France et mondialisation

Publié le 1 avril 2008 - par
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Dans la critique de la mondialisation furieuse il ne s’agit pas de s’arrêter à l’anticapitalisme. Trop simple. Il s’agit d’être à la fois anticapitaliste et anti-internationaliste. Responsabilité de la France ?

Les observateurs avertis tiennent de savants discours sur les maux gravissimes de la globalisation. Mais leurs expertises sont toujours totalement incomplètes car elles n’abordent que les aspects économiques des crises qui démoralisent l’opinion.

Or il faut toujours rappeler simultanément que les internationalistes ont également opté pour ce système qui nous ronge :libre circulation des capitaux, des personnes et des biens. Avec, naturellement, un autre objectif : l’utopie de la gouvernance mondiale qui confond l’Etat avec la planète, la citoyenneté avec l’humanité. Les fonctions de MM. Lamy, Barroso et DSK en sont une preuve tangible. Façon trotskiste assurément mais…chut.

Dans ce foutoir idéologique il faut constamment démasquer et dénoncer ces deux adversaires : internationalistes (altermondialistes, universalistes…c’est pareil) et capitalistes (libéraux, ultra-libéraux…c’est pareil).

Ils-sont-de-con-ni-vence factuelle et sournoise pour mépriser les Peuples, neutraliser les Etats, détruire les Nations. Depuis trente quatre ans, ils sont conjointement coupables de la chienlit qui accable crescendo les populations.

Pauvreté, anarchie et guerres civiles seront- sont déjà pour les premières- au rendez-vous.

La France peut-elle encore porter le message du bon sens et de la justice ?

C’est à dire l’élaboration de règles équitables pour:

-la coopération des Peuples souverains et le parrainage in situ des plus faibles,

-l’organisation de l’Europe des Nations indépendantes (de l’Atlantique à l’Oural, au lieu de laisser dériver la Russie et de marivauder avec le guêpier turque),

-le dialogue et l’échange des civilisations.

Un Président de la République, confondant les niveaux ‘conception-conduite-exécution’, plombe dangereusement les réformes nationales quasi indispensables après 27 ans de machiavélisme, de cohabitation et d’attentisme. Il s’agite dans le piège d’une Union européenne supranationale totalitaire. Par la confiscation insolente du référendum il étouffe l’expression de la souveraineté de la France.

Bergson* comparait l’action d’un homme providentiel ou d’un peuple à la trajectoire d’une flèche :‘‘elle se décoche avec d’autant plus de force en avant que sa représentation était plus tendue vers l’arrière’’. Alors ? Renouveau, ‘portugalisation’, disparition ? Triple alternative pour la France selon que les Français (de souche et d’adoption pour taire l’imbécile suspicion pathologique) voudront bien ou non se rappeler (d’instinct et sans stricte analogie) leur petite Histoire : de Brennus à De Gaulle, en passant par Charles Martel, Jeanne D’arc et Valmy.

Michel Castelin

*Bergson- la conscience et la vie- PUF

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