France, Algérie, colonisation, arabes, berbères et Coran…

L’Algérie et la France ont chacune leurs longues histoires, mais toutes les deux en ont une, en commun, depuis 1830. Je ne connais pas tous les détails, notamment les plus lointains, de celle de la France, mais presque beaucoup de détails sur la pré colonisation de l’Algérie, en particulier et du Maghreb, en général. A propos de cette entité géographique qu’est le Maghreb, je ne trouve pas de critère objectif à son union, si ce n’est le fait que l’histoire ancienne faisait de cet espace une seule contrée, nommé NUMIDIE ; il faut rappeler que cette Numidie (dont l’origine du terme n’est pas si lointaine de celui de nomade, en référence au nomadisme des berbères) était berbère. Depuis leurs indépendances respectives, les pays (par leurs gouverneurs respectifs) constituant le Maghreb ne cessent de s’autoproclamer comme étant des arabes, alors que le ciment originel de sa population était la langue berbère.
S’agissant de la colonisation de l’Algérie par la France, il faut rappeler la révolution de 1789, survenue suite à une catastrophe naturelle (la grêle), mais aussi et indirectement grâce à la propagation des idées libres prônées d’une façon ou d’une autre par les Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Diderot…et autres, ces hommes qui ont déclenché le processus de la laïcisation, mais aussi l’étude du fait social, en d’autres termes, ils étaient les précurseurs de la sociologie. Ce que refuse à accepter l’orgueil arabe, en plaçant Ibn Khaldoun comme précurseur unique de la sociologie ; il faut aussi rappeler à ce sujet que celui-ci faisait l’éloge de Haroun El Rachid (descendant du prophète) en disant de ce dernier qu’il était pur et que la preuve était le fait que Haroun menait chaque année une campagne contre les infidèles ou effectuait le pèlerinage…, un autre du nom de Tarek IBN ZIAD (un berbère islamisé et islamisant) avait trouvé cette magique sentence « l’ennemi devant vous, la mer derrière vous » qu’il adressa à ses soldats, après avoir brulé leurs barques, lors des conquêtes de l’islam en Espagne.

Pour revenir à cette colonisation, la France avait d’abord fait un peu de ménage chez elle avant d’aller diffuser sa civilisation. Entre les lignes de l’histoire, il y a lieu de signaler que l’Algérie, en particulier, a toujours été colonisée, seulement le seul colon qui lui plaisait était l’arabe, par son islam. La France avait apporté la civilisation à l’Algérie, c’est un fait historique indéniable, mais la menace de détacher les autochtones de leur foi musulmane était le déclencheur du sentiment de haine à l’encontre de tout ce qui était français…s’est constitué alors le mouvement national pour « l’indépendance »…Au début de la colonisation, la France n’avait pas à affronter des algériens, mais des turques (ottomans)…les turcs ne dérangeaient pas trop du fait qu’ils étaient eux aussi musulmans…pour dire que la guerre a souvent eu pour fondement, la religion.
Une histoire fait oublier une autre, les affres de la guerre d’Algérie ne cessent d’occuper l’esprit de la majorité des algériens, alors que durant cette même guerre, des algériens faisaient subir à leurs compatriotes des atrocités historiques (cela s’est démontré de façon flagrante depuis l’indépendance). La culture particulière des algériens, en général, est d’accepter l’argent et les commodités français, tout en rejetant le fondement de son mode de vie culturel, c’est une démarche qui n’est pas si différente des humains qui acceptent les cadeaux de la science tout en rejetant ses fondements. Il y a donc ce sentiment que la France est redevable à ses anciens colonisés. Pour ma part, et au-delà de la passion, je reconnais deux colons qui avaient apporté la civilisation à cette contrée de l’Afrique : l’empire romain et la France.
Aujourd’hui, l’approche qui consiste à séparer les musulmans modérés de ceux fanatiques n’est qu’une tromperie, il faut s’attaquer aux sources du problème, c’est-à-dire le coran (c’est tout de même valable pour les autres religions) : soit ces livres « sacrés » sont l’œuvre de « dieu », donc il y a lieu de se conformer à eux et cesser toute quête de l’inconnu (fin des questions), soit les replacer dans leur contexte (c’est-à-dire, parmi les faux pas de l’histoire de l’humanité) et continuer l’aventure humaine qui est longue. Parce que, ces livres n’empoisonnent pas seulement la vie qui est venue après eux, mais aussi et surtout celle qui était avant eux, à savoir l’origine de la vie.
Inessis

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