Face aux islamistes, la France aurait besoin d’un Atatürk

Publié le 11 janvier 2010 - par - 1 062 vues

L’heure est grave. Pendant que les initiateurs de la mission parlementaire trainent les pieds dans la dernière ligne droite en se demandant, alors qu’ils ont pu entendre tant de témoignages éloquents, s’il faut légiférer contre le voile intégral, les burqas prolifèrent dans les rues de nos villes.
Pendant que les musulmans envahissent, chaque vendredi, les rues de Barbes sous la protection des forces de l’ordre, on nous rebat des oreilles à coup de « surtout pas de stigmatisation».

Tandis que Benoît Hamon déclare que le PS, qui n’est pas favorable à la burqa, n’est pas non plus favorable à une loi l’interdisant et que Jean François Copé affirme que le voile intégral doit être prohibé mais que ce n’est pas un signe religieux, les élites de notre pays s’acharnent à fermer les yeux devant l’inévitable catastrophe « civilisationnelle » qui se prépare.
Alors que les actes de violence commis par des adolescents dans les établissements scolaires augmentent et qu’on nous dit que ce ne sont que des faits divers et que ces jeunes sont en souffrance, notre système d’instruction publique va à vau-l’eau, on continue à détricoter les bases du savoir en supprimant l’enseignement de l’histoire en terminal S et nos banlieues sont de plus en plus des lieux de non droit où la religion musulmane impose ses lois au détriment du vivre ensemble.

Nos élites nous méprisent et nos politiques sont des baltringues incapables de prendre des décisions à la hauteur du désastre qui nous attend. Et ils osent dire aux Français « vous n’avez rien à craindre, tout cela n’est pas si grave » ! On connait le refrain « La maison brûle, mais, madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien ! ».
Mais qu’est ce qu’ils attendent pour nous la donner cette loi contre l’invasion des Belphégores ?. Qu’est ce qu’ils attendent pour interdire les prières musulmanes sur la voie publique ? Qu’est ce qu’ils attendent pour mettre un coup d’arrêt à l’islamisation de notre pays ?

Ne voient ils pas que de plus en plus de Français s’inquiètent en constatant à quel point on en est arrivé ? Beaucoup d’entre eux se demandent comment on peut encore tolérer autant d’entorses à nos principes républicains et laïques, comment on peut encore supporter l’ostracisme d’une religion archaïque qui entraîne toute la société vers le bas ? Il y a ceux qui se disent que c’est trop tard et qu’aucune loi n’empêchera l’islam conquérant d’avancer partout en Europe. Et puis il y a ceux qui se disent que, tant que nous sommes en démocratie, rien n’est perdu, et qu’il appartient au peuple de réagir. Mais est ce qu’un système aussi lourd que l’est notre démocratie peut agir efficacement contre cette islamisation galopante qui se sert justement d’elle pour fissurer nos institutions ?
Alors que faut-il faire ? Renforcer nos réseaux de résistance comme en l’an quarante, diront certains de nos lecteurs. Préparer la révolution, diront les plus acharnés. Quoi qu’il en soit, au point où nous en sommes, aujourd’hui en France, ne faudrait il pas, tout simplement quelqu’un de l’envergure d’un Atatürk.

Mustapha Kemal a peut être agi en dictateur mais, sans les pleins pouvoirs qu’il s’est octroyés lui-même, il n’aurait pas pu donner à son pays les moyens d’accéder à la modernité. La Turquie n’aurait jamais été laïque. Mustapha Kemal fut l’homme de la situation dans un pays soumis à l’archaïsme des Califats, où la population sous instruite s’accommodait du fanatisme musulman. « L’islam, disait il, cette théologie absurde d’un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies ». Ses méthodes furent radicales et sans concession. Le progrès des consciences, voilà ce qu’il voulait apporter à son peuple. Il admirait la révolution française. Il avait compris que pour construire une nouvelle Turquie, il devait s’en inspirer, en fonder les bases sur nos principes républicains et laïques. Il a fait de son pays une nation ambitieuse et humaniste dans l’esprit des Lumières. Il a donné à son peuple l’érudition et l’égalité de tous ses citoyens devant la loi commune. Il a construit l’unité nationale Turque sur les fondements de notre culture occidentale qu’il jugeait comme un modèle de progrès et il considérait que cette cohésion nationale ne pouvait tolérer aucun communautarisme, ni aucune spécificité ethnico-religieuse. Les Minorités Arméniennes, Kurdes ou Grecques devaient s’intégrer ou quitter le pays.

Alors, oui, on peut aussi dire que, pour arriver à ses fins et mettre sur pied plus facilement et plus rapidement sa République Laïque, Atatürk a abusé de ses pleins pouvoirs en verrouillant politiquement son pays, durant quelques années, en se débarrassant des contre pouvoirs trop gênants et en muselant la presse contestataire. On peut dire, en effet, que ce sont des méthodes totalitaires. Mais ne disait il pas lui-même « une souveraineté, ou dictature, ne peut-être qu’un expédiant provisoire à une époque de bouleversement ».

La France d’aujourd’hui n’est pas la Turquie des Califats. Et pourtant, nous avons toutes les raisons de penser que l’offensive islamique qui détruit peu à peu les fondements de notre société ne s’arrêtera pas de sitôt. Puisqu’ aucun dirigeant politique n’a le courage d’y faire front avec l’audace et la témérité d’un grand chef lié corps et âme à notre histoire et à notre République, dans la mesure où l’esprit de la résistance est relégué aux oubliettes de l’histoire et que nos parlementaire continuent à se gausser de beaux discours en méprisant les cris d’alarme d’une population soucieuse de l’avenir de la France, que devons nous espérer ?

Et pourtant, La France est bien en danger. Son ennemi intérieur c’est l’islam. L’immigration, la démographie et la propagande culturo-religieuse sont les armes de ce nouveau fascisme qui fissure notre édifice républicain et laïque en jouant sur la culpabilité postcoloniale de nos élites boboïsées.
Pour l’heure, aucun parti, aucun homme ou femme politique n’a l’envergure pour mener la riposte qui sauvera notre pays d’une inévitable débâcle.
Faudra t-il attendre longtemps un Atatürk ou un De Gaulle ?

Brigitte Bré Bayle

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