Donc, en France, on n’aurait pas le droit d’être islamophobe ?

Publié le 9 août 2010 - par - 891 vues
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Comment nomme-t-on un pays où l’on confisque la liberté d’expression, où l’on impose une pensée unique, où l’on incite à la délation ? Cela peut-il encore s’appeler une démocratie ? Cela ne ressemble-t-il pas plutôt à une dictature ? Cela n’a-t-il pas un petit air de ressemblance avec ces idéologies de triste mémoire que sont le fascisme ou le communisme ? Cela n’évoque-il pas le roman d’anticipation de Georges Orwell, « 1984 », avec sa Police de la Pensée ?

Ainsi, en France, pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, inspiratrice de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, je n’aurais pas le droit d’exprimer librement mon opinion sur l’islam, si cette opinion est défavorable ? Autrement dit, je n’aurais pas le droit d’être islamophobe ?

Quel recul par rapport à l’article X de la Déclaration de 1789, qui portait un grand coup au délit de blasphème :
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.
Etre islamophobe, c’est au sens étymologique « avoir peur de l’islam », autrement dit nourrir un certain nombre de préjugés à l’encontre de la religion islam, et cela a un double nom : l’exercice de l’esprit critique et la liberté d’opinion et de conscience.

Je refuse ce glissement de sens pervers qui s’opère, et qui voudrait qu’islamophobie soit synonyme de racisme, comme si l’islamophobie signifiait le rejet des personnes de confession musulmane, autrement dit celles d’origine arabe, turque ou africaine. L’islamophobie n’est pas la « musulmanophobie » ! Et je trouve gravissime qu’on cautionne cet amalgame de plus en plus fréquent… Je peux rejeter l’islam, tout en ayant beaucoup d’estime, de respect ou d’amitié (selon les cas) pour les musulmans que je connais : la religion à laquelle adhère un individu n’a RIEN A VOIR avec la valeur et le mérite personnel de cette personne, que je sache -du moins pour nous, occidentaux qui admettons qu’on puisse en changer ou ne plus en avoir !

Attachée au sens précis des mots et aux nuances de notre belle langue française, je revendique le droit qui est le mien d’être islamophobe et d’exprimer ma peur de l’islam, plus précisément ma peur d’une islamisation de la France, car, à lire le Coran et les hadiths, à regarder ou à lire certains témoignages, ce n’est pas une religion de paix, d’amour et de tolérance que je vois se dessiner, ni une religion qui soit compatible avec certaines de nos valeurs !

Or, on conviendra que l’islam, partout dans le monde, évolue davantage vers un intégrisme, un extrêmisme que vers un adoucissement ou une remise en cause de certains passages du Coran…
Si la France est un jour musulmane, ou plutôt quand la France sera musulmane (dans 30, 40 ans ?), il y a fort à parier que ce seront les extrémistes qui imposeront un islam… islamiste aux musulmans « modérés » (le salafisme ou le wahhabisme), et non ces derniers leur vision d’un islam plus ou moins « occidentalisé » !
Et c’est cet islam qui fait que je suis islamophobe !

• Une religion qui affirme la suprématie des musulmans sur les non-musulmans et prétend éliminer les autres croyances pour être la seule à dominer le monde, cela me fait peur…
« Combattez-les sans répit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion et que le culte soit rendu uniquement à Dieu.  » ( sourate 2 verset 193)
« Le messager d’Allah a dit : « J’ai été désigné pour combattre contre les hommes aussi longtemps qu’ils ne disent pas : il n’y a de Dieu qu’Allah ». » (hadith récit d’Abu Huraira, Muslim I- 29)

Peut-on nier qu’il n’y ait actuellement des persécutions menées contre les chrétiens ou contre les bouddhistes dans les pays musulmans ?
(cf. http://www.indignations.org/persecutions/index.php/2010/05)

On objectera que le catholicisme a commis pareilles atrocités pour combattre les hérésies et s’imposer comme unique religion ; on rappellera la croisade contre les albigeois et le fameux « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens », la Saint Barthélémy etc…
Mais, d’une part, cela se passait voilà bien longtemps, pas au XXI° siècle, et d’autre part, ces atrocités n’ont trouvé ni leur inspiration ni leur justification dans le Nouveau Testament (puisque Jésus se contente d’envoyer ses apôtres évangéliser…et non pas tuer ! ), mais ont été le fait de fanatiques, de fous de Dieu, qui se sont écartés du texte saint qu’ils voulaient servir !

• Une religion qui prône le djihad et appelle, dans certaines sourates, à tuer les Kouffar, autrement dit les mécréants, chrétiens et juifs, cela me fait peur…
« Tuez-les partout où vous les trouvez. » (sourate 2 verset 191)
« Aucun musulman ne devra être tué pour avoir tué un infidèle. » (hadith récit d’Abu Juhaifa, Bukhari LII-283)

Cela tranche avec le « Tu ne commettras point d’assassinat » du Décalogue dicté à Moïse !
Cela s’oppose au principe d’éthique universelle qui est le nôtre et qu’a si bien formulé Albert Schweitzer (1875-1965) : « Le bien consiste à conserver et à favoriser la vie ; le mal consiste à détruire la vie ou à l’entraver.  »

• Une religion qui conçoit la femme comme « déficiente » (« même avec un doctorat », comme l’affirme un imam dans un prêche à Birmingham !), qui lui confère une place inférieure à celle de l’homme, qui la met sous tutelle d’un père, frère, mari ou oncle, et qui autorise la violence conjugale, cela me fait peur…

« Les hommes ont la charge et la direction des femmes en raison des avantages que Dieu leur a accordés sur elles, et en raison aussi des dépenses qu’ils effectuent pour assurer leur entretien. ..Pour celles qui se montrent insubordonnées, commencez par les exhorter, puis ignorez-les dans votre lit conjugal et, si c’est nécessaire, corrigez-les.  » (sourate 4 verset 34)

« Aucun d’entre vous ne devra fouetter sa femme, comme il fouette une esclave, et ensuite avoir des rapports sexuels avec elle dans le reste de la journée.  » (hadith récit d’Abdullah ibn Zamra, Bukhari LXII-132)

Dans son livre « L’islam expliqué aux enfants », Tahar Ben Jelloun (écrivain franco-marocain qui vit à Paris, prix Goncourt 1987 pour son roman « La nuit sacrée ») définit la société musulmane comme « une société où domine le patriarche, c’est-à-dire le chef de la famille…une société patriarcale.  » Et d’ajouter que « la femme est de ce fait soumise, dépendante de l’homme ».

D’ailleurs, une jeune femme qui se marie pour la première fois ne peut le faire qu’avec l’accord de son tuteur (père, frère…), qu’elle soit mineure ou majeure.

• Une religion qui interdit aux musulmans de s’associer et de s’unir librement aux non-musulmans, cela me fait peur…
 » O vous qui croyez ! Ne prenez pas les juifs et les chrétiens pour alliés… Quiconque parmi vous les prend pour alliés sera des leurs. Dieu ne guide pas les traîtres.  » (sourate 5 verset 51)
« Que les croyants ne prennent pas, à la place des fidèles, les négateurs pour alliés ! Quiconque le fera aura rompu toute alliance avec Dieu, à moins d’y être contraint par un péril à redouter.  » (sourate 3 verset 28)
Concernant le mariage :
« (Vous sont permises) les femmes vertueuses d’entre les croyantes, et les femmes vertueuses d’entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr, avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d’amantes »(sourate 5, verset 5).
« Et n’épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’auront pas la foi… Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi. » (sourate 2 verset 221)

Et cela est mis en pratique même en France, où les mariages mixtes obéissent à la loi islamique. J’en veux pour preuve ce qu’écrit –toujours dans son livre, « L’islam expliqué aux enfants »- Tahar Ben Jelloun : il explique en effet que, si un musulman a le droit d’épouser une non-musulmane, « une musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman, à moins que ce dernier ne se convertisse à l’islam  » : en effet, précise-t-il, « si elle épouse un non-musulman, elle risque d’être perdue pour l’islam, et ses enfants risquent aussi d’être élevés dans la religion du père » !

• Une religion qui admet la polygamie comme un droit, cela me fait peur…
« Si vous craignez, en épousant des orphelines, de vous montrer injustes envers elles, sachez qu’il vous est permis d’épouser en dehors d’elles, parmi les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre épouses. » (sourate 4 verset 3)

La polygamie est déjà présente sur le territoire national, alors qu’elle est interdite par notre constitution, et les élus ferment les yeux… Voici ce qu’on lit sur le blog de Malika Sorel (http://puzzledelintegration.blogspirit.com/), qui rapporte les propos d’un maire :
« « J’ai un grave problème : dans ma circonscription, j’ai un quartier où une grande proportion des familles sont polygames. Le gouvernement ne fait pas assez. Il faudrait qu’il intervienne davantage. » Je pose la question suivante à l’élu : « Vous voulez dire que la polygamie est interdite par la loi et qu’il faudrait faire en sorte que la loi soit respectée ? » Réponse de l’élu : « Non, ce dont j’ai besoin c’est que le gouvernement débloque davantage d’argent pour construire des logements sociaux. Il nous faut décloisonner les familles et permettre aux différentes épouses d’avoir un logement. » J’ai failli tomber de ma chaise ! »

La verbalisation de la femme niqabée, à Nantes, a mis en lumière l’une de ces familles polygames. Le mari prétend n’avoir qu’une épouse et proteste que « les maîtresses ne sont pas interdites en France, ni par l’islam », mais il n’abuse personne ! Un musulman intégriste comme lui -en témoignent son vêtement et celui de ses femmes- ne peut commettre l’adultère (cf. ci-dessus) et s’il n’est passé qu’une seule fois devant monsieur le maire, il s’est marié avec les autres femmes selon les préceptes du Coran -ce qu’il serait facile aux autorités religieuses musulmanes de dénoncer , si elles voulaient vraiment défendre les valeurs de notre République, dont la monogamie !-

• Une religion qui recommande la flagellation ou la lapidation pour les adultères, cela me fait peur…
« Administrez à la femme et à l’homme coupables de fornication cent coups de fouet chacun. Le respect de la loi de Dieu exige que vous n’ayez aucune pitié pour eux, si vous croyez en Dieu et au Jugement dernier. Ce châtiment devra être exécuté en présence d’un groupe de croyants.  » (sourate 24 verset 2)
L’apôtre d’Allah a dit : « Unais ! Va voir la femme de cet homme et si elle confesse l’adultère, alors lapide-la à mort.  » (hadith récit de Zaid ibn Khalid, Bukhari XXXVIII -508)
« La lapidation est un devoir envoyé par le livre d’Allah pour les hommes et les femmes mariés qui ont commis l’adultère si la preuve est établie, s’il y a grossesse ou aveu. « (hadith récit d’Abdullah ibn Abbas, Muslim XVII-4194)

Que l’islam prône la chasteté avant mariage et la fidélité dans le mariage -rejoignant en cela le catholicisme- je trouve cela normal, et j’imagine mal une religion incitant à la débauche ou à l’adultère :
« N’approchez pas de la fornication. C’est une infamie, une voie funeste.  » (sourate 17 verset 32)
Prôner : là devrait s’arrêter son rôle… Or, contrairement au catholicisme, elle en fait un interdit et châtie durement ceux qui le transgressent.

On lapidait en Judée à l’époque de Jésus, qui s’est opposé à cette pratique issue de l’Ancien Testament… Eh bien, près de deux mille ans après, on lapide les femmes adultères en Iran. (Apparemment, les hommes qui l’ont commis avec elles s’en tirent sans problème : en tout cas, il ne semble pas être fait état d’hommes lapidés. Peut-être subissent-ils la flagellation, la femme étant bien sûr reconnue plus coupable que l’homme !!!!…)

• Une religion qui recommande l’amputation des voleurs, cela me fait peur…
« Au voleur et à la voleuse, coupez la main en punition de leurs forfaits. Telle est la sanction dissuasive prescrite par Dieu, et Dieu est Puissant et Sage. » (sourate 5 verset 38)
« Le messager d’Allah a dit : « Que la malédiction d’Allah soit sur le voleur qui a volé un œuf et que sa main soit coupée, ainsi que sur celui qui vole une corde et que sa main soit coupée. »  » (hadith récit d’Abu Huraira, Muslim XVII – 4185)

Quel occidental pourra contester que ce châtiment barbare -en usage actuellement en Arabie Saoudite – ne nous ramène loin en arrière, vers un obscur moyen-âge ?

• Une religion qui interdit qu’on la quitte et punit de mort les apostats, cela me fait peur…
« Celui qui quitte la religion, tuez-le !  » (hadith récit de d’Ikrima, Bukhari LXXXIV-57)
Si l’on naît musulman, l’on doit mourir musulman… Nul doute qu’il n’y ait peu de candidats à la conversion vers une autre religion ou vers l’athéisme, dans les pays islamiques, où la pression est forte.
Un exemple : le 31 mai dernier, une émission télévisée montrant le témoignage d’Afghans -anciens musulmans- convertis au christianisme a soulevé la colère, en Afghanistan. Les deux ONG réalisatrices du reportage (Church World Service et Norwegian Church Aid) ont aussitôt été accusées de prosélytisme (passible de la peine de mort) et ont vu leurs activités dans le pays suspendues. Quant aux convertis, un député a estimé qu’ils « devraient être exécutés en public ».
Cela est-il compatible avec la liberté de conscience inscrite dans les droits fondamentaux de nos démocraties ?

• Une religion qui prétend remplacer les lois d’origine humaine –par exemple, nos lois démocratiques- par la loi de Dieu, autrement dit la charia, cela me fait peur…

Et pourtant, c’est déjà à l’œuvre en Europe, en Grande-Bretagne où la charia semble s’imposer dans les tribunaux, avec cette condamnation à 2 ans de prison d’un père de famille… pour avoir arraché le voile d’une étudiante musulmane venue d’Arabie Saoudite (loin de moi l’idée d’excuser ou de justifier ce geste inqualifiable, mais la peine me semble bien disproportionnée par rapport à un homicide involontaire pour lequel droit pénal français (article 221-6) prévoit trois ans d’emprisonnement !)
Maintenant, la charia fait aussi son chemin… en France !
Voici ce que titre le journal « Le Monde » : « La ministre des finances, Christine Lagarde, continue d’adapter les règles fiscales et juridiques pour faciliter les investissements conformes à la charia, la loi islamique. »

Certains penseront que tous ces aspects d’un islam intransigeant (le salafisme) sont confinés bien loin de notre Europe : ils se trompent ! Cela est prêché (ou l’était voilà peu) dans les mosquées anglaises, ainsi qu’en témoigne cette intéressante enquête menée dans la mosquée de Green Lane, à Birmingham :
http://www.pointdebasculecanada.ca/article/8-londres-prcher-la-haine-dans-les-mosquees.php

Mais je n’ai pas fini ma liste… Il y a ce qui n’est pas explicitement dit dans le Coran, mais qui y puise malgré tout sa source !
• Une religion au nom de laquelle un musulman peut se déclarer plus proche d’un terroriste, parce qu’il est musulman, que des Kouffar, ses victimes (même s’il n’approuve pas ses actes), cela me fait peur…
Il n’est qu’à voir cette vidéo, qui fait froid dans le dos, où un journaliste essaie vainement de faire dénoncer par un imam les attentats terroristes qui ont ensanglanté Londres en 2005 : celui-ci ne veut pas reconnaître comme « innocentes » les victimes des terroristes, dès lors qu’il s’agit de non-musulmans, qui sont coupables de ne pas croire en Allah : seuls sont « innocents », dit-il, les musulmans ! Et il ne peut pas plus parler contre « ses frères » !

• Une religion au nom de laquelle des femmes se voient imposer -ou s’imposent elles-mêmes- le port du hidjab, ou s’enferment dans ces prisons de toile que sont les niqab, tchador ou burqa, cela me fait peur…
Que la femme reste décente dans sa tenue vestimentaire et son attitude, c’est une exigence légitime du Prophète :  » N’étalez pas avec coquetterie votre beauté à la manière des femmes de l’époque antéislamique. » (sourate 33 verset 33). Mais il ne semble pas qu’il ait exigé que la femme se dérobe tout entière aux regards…
C’est pourtant ce qu’on observe dans les pays musulmans et, de plus en plus, en France. Quelle vie sociale, quels contacts avec autrui la femme peut-elle avoir, lorsqu’elle est transformée en fantôme, quand le moindre centimètre de peau est caché de peur d’éveiller la concupiscence des hommes, réduits à être des violeurs en puissance dominés par leurs appétits sexuels ?
Et puis, moi-même, je ressens cette pudeur voilée comme une offense vis-à-vis de moi et vis-à-vis de toutes celles qui ne portent pas le voile, car le port du niqab, du tchador ou de la burqa a un corollaire évident : celles qui ne le portent pas sont des putes, de « la viande à violer » comme le dit délicatement un barbu enturbanné sur une vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=WGKYR_uEXPc)

• Une religion au nom de laquelle on marie des fillettes à des hommes d’âge mûr, cela me fait peur…
L’exemple de Mahomet, qui épousa Aïcha à 6 ans et la déflora à 9 -lui qui en avait 50-, autorise le mariage de fillettes prépubères avec des hommes 3 ou 4 fois plus âgés qu’elle.
On connaît, grâce au livre « Moi Nojoud, 10 ans, divorcée », le cas de cette petite yéménite, mariée de force , violée par son mari, battue, et qui parvient, après s’être échappée, à obtenir le divorce…

• Une religion au nom de laquelle un père est capable de tuer sa fille, un frère sa sœur, pour laver l’honneur de la famille, parce qu’elle fréquente un Kaffir , ou qu’elle n’est plus vierge, ou qu’elle a été violée ou qu’elle est tombée enceinte, cela me fait peur…
Cela, c’est ce qui se passe dans beaucoup de pays musulmans, notamment en Turquie (candidate à l’entrée dans l’Europe !), où l’on compte nombre de ces « crimes d’honneur » -même s’ils y sont officiellement interdits et passibles de peines de prison- comme cette jeune fille de 16 ans enterrée vivante en février dernier pour laver l’honneur de la famille qui la soupçonnait de fréquenter des hommes…
Les “crimes d’honneur” font 5.000 morts par an dans le monde, selon le rapport présenté au Conseil de l’Europe, et augmentent en Europe.
La France n’y échappe pas ! Un exemple, parmi d’autres, en juillet 2009, à Lyon : un jeune homme de 17 ans, Mohammed, a étranglé sa sœur avant de brûler son corps dans une cave de la banlieue.

• Une religion au nom de laquelle de lointains imams peuvent décréter des peines de mort contre des occidentaux, coupables d’avoir usé de leur liberté d’expression, cela me fait peur…
• Une religion au nom de laquelle on entend museler la liberté d’expression et restaurer le délit de blasphème, cela me fait peur…
On connaît bien l’exemple de Rushdie, condamné à mort par une fatwa de l’ayatollah Rouhollah Khomeini pour avoir écrit « Les versets sataniques ».
Mais on se souvient moins qu’on a un cas analogue en France. Le 19 septembre 2006, Robert Redeker , professeur agrégé de philosophie, publie dans « Le Figaro » un texte intitulé « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ». Suit alors la condamnation de l‘article par l’imam Youssef al-Qaradawi sur la chaîne de télévision d’information Al-Jazeera, fatwa qui s’ajoute aux menaces diffusées par un site web proche d’Al-Qaida : Redeker est placé sous protection policière et doit quitter son domicile…
Nous voilà revenus en arrière, au temps de l’obscurantisme religieux que combattit si farouchement Voltaire, au cri de « Ecrasons l’infâme !» (« l’infâme », en ce temps-là, c’était le catholicisme !)
L’affaire des 12 caricatures de Mahomet publiées en 2005, entre autres, a été révélatrice à cet égard, avec le déchaînement de violences qui en a résulté partout dans le monde musulman… Violences, à mes yeux, disproportionnées par rapport aux dessins incriminés (il est vrai que la « Société islamique du Danemark » avait chargé l’imam Ahmad Abu Laban de faire une tournée de sensibilisation dans les capitales arabes, en ajoutant trois dessins nettement plus offensants à ceux publiés initialement dans le Jyllands-Posten !)
Les caricaturistes ont reçu des menaces de mort, les contraignant à vivre dans une totale clandestinité. L’un d’eux, Kurt Westergaard, 74 ans, vient d’échapper de justesse, en janvier dernier, à une tentative d’assassinat par un Somalien, en se réfugiant dans une pièce à la porte blindée. Depuis cette agression, il est sous protection policière rapprochée.
Dans le Daily Jasarat, un quotidien pakistanais urdu, le religieux musulman Hammadi a déclaré, suite à cette affaire : « Ce n’est pas cruel de tuer les blasphémateurs, en revanche le blasphème lui-même est une brutalité tellement énorme que celui qui la commet n’a pas le droit de vivre en ce monde et qu’il n’y a pour lui aucun pardon ».

Pour ceux qui objecteraient que la liberté d’expression ne saurait être remise en cause par l’islam de France, je rappellerai
1. qu’en 2002 divers responsables de l’islam, dont le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, avaient intenté un procès contre Michel Houellebecq, accusé d’ « injure raciale et d’incitation à la haine religieuse » pour avoir déclaré : « la religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran on est effondré… effondré! », « L’islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition »
L’écrivain provocateur avait été relaxé… Voilà 8 ans, en effet, la Procureure de la République, Béatrice Angelelli, avait estimé que les propos de Houellebecq ne concernaient que l’islam et pas les musulmans, et elle avait mis en garde contre le glissement sémantique opéré par l’accusation… Aujourd’hui , puisque l’absurde notion de « racisme antireligieux » semble s’imposer, je ne suis pas sûre que l’issue du procès serait tout à fait la même !

2. qu’en 2005, l’islam, en la personne de Dalil Boubakeur, a attaqué en justice le journal « Charlie Hebdo », coupable d’avoir reproduit les caricatures danoises et d’en avoir ajouté une autre de Cabu, légendée « Mahomet débordé par les intégristes », où l’on voit le prophète se prendre la tête dans les mains, en déclarant : « c’est dur d’être aimé par des cons… »… Selon l’accusation, il se serait agi d’une « injure envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».
Heureusement, la justice a tranché -encore pour cette fois !- en faveur du droit à la liberté d’expression, la valeur fondamentale de notre démocratie !
3. qu’en 2006, il n’y a pas eu de violentes protestations dans la presse ou sur les ondes, ni de manifestations dans les rues, faites au nom de l’islam, pour dénoncer l’injustice qui frappait l’infortuné Redeker et défendre son droit à la liberté d’expression et d’opinion, inscrite dans notre constitution !
Que penser de ce silence…assourdissant, si ce n’est le vieil adage : « qui ne dit mot consent  » ?

Pour toutes ces raisons, j’ai adressé ce message au « Collectif contre l’Islamophobie en France », dont l’affiche figure en tête de cet article :
J’ai une question, simple : pourquoi l’Islamophobie serait-elle un délit ? Au sens étymologique, ce terme signifie : peur de l’Islam, préjugés vis-à-vis de l’Islam, et c’est tout !
Je trouve inquiétante cette tendance à confondre ce qui est du domaine du RACISME (pénalement répréhensible) et du domaine de la CRITIQUE d’une RELIGION, c’est à dire de l’exercice de la liberté d’opinion conforme aux droits de notre démocratie !
A moins que le BLASPHEME ne soit interdit en France et que la LIBERTE DE PENSEE ne soit prohibée…

Si un musulman critique le christianisme, au motif, par exemple, qu’une religion qui demande de tendre sa joue gauche si on frappe la joue droite, est une religion indigne, grotesque, ridicule, faite pour des demi-hommes etc etc… allez-vous traiter ce musulman de « raciste » ? Non, bien entendu puisqu’il ne s’agit pas de racisme…
Si ce même musulman insulte Jésus qui s’oppose à la lapidation (« que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre »), ou qui se laisse arrêter au Mont des Oliviers au lieu de se défendre par l’épée, allez-vous le traiter de « raciste » ? Non, bien entendu puisqu’il ne s’agit pas de racisme…

Mais un chrétien ou un athée qui critiquerait l’Islam, au motif que ce n’est pas une religion de paix, d’amour et de tolérance, serait « raciste » ?
Mais un chrétien ou un athée qui émettrait des réserves sur la vie de Mahomet (une fillette épousée à 6 ans et déflorée à 9, des brigandages et des carnages etc etc…) serait « raciste » ?

Je vous serais reconnaissante de m’expliquer pourquoi exercer son esprit critique vis-à-vis de l’Islam serait condamnable… N’est-ce pas exactement du même ordre que l’exercer vis-à-vis de partis politiques comme la droite, l’extrême-droite et la gauche, d’ idéologies comme le fascisme, le communisme, le nazisme, ou d’autres religions ou sectes comme le Catholicisme,l’Eglise de Scientologie, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (les Mormons), le mouvement krishnaïte etc etc ?

Pour le moment, pas de réponse…

Chantal MACAIRE

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