Erdogan considère déjà les habitants de l’Union européenne comme des dhimmis

Publié le 24 janvier 2011 - par
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M. Erdogan, considérant la Turquie comme « l’homme robuste de l’Europe » décrit cette Europe qu’il veut tant intégrer de la manière suivante (cité par « La libre Belgique ») :

« La crise financière a mis à nu le besoin de l’Europe d’un plus grand dynamisme et de changement. Les marchés du travail et les systèmes de sécurité sociale européens sont comateux. Les économies européennes stagnent. Les sociétés européennes sont presque gériatriques.
La Turquie, elle, déborde de la vigueur dont l’économie européenne a si méchamment besoin.
L’Europe n’a pas vraiment d’alternative à la Turquie. »

Et c’est avec ce monument d’orgueil et de suffisance que nous sommes censés nous allier ?
Un tel pays jouera le jeu européen ? On peut être certain du contraire. C’est un langage de conquérant, et non de partenaire.

Si l’on ajoute ses précédentes déclarations, en France carrément, à l’adresse des Turcs de France :
« Apprenez la langue de vos pays d’accueil, prenez la nationalité de vos pays d’accueil puisqu’on vous l’offre. Vous aurez la double nationalité.
Mais ne vous assimilez jamais. L’assimilation est un génocide culturel. »
C’est en fait un appel à constituer une véritable 5ème colonne de la Turquie en France et en Europe.

Dans ce cas, le meilleur moyen de ne surtout pas être « contaminé » par la culture des pays d’accueil, c’est de rester en Turquie.

On se demande pourquoi la Turquie veut intégrer une Europe qu’elle considère avec un tel mépris.

M. Erdogan, comme tous les « islamistes », modérés ou pas, considère les autres du haut de sa suffisance, du haut de sa supériorité revendiquée. Il commence déjà à nous traiter comme les « dhimmis » arméniens et syriaques génocidés ou tous les autres chassés de Turquie, éradiqués d’une manière ou d’une autre (et cela continue à petit feu) : vous serez « protégés » si vous pliez devant nous.
Chassez le naturel, il revient au galop.

Croit-il donner ainsi « envie de Turquie » aux Européens ? Cet orgueil bouffi produit exactement l’effet inverse.

Oui, nous préférons avoir un nombre modéré d’enfants pour mieux les élever, leur donner plus de chances. Et vous ne nous convaincrez pas que votre irresponsabilité à multiplier des enfants à qui vous ne pouvez ensuite fournir une éducation correcte est une supériorité. C’est curieux, vous semblez avoir besoin de cette « Europe moribonde » pour mener vos affaires et développer votre pays. Et vous avez besoin de nous exporter ces enfants que vous avez multipliés à foison. Quand on est aussi orgueilleux, on fait face soi-même.

Avant de vous adresser ainsi à une Europe que visiblement vous méprisez, dites-vous que les détours de l’histoire sont parfois surprenants.

Sylvie Montout

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