Du bon usage du réseau de Riposte Laïque

Publié le 15 juin 2009 - par
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Encore un exemple de l’implication de la Franc Maçonnerie, et plus particilièrement du Droit Humain, dans le défense de la laïcité. Beaucoup de défenseurs de cette même laïcité s’interrogent sur le fait de savoir par quels moyens concrets il est possible de s’opposer à certaines décisions prises par des membres du gouvernement. Décisions qui se prennent, qui plus est, en catimini, en contournant les représentants du peuple et qui, finalement sont non seulement illégales, mais aussi et surtout directement anticonstitutionnelles ; ce qui, quand nous y réflichissons ne serait ce que quelques minutes, est un véritable scandale républicain. Mais nous sommes dans une certaine logique présidentielle car cela doit être comme cela que s’exprime la tristement fameuse « laïcité positive » sarkozienne. D’autant plus que nous savons maintenant que même le plus haut représentant de l’Etat français, dans son soutien aveugle et inconditionnel à Barack Obama face aux islamistes, en arrive à nier, dans son discours, la loi sur le port des signes religieux ostensibles dans les écoles, collèges et lycées de France, niant, par là même, notre République qu’il est censé défendre au dessus de tous les partis.

Un autre moyen d’action est aussi possible, notamment en « utilisant » (dans le bon sens du terme bien sûr) et en activant le réseau que représente Riposte Laîque. Il s’agit de mettre en oeuvre une façon de faire calquée plutôt sur le rhizome que sur la racine. Le rhizome, bien connu des systémiciens, propose une approche en réseau qui s’étent et diffuse horizontalement et non pas verticalement. Sans entrer dans le détail, ce sont bien ces deux notions qu’il convient de privilégier, à savoir l’expansion, l’extension et l’horizontalité qui oblige à des rapports humains bien différents et surtout non hiérarchisés que la verticalité. Pour illustrer cela, Hubert Sage vient de m’adresser un courrier, que m’a transmis Riposte Laïque, me proposant de créer une « base d’action » vosgienne pour l’Association des Libres Penseurs de France (ADLPF).

Il ne s’agit donc pas d’être platonicien en se situant uniquement dans la pensée et dans le monde des idées, mais bien de mettre en oeuvre une praxis, liant des actions aux discours.

Hervé BOYER

Communication de la Fédération Française du Droit Humain

http://www.droithumain-france.org/Accord-France-Vatican-sur-la.html

Accord France-Vatican sur la collation des diplômes d’enseignement supérieurs

Le décret portant les dispositions d’application de cet accord a été pris le 16 avril 2009. Un collectif de défenseurs de la laïcité, d’associations laïques, de députés et d’obédiences maçonniques dont la Fédération française du Droit Humain, s’est constitué pour porter un recours devant le Conseil d’Etat visant à l’annulation de ce décret pour atteinte grave au principe de laïcité aux termes de l’article 2 de la Loi du 9 décembre 1905 et pour dérogation au monopole de la collation des diplômes et des titres universitaires par l’Etat (article L613-1 du Code de l’Education résultant des articles 17 de la loi du 26 janvier 1984 et l’article 137 de la loi du 18 janvier 2002, dérogation pratiquée de façon inconstitutionnelle aux termes de l’article 53 de la Constitution. En outre, cet accord donne à un état étranger (le Vatican) capacité à délivrer des diplômes et des grades sur le territoire d’un autre état souverain (la France).

La Fédération française du Droit Humain, de par son engagement laïque et son projet de société fondé sur l’égalité garantie par la loi, ne peut pas se tenir en dehors de la protestation contre ce qui relève de l’abus de pouvoir.

C’est pourquoi le Président du Conseil national, Michel Payen, était présent ce mercredi 3 juin lors de la conférence de presse tenue par le collectif à l’Assemblée nationale et qu’il s’est exprimé en soulignant combien cette nouvelle attaque contre le principe de laïcité manifestait une volonté d’avancer vaille que vaille dans le démontage de la loi de 1905 et que, si l’idée laïque s’était imposée grâce à l’école et aux lois sur l’école publique dans les années 1880, elle était actuellement attaquée au travers de l’école en renforçant les privilèges et les avantages du système privé mis en concurrence inacceptable, de toute façon, mais aussi déloyale, avec l’école publique dont le fondement républicain doit demeurer un projet éducatif émancipateur donc non lié à quelque dogmatisme que ce soit.

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