « je t’égorgerait si ce n’était pas le Ramadan ». Quelques minutes plus tard, des œufs s’abattirent sur les responsables dudit stand.

Sur la place St-Laurent où se tenait le stand en question, on croise fréquemment une vingtaine de femmes voilées en même pas 100 mètres, certaines d’entre-elles en nikab (voile ne laissant apercevoir que les yeux). C’est aussi sur la même place que quelques mois plus tôt, des manifestants du Collectif Urgence Palestine agressèrent, frappèrent et menacèrent de mort les responsables du stand des Chrétiens Amis d’Israël, scénario devenu habituel.

Quelle fut la réaction de la Police du commerce ? Celle-ci considéra les membres du MOSCI qui s’étaient fait agresser comme coupables d’avoir frustré de bons musulmans. C’était l’occasion d’en remettre une couche de plus pour réitérer leur interdiction de mettre les dépliants et « Vérités sur l’islam » à disposition du public. Détail qui tue : ces adeptes de la religion de paix et de tolérance n’avaient vu l’ombre ni des fameux dépliants, ni de « Vérités sur l’islam ». C’était encore mal visé pour la Police du commerce. Mettre la faute des réactions islamistes violentes sur le dos des victimes ou de ceux qui osent critiquer l’islam, outre l’absurdité de ce raisonnement, a un effet pervers dangereux, car ceci justifie la violence des réactions islamistes et des attentats : plus ils seront violents, plus les « islamophobes » (tel qu’on aime les nommer) seront censurés et sanctionnés et plus les islamistes pourront de leur côté prêcher la haine de l’Occident sans être dérangés.

C’est pourtant exactement le raisonnement prôné par l’Organisation de la Conférence Islamique avec son combat contre la « diffamation des religions » (entendez la critique de l’islam), qui menace de pénétrer le droit des pays occidentaux plus que jamais.

Comme il y a absence de base légale applicable et d’intérêt prépondérant, l’interdiction que la Police du commerce voudrait faire respecter est totalement dépourvue de fondement légal, comme elle vise à réduire un droit fondamental. Ce détail relevant du concept d’Etat de droit ne semble pas déranger la cheffe dudit office qui semble préférer bien plaire aux islamistes en se réduisant à la dhimmitude que de respecter la Constitution.

Lutter contre l’islamisation n’est pas de tout repos, mais ceci devient vraiment problématique lorsque l’administration elle-même défend l’islam.

C’est un véritable bras de fer qui se passe entre le MOSCI et la Police du commerce, celui-ci pourrait par ailleurs fort bien se terminer au tribunal.
Ouvrir des procès contre les « islamophobes » est du reste une nouvelle technique d’islamisation à la mode. De tels procès sont tantôt engagés par des militants de l’islam pouvant compter sur le soutien d’associations et fondations islamiques assumant sans aucun problèmes les honoraires des meilleurs avocats et les frais de justice (ex : affaire Truchelut et de nombreux autres en relation avec le voile islamique), tantôt engagés par des procureurs cédant aux pressions musulmanes ou acquis à la lutte contre l’ « islamophobie ». Exemple : le procureur du canton du Valais qui a recouru jusqu’au Tribunal fédéral (cour suprême en Suisse) dans une affaire dont l’objet était une affiche de qui reprenait une photo prise lors d’une manifestation contre les caricatures de Mahomet montrant des rangées de musulmans en position de « prière » devant le Palais fédéral (siège du Gouvernement et du Parlement en Suisse) avec le slogan « réfléchissez avec vos têtes ! ». Les exemples ne manquent pas et ne risquent pas de se raréfier à l’avenir.

Lutter contre l’islamisation n’est pas de tout repos, en Suisse, comme en France, de même que dans la plupart des pays occidentaux.
Nombreux sont ceux qui dorment encore, entonnant le chant de la tolérance, fusse-t-elle envers une des idéologies les plus menaçantes et intolérantes du moment qu’elle se résume en une religion (ou devrait-on plutôt dire, une secte de masse).

De trop nombreuses personnes préfèrent passer leur chemin que d’ouvrir les yeux sur la triste réalité du régime de la charia, de la nature de l’islam et de la menace bien présente du terrorisme (qu’il soit violent ou intellectuel) et de l’islamisation.

Mis devant les horreurs de la charia, beaucoup réagissent encore par un réflexe auto-inhibiteur de relativisme culturel : peu importe ce que fait l’islam, l’Occident n’a pas à lui imposer les valeurs impérialistes des droits de l’homme, de la démocratie et de la laïcité.

Pourtant une majorité semble bien penser tout bas qu’il faut agir contre l’islamisation, la situation pressant. Mais entre penser et agir, le pas est parfois difficile à faire vu les enjeux sur le plan individuel et il est tellement plus confortable de se taire en attendant que son voisin agisse.

Faire ce pas est cependant indispensable si nous voulons éviter une lente dérive vers le règne de la violence. Par ailleurs, si nous suivons la règle du moindre effort, il vaudrait mieux se réveiller à présent, car plus longtemps on entonnera « tout va très bien Madame la Marquise », plus le réveil risque d’être dur et brutal.

David Vaucher

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