Frédéric Taddei organise un débat à sens unique, et laisse Ramadan et Bauberot défendre le droit de porter le burqa !

Publié le 25 septembre 2009 - par - 659 vues
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Revue de presse à l’émission « Ce soir ou jamais » du 22 septembre dernier, animée par Frédéric Taddeï, avec Jean Bauberot, qui occupe la chaire d’Histoire et sociologie de la laïcité à l’école pratique des hautes études dont il est président d’honneur, Tariq Ramadan, islamologue, Marc-Alain Ouaknin présenté comme un philosophe mais en réalité plutôt théologien, directeur du Centre de recherches et d’études juives à Paris, Francis Lalanne, auteur-compositeur-interprète, Sir Alice, chanteuse, Radu Mihaileanu, Cinéaste, Christine Berrou, humoriste.

Dans les thèmes de la soirée on trouvait « la loi demandée par Eric Besson pour interdire la burqa et l’évacuation des migrants à Calais »
Interrogé sur la question d’interdire en France ou pas la burqa et le niqab, Jean Bauberot répondait qu’il était « contre la burqa et contre une loi ». Rappelons-nous au passage qu’il a été farouchement opposé à la loi contre le port des signes religieux à l’école de mars 2004.
Je suis contre la burqa mais contre une loi : le tour de passe-passe de Bauberot !

Parlant de l’espace public, il nous explique qu’on ne peut y toucher parce que la première exigence de la laïcité c’est la liberté. Comme si la liberté n’était pas réglementée et qu’en société on ne se donnait pas en même temps que des biens communs des interdits pour les faire respecter.

Pour lui l’espace public est le lieu où on a le doit d’exprimer tout ce que l’on veut en matière de différences… L’espace public n’est pas le lieu où l’on jette ses différences sans règles pourtant, mais un lieu de partage, un lieu qui n’a rien d’un domaine situé hors de la société, qui a aussi pour limites le trouble l’ordre public. Car les droits des individus n’y sont pas entre parenthèses, précisément, entre autres cette liberté individuelle qui est de façon provocante opprimée par des pratiques religieuses qui volontairement voyantes pèsent sur la société, crée un climat de trouble à travers un affichage en forme de propagande d’une mise à part qui a de quoi faire peur !

La burqa portée volontairement devrait être respectée ?

Au contraire, on devrait d’autant plus l’interdire comme un danger pour les libertés des musulmans ? Que le port de ces archaïsmes soit volontaire ou non n’y change rien, bien au contraire. S’il est volontaire, il doit être d’autant plus combattu, car dans ce cas, la burqa devient l’expression d’une volonté politique s’affirmant au nom d’une religion contre nos valeurs communes, nos principes de liberté d’égalité et de fraternité. La burqa a alors pour objectif de peser sur les décisions collectives et par là-même de jeter le trouble, la discorde entre les citoyens. C’est le retour du cléricalisme en grand dont la société française s’était débarrassée avec le catholicisme et qui revient par la fenêtre. On a le droit d’affirmer face à cela, qu’on ne veut pas que chez nous, en France, on vive de cette façon là.

Mais aussi, à travers le développement du communautarisme que la burqa sous-tend, si on laissait faire, c’est contre la liberté de l’intimité des musulmans de France qu’elle va jouer, à travers cette expression agressive dans l’espace public de l’islam, en les mettant ainsi en demeure de règlementer leurs vies derrière des préceptes religieux moyenâgeux. Ne pas réagir, ce serait donc aussi ne pas protéger les musulmans de France contre ce qui est pour eux un péril !

Mais tout ça n’a que peu d’importance aux yeux de ce drôle d’historien toujours présenté comme le porte-parole de la laïcité alors qu’il n’a jamais cessé de la combattre. Il a toujours prôné le droit à la différence justifiant la différence des droits et la reconnaissance de la diversité come principe premier de la vie en société. C’est-à-dire le modèle d’une société multicommunautaire qui n’a rien à voir avec le principe d’égalité qui fait de la société française une communauté mélangée où tous les individus sont soumis aux mêmes droits et devoirs.

Son discours prétendant qu’il est contre la burqa et une loi l’interdisant ressort alors à la lumière de ces contradictions comme une sorte d’entourloupe idéologique qui permet de laissez faire tout en passant pour un défenseur des libertés individuelles du croyant.

Bauberot se dit contre la burqa pour mieux interdire d’y toucher

Il met en avant l’argument selon lequel la consommation tendrait à standardiser les modes de comportements à l’appui de témoignages qu’il aurait de travailleurs sociaux, présentant le port de la burqa comme une réaction de repli vis-à-vis de cela, qu’on peut comprendre selon lui ! Quel argument superfétatoire monté de toute pièce !

Une loi contre l’islam serait contre-productive selon lui, car elle stigmatiserait une fois de plus les musulmans comme s’ils ne se stigmatisaient pas assez à travers des pratiques comme la burqa, véritables cercueils ambulants derrière lesquels on a enterré vivantes des femmes sur le sol d’un pays démocratique comme le nôtre. Si ça ce n’est du désordre à l’ordre public stigmatisant les autres comme impurs, il faut dans la loi supprimer toute référence à cette notion !

On a compris le message et son caractère fallacieux. Baubérot est contre la burqa… mais il ne faut surtout pas y toucher. La religion vu à travers la burqa n’est rien d’autre qu’une forme de fascisme, et elle trouvera ses défenseurs y compris chez celles qui la subisse.

On part dans un engrenage comme pour les lois mémorielles, dit-il, qui sont allées jusqu’à celle défendant l’aspect positif de la colonisation du 23 février 2005. L’exemple n’est pas choisi au hasard pour brouiller les cartes, en identifiant la dérive d’une partie de la droite conservatrice dans ses relectures du passé avec un grave problème de société qui justifie un débat national sur quelque chose qui ne se joue pas qu’au niveau des idées mais se manifeste chaque jour dans nos rues, nos quartiers, en méprisant ceux que cela peut blesser, choquer , horrifier, et il y a de quoi !

Un historien de la laïcité qui est pour sa destruction et son remplacement par le multiculturalisme

Il ne cesse de répéter qu’on n’a pas besoin d’une loi puisque les musulmans seraient contre la burqa à près de 95 pour cent.
Il se lâche ensuite pour révéler sa véritable pensée en disant « mais enfin la France devient un pays pluriculturel, un pays de diversité (on y est !) il faut vivre ça » au sens d’il faut savoir l‘accepter comme si c’était l’enjeu vrai du débat.

En bon défenseur des religions en général tout en ayant pas coupé le cordon ombilical avec la sienne, il défend l’idée d’une société où on laisse à chaque religion le soin de définir sont propre périmètre d’action, en se servant comme toujours d’un islam victimisé pour cheval de Troie dans la défense de ses idées. Un seul but, des religions, toutes, contre la laïcité pour reprendre du pouvoir politique sur la société.

Il va même jusqu’à inverser le sens du débat en mettant en avant les discriminations dont seraient victimes les musulmans en lien avec la non acceptation de la France de la diversité. Il prend l’exemple de personnes qui lui ont fait parvenir un mail pour lui expliquer qu’ils n’avaient pas pu fêter l’Aïd el-Kebir faute de locaux, chose dont devrait s’occuper plutôt selon lui la commission qui travaille sur une loi ou pas concernant l’interdiction de la burqa.

Il ne faisait que défendre une fois de plus ses thèses qui convergent dans le soutien inconditionnel du modèle anglo-saxon communautariste de juxtaposition de communautés comme autant de mises à part et de différences de droits des individus, au nom du droit de chacun à sa religion. Il y a ici on le sait une rupture de paradigme entre cette tendance qu’il représente et les défenseurs que nos sommes d’un modèle français de la laïcité qui prône lui le mélange et l’égalité au lieu de la différence des droits et de la séparation selon la religion ou l’ethnie comme régime naturel de la société.

Ramadan et Bauberot même combat : mettre à mort la laïcité

Ramadan encore une fois invité par l’animateur, n’avait plus qu’à valider ce discours digne d’un serviteur ayant fait allégeance à sa cause. Rappelons au passage qu’il était opposé à la loi de mars 2004, qu’il est le véritable porte-parole international de l’islam communautariste. Rappelons qu’il considère la lapidation qui fait partie de la charia, la loi islamique, comme une pratique à propos de laquelle on pourrait discuter d’un moratoire comme si elle pouvait être négociée. Ce qui en dit long sur la conception qui est la sienne des droits des femmes et plus généralement des Droits de l’homme.

Ramadan reprend les propos de Bauberot pour dire combien ils sont importants pour poser les vrais problèmes, ceux évidemment des discriminations dont seraient l’objet les musulmans en France, finissant d’inverser la nature du débat qui alors commence à marcher sur la tête sans qu’à aucun moment l’animateur n’intervienne pour changer le cours des choses.

Ramadan prend ensuite à témoin le discours d’Obama au Caire favorable au port des signes religieux qui pointait en creux la France du doigt par rapport à l’interdiction de ceux-ci pour expliquer en fait, que ce sujet serait une balle de ping-pong entre les partis politiques en France pour occuper le débat public en l’absence de projet. Balayant ainsi d’un revers de main tout problème posé par cette religion.

Mieux, il dit qu’il y a d’autant moins de problèmes avec les musulmans que l’islam est une « religion française… » et donc qu’il ne s’agirait encore là que de discrimination, d’intolérance de l’autre. Un tour de passe-passe qui vaut manipulation de l’opinion dont il s’est fait une véritable profession de foi.

Face à la burqa, il faudrait faire de la pédagogie selon Ramadan : autrement dit ne rien faire pour laisser au communautarisme le champ libre

Il évoque ensuite directement le sujet de cette revue de presse, attaquant Eric Besson, ministre de l’intégration, qui a pris finalement position courageusement en faveur d’une loi interdisant le port de la burqa et du niqab en France, à l’écoute de certains témoignages accablants pour cette pratique et ses conséquences dans le contexte des auditions faite par la commission parlementaire sur ce thème.

Il réagit à cette prise de position en disant que l’on ne changera pas les mentalités par une loi répressive mais par un travail un travail éducatif, comme si la loi devait simplement suivre les mentalités au risque qu’elles nous entrainent vers le chaos, absurde ! Il y a des tas de pulsions qui sont réprimées par la loi et nous permettent de vivre en société, comme celle de la domination de l’homme sur la femme réduite à l’état d’objet au services de ses caprices, telle que la religion musulmane y invite à travers la burqa, reflet de ce que cette religion a de plus conservateur et qu’il faut combattre sans concession !

Bien sur, il se dit contre la burqa comme Bauberot mais aussi contre une loi, impensable ses yeux car tout ici serait question de pédagogie qu’on devrait bien sûr lui confier ainsi qu’aux imams. Une façon de laisser se répandre le poison du salafisme dans notre pays derrière cette sollicitation de notre naïveté. !

La burqa pour Francis Lalanne, c’est un problème des musulmans entre eux : vous allez rire !

Même façon de penser chez Francis Lalanne qui en petit anarchiste à courte vue s’oppose à toute idée de règlementation des comportements par la loi dans notre société, comme si la liberté n’avaient pas de règles. Mettez un renard au milieu des poules en donnant à tous la liberté et il ne restera bientôt plus que le renard dans le poulailler !

Il nous dit une chose qui pourrait être hilarante et entrer dans le Guinness World Records des plus grosses bourdes si l’ignorance de ce personnage n’était pas si dangereuse pour nos libertés : « Il ne faut pas oublier qu’il y a une séparation entre l’Eglise et l’Etat. Donc, tout ce qui est du domaine du culte doit être discuté à l’intérieur du culte (…) l’Etat n’a pas à se mêler de fixer les signes distinctifs d’une religion, surtout dans l’espace public (…) C’est aux musulmans entre eux à définir leurs limites »

Ce serait aux musulmans à décider de leur religion et de leurs pratiques entre-eux, comme si on pouvait imaginer laisser les automobilistes définir entre-eux le code de la route. Le résultat ici serait l’encouragement à un communautarisme avec ses clans pouvant aller jusqu’à se faire la guerre en reproduisant ce qui se passe en Afghanistan ou en Irak. En fait, ce serait permettre le développement d’un fonctionnement mafieux des religions au nom de leur liberté en dehors des lois et des droits, rien que cela.

Ce Francis Lalanne est décidément un de nos intellectuels de haut vol qu’il ne faudrait surtout pas délocaliser, il est impayable ! Il se prétend même parler en défenseur et connaisseur de la République… Ca aussi a de quoi faire peur !

La question de la burqa est un enjeu essentiel qui concerne toute la société et son vivre ensemble, c ‘est une question cardinale relative à la chose publique qui interpelle le citoyen et la nation, car il y a danger. La burqa est comme le symptôme d’un mal en période d’incubation auquel il est temps de mettre un stop !

Le théologien Marc-Alain Ouaknin même combat : la tolérance religieuse pour réponse telle qu’elle nous en donne l’exemple en Palestine !

Marc-Alain Ouaknin donne à son tour son avis, qui est le même que ses prédécesseurs. Il se vante d’être invité dans des lycées et de faire entrer le religieux dans l’école au nom de l’enseignement de la tolérance religieuse bien sûr. Dans le prolongement Il nous vente les bienfaits, sur un ton sibyllin, d’un mouvement formidable conduit par des religieux pour la paix « 100 rabbins et 100 imams pour la paix ».

Des gens bien mal placés pour nous faire croire en eux, alors que les guerres dans le monde ont essentiellement aujourd’hui des conflits religieux pour cause, quelle gageure ! Précisément, ce n’est pas de l’accord entre des religieux dont il faut attendre la paix mais d’un règlement politique de ces conflits qui mette au pas les religions et les religieux en leur imposant la logique des droits communs au lieu des textes sacrés au nom desquels ils s’entretuent un peu partout.

Sans faire prévaloir la laïcité, c’est-à-dire la supériorité de la citoyenneté, du bien commun, de l’intérêt général sur les religions, leurs dogmes nous ramènent toujours lorsqu’elles accèdent au pouvoir politique à la guerre !

La burqa est aussi pour lui une question d’interprétation des textes et de pédagogie, de tolérance, ridicule. Pourtant, ce n’est pas parce que les juifs et les musulmans connaissent parfaitement la religion de l’autre qu’ils ne s’entretuent pas en Palestine.

Il rend hommage à Bauberot, citant une de se grands pensées dans l’ordre de la défense d’une laïcité ouverte : « il faut avoir le combat de l’intelligence contre la haine » Mais le combat de l’intelligence, c’est le contraire de ce qui s’est passé sur ce plateau, c’est un vrai débat démocratique avec des contradicteurs qui en étaient absents. Pas même la présence d’un membre de cette commission parlementaire qui entend associations et partis politiques, acteurs de la société civile sur le sujet en ce moment, sans la présence de laquelle ce débat perdait tout sens.

La seule façon sérieuse de combattre la haine de l’autre qui vient de la religion qui n’accepte pas dans ses principes le droit de croire en une autre religion ou de ne pas croire, c’est d’imposer par la loi le respect de la liberté de conscience, qu’aucune religion n’a jamais proposée.

Un débat qui met en cause la démocratie et la liberté de pensée où Ramadan à eu le champ libre pour sa propagande islamiste

Au lieu de nous parler de la burqa et du niqab, ces manifestations liberticides et dégradantes de l’individu en les désignant pour ce qu’elles sont, on a laissé place libre dans cette émission à un discours à sens unique extrêmement dangereux et qui n’a pas sa place dans des émissions, a fortiori du service public, où doit être respecté l’équilibre des convictions sinon on verse dans la propagande qui porte atteinte au débat démocratique et à nos libertés.

Incroyable, mais grâce à M. Taddeï, on sera passé de la question de la burqa comme discrimination insupportable des femmes au nom d’une religion, qu’elle soit voulu par soumission ou non, au procès de la France pour discrimination. Un scandale qui mérite une mobilisation pour mettre en cause l’animateur dont la responsabilité est ici totalement engagée !
Ramadan était encore interpellé pour réagir à l’intervention de la police cette semaine qui a mis fin à Calais à ce qu’on a appelé la Jungle, ce lieu de passage de clandestins vers l’Angleterre. Pour lui, c’est le reflet d’une gestion indigne de l’immigration en France. Il avançait qu’il faut élargir le débat comme le propose Bauberot (encore une fois lui !), parce qu’il serait fait par la France un traitement honteux de l’immigration.

En fait, la burqa serait le symptôme d’une France et d’une Europe qui se protègent contre l’immigration en la stigmatisant et en traitant de façon indigne des être humains. L’Europe ne survivrait selon lui pas sans immigrés, qui sont donc les sauveurs de l’Europe Occidentale, les musulmans au cœur de ce discours.

« Si l’Europe a un sens, que ça ne soit pas la simple protection de nos économies et des riches, ce sont des politiques sociales qui permettent de respecter les immigrés »… poursuit-il. On aurait besoin des immigrés, on ne pourrait pas s’en passer tout en les traitant mal, autrement dit, tout en ne pouvant s’empêcher d’être raciste … Qu’elle belle analyse qui joue encore une fois sur le levier de la culpabilité et de tribunes offertes sans contradictions.

Ramadan : le symbole du rejet de l’intégration et de la mise en procès permanent de la France par l’islam

Il n’y avait rien à attendre d’autre de cet individu qui est le symbole même du rejet de l’intégration et d’un procès permanent de la France. Il n’est pas inutile de préciser au passage quel est le pays qui accueille le plus de migrants musulmans et première terre d’accueil au monde pour les demandeurs d’asile, alors que depuis 1995 on a presque triplé le nombre de naturalisations annuelles. On est loin donc de pouvoir motiver ce procès qui lui est fait en permanence !

Les religions sont par nature contre le principe des nations, qui éloigne la religion du pouvoir politique. C’est pour cela que, dès qu’elles ne sont plus dans l‘Etat, il y a une telle attaque de celles-ci contre les pouvoirs publics. Les nations posent que les Etat représentent les individus au-dessus des intérêts privés au compte desquels se trouvent les religions, ce qui est insupportables à ces dernières d’autant que la France applique avec sa laïcité ce principe sans compromission. Les immigrés sont pour les religions un point d’appui de prédilection pour s’attaquer à la nation dans ce contexte, en les désignant comme victimes des Etats qui n’en veulent pas au-delà du raisonnable, pour les remettre en cause au nom de la liberté que par ailleurs elles foulent du pied.

Bauberot surenchérit en prenant l’exemple d’une musulmane qui n’aurait pas supporté la France en raison des discriminations et qui serait partie s’installer au Canada, où elle serait devenue docteur en philosophie et enseignerait la pensée de Levinas, grand penseur juif. « Je me dis, pourquoi la France ne peut-elle pas garder des gens de cette qualité là ! » C’est du vaudeville anti-laïque et anti-France !

Pendant ce développement, on voit le regard quasiment éberlué sinon hébété de Ramadan buvant du petit lait, surpris de la possibilité que notre titulaire de la chaire de laïcité de l’EHESS puisse aller à ce point dans son sens, ce dont il n’aurait pas oser rêver. Inimaginable effectivement et inconcevable que de laisser entre les mains d’un tel personnage la responsabilité de représenter la pensée historique et sociale officielle de la laïcité !

Pas un des invités ne dira le contraire, ne s’opposera, ne mettra un bémol à ces propos qui sont des buchers élevés contre la République et la laïcité, contre la France.

Un débat dont la nature déshonore France 3 et dénature le service public

M. Taddeï a crée les conditions d’un débat inique, antidémocratique, en évitant soigneusement sur un thème aussi important de mettre en présence de ces invités-là des avis contradictoires susceptibles d’éclairer le citoyen. On a à ce moment livré la télévision aux protagonistes d’une idéologie qui défend derrière ce qui est appelé laïcité tout son contraire, avec une malhonnêteté intellectuelle qui peut faire peur lorsqu’elle ainsi relayée sans contrepoids quand on sait ce qu’elle porte en elle.

On a laissé vanter lors de cette émission une liberté individuelle qui serait de l’ordre du choix de la soumission, comme l’esclave qui ne peut imaginer être autre chose que l‘objet de son maitre. Bravo à M. Taddeï pour cette prouesse qui déshonore France 3, pour avoir à ce point dénaturé la mission de service public qui lui est dévolue.

Guylain Chevrier

historien.

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