Georges Marchais était-il un raciste fasciste d’extrême droite ?

Publié le 20 septembre 2010 - par - 1 405 vues

Il y a 30 ans, le Parti communiste était certes un parti stalinien, qui n’hésitait pas à utiliser la violence physique contre les gauchistes, notamment. Mais il avait des racines ouvrières, vivait au coeur de la classe ouvrière. Voilà ce que répondait Georges Marchais au recteurs de la mosquée de Paris, qui reprochait au maire communiste de Vitry d’avoir détruit au bulldozer un foyer en construction, dans sa ville.

*Lettre de Georges Marchais, alors secrétaire général du PC, reproduite
dans « L’Humanité » du 6 janvier 1981.

Elle est adressée au recteur de la mosquée de Paris, qui venait de
s’indigner contre la destruction au bulldozer (le 24 décembre 1980,
veille de Noël !) d’un foyer de 300 travailleurs maliens par le maire
communiste de Vitry, Paul Mercieca.

Extraits : Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits
me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul
Mercieca. Plus généralement,
j’approuve son refus de laisser s?accroître dans sa commune le
nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés.
En raison de la la présence en France de près de quatre millions
et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la
poursuite de l’immigration pose aujourd?hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables.
La cote d?alerte est atteinte. C’est pourquoi nous disons : il
faut arrêter l?immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs
au chômage.
Je précise bien : il faut stopper l?immigration officielle et
clandestine.
Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale
française par l’immigration.
Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos,
des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons
de vivre différentes.
Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des
divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français.
Quand la concentration devient très important, la crise du
logement s’aggrave.
Les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles
françaises ne peuvent y accéder.
Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés
plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes.

30 ans plus tard, le PCF est devenu un parti bobo, qui est passé, en 30 ans, de 21 % à 1,94 % aux dernières présidentielles. Rien d’étonnant, il a perdu la classe ouvrière, et, à force de courir après le PS (Robert Hue) ou après l’extrême gauche (Marie-George Buffet), il a perdu toute crédibilité au sein du monde du travail. Il ne lui reste plus qu’à essayer de gagner un prolétariat de rechange, les clandestins, et de suivre la surenchère gauchistes !

Dédié aux communistes fidèles aux PCF qui, trente ans après, sont passés, sans état d’âme, d’une ligne républicaine à une ligne communautariste… et qui insulteraient, aujourd’hui, Georges Marchais, s’il tenait ces propos !

Jeanne Bourdillon

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