Gaudin-Guérini et la grande mosquée : le pas de deux des dhimmis marseillais

Publié le 16 février 2009 - par
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« La Mecque des Bouches-du-Rhône », quoi…s’écrie triomphalement et avec une complaisance dégoulinante de dhimmitude « La Provence » (1) en présentant le projet pharaonique de la grande mosquée de Marseille au paiement de laquelle vont largement participer les habitants de la ville et ceux du département puisque, pour ne pas être en reste avec son compère Gaudin, le sieur Guérini, président socialiste (sic !) du conseil général et qui rêve d’être « calife » à la place du « calife », a décidé de mettre la main dans la poche de « ses » contribuables…

Cochons de payants, va, vous n’êtes bons qu’à ça…à vous taire aussi…et à croire aux discours ressassés qui mettent en cause l’Etat « qui écrase les collectivités territoriales et les pressure ardemment au point qu’elles ne peuvent faire face à leurs dépenses »…Dame, il faut bien que ces collectivités territoriales subventionnent ce que la loi leur interdit de subventionner, en la détournant afin de pouvoir, ensuite, plaider pour sa disparition…

Qu’on en juge…

Un bail emphytéotique consenti par la commune pour un loyer qu’elle a dû relever (elle avait prévu 300 euros/année !!!) après un passage par le Tribunal Administratif mais qui reste si faible qu’il en fait baver d’envie les entrepreneurs, commerçants ou autres donneurs d’ordres qui auraient pu acquérir ces 6500 m2 sur lesquels s’étendaient les anciens abattoirs de la ville…

Une démolition des bâtiments existants, cadeau de la ville pour préparer le terrain.

Et un engagement d’aide financière des deux larrons en foire qui dirigent la mairie et le conseil général et qui vont dilapider de conserve l’argent public pour financer une partie des « équipements culturels » inféodés à la mosquée…(2)

Car, figurez-vous, et le préfet lui-même l’a confirmé, ça ne viole pas la loi de 1905…

Nous faire prendre des « vessies pour des lanternes », c’est le jeu favori de cette caste politique française qui se partage allègrement tous les pouvoirs (et les prébendes affectées) : le national à l’UMP, le territorial au PS …sans parler de la main mise de l’UMPS sur les organes annexes des structures de gestion du pays … Aussi n’hésite-t-elle pas à contourner les lois (celle de 1905 ici) et les principes (la laïcité ici) pour imposer sa vision étroite et européiste de l’organisation communautariste de notre espace sociétal.

Car le citoyen averti sait ce qu’est une « grande mosquée » , et celle prévue à Marseille se veut marquante : un lieu de culte, certes, mais aussi et surtout un lieu où s’affirme « l’oumma », la communauté des croyants, qui impose son école coranique, ses lieux de commerce, ses salles de rencontres, sa bibliothèque (il paraît qu’on va y trouver les œuvres complètes de Voltaire et de Diderot…mais, chut, ne le répétez pas…), son réseau « social » …Un lieu qui affirme haut et fort la loi de la communauté étroite des « croyants » face à la loi démocratiquement élaborée de la République…Un lieu de conquête de l’espace public afin d’y faire régner la loi spécifique d’une religion dont le passéisme et l’obscurantisme de pensée et d’action éclatent au grand jour chaque jour davantage pour qui a les yeux ouverts et l’esprit affûté…

Et ça, ça sera réalisé avec l’argent de nos impôts (que les élus locaux et territoriaux vont augmenter fortement en 2009) (3), dépensés encore une fois de manière non seulement inconsidérée mais illégale, même si les tenants UMPS de la « laïcité positive » y voient le moyen d’imposer aux citoyens les conclusions du fameux rapport « Machelon » destiné à « théoriser » l’abandon de la loi de 1905 …A ce propos, on ne peut que sourire (mais on peut aussi s’indigner) devant la vacuité de la pensée du président socialiste (sic !) du conseil général des Bouches du Rhône qui justifie son attitude en prétendant que les musulmans de Marseille doivent avoir un lieu de culte « digne de ce nom » comme les autres pratiquants religieux, oubliant de dire qu’il y a 65 mosquées sur la ville et que la laïcité, ce n’est pas « distribuer aux religions », c’est – au contraire- s’extraire des religions : l’Etat est chez lui, les Eglises chez elles…Aucune religion ne relève du service public !

Et c’est aux religions elles-mêmes de prendre totalement en charge la construction et la gestion de leurs lieux de culte…L’association religieuse qui veut faire aboutir son projet doit suivre la loi générale : un terrain dans une zone prévue dans les documents d’urbanisme, un achat de ce terrain au prix du marché, un projet qui s’inscrit totalement dans le règlement et les contraintes urbanistiques, un cahier des charges prévoyant le mode de gestion du futur lieu de culte…..bref, un projet qui s’inscrive pour toutes ses caractéristiques dans les lois et règlements qui régissent les différentes parties de l’espace public et qui permettent le respect de l’ordre public…Et un plan de financement transparent qui permette de contrôler les mouvements des « capitaux » conformément à la législation en vigueur en France.

On peut cependant penser que la revendication actuelle de constructions de mosquées dont le besoin n’est pas évident relève d’une volonté d’imposition dans le paysage géographique et urbain d’une religion qui veut dominer notre espace politique et public. Ce point est indéniable pour qui met en perspective le nombre de personnes se réclamant de l’islam, le taux de pratiquants réels (qui n’excède pas 25%) et le nombre de lieux de culte existants. Car quand un ministre algérien déclare au sieur Guérini que l’Algérie souhaite que la grande mosquée de Marseille soit la plus importante de France (1), on comprend les enjeux…et la pusillanimité (comme l’état de dhimmitude) de l’élu départemental français venu quémander de l’argent pour ce projet éclate quant il se révèle incapable de remettre à sa place cet intervenant étranger et de lui faire remarquer qu’il ferait mieux de permettre la pratique de la liberté de culte (de conscience, ce serait trop demander…) dans son propre pays…

On n’en finirait pas de recenser les signes d’avilissement républicain et laïque qui témoignent de l’état de dhimmitude et de lâcheté intellectuelle dans lequel se complaisent des élus censés représenter le peuple de France et la République, ce peuple de France dont le tiers ne croit en aucune religion et dont les trois-quarts ne se réfèrent à aucune d’entre elles pour organiser leur vie (4) …

Il est donc temps que chacun mette son vote en conformité avec ses valeurs et convictions profondes, et renvoie dans les époques obsolètes qu’ils illustrent ces hommes et femmes politiques dont l’action permanente ouvre les portes aux communautarismes les plus anachroniques et les plus dangereux comme au retour des Eglises « sur » l’espace public.

Robert Albarèdes

www.laic.fr

1 – http://www.laprovence.com/articles/2009/02/09/720803-Region-Grande-Mosquee-voila-qui-va-payer.php

2 – http://20minutes.marseillebondyblog.fr/news/ou-en-est-la-grande-mosquee-de-marseille

3- http://www.lefigaro.fr/impots/2009/02/13/05003-20090213ARTFIG00347-les-impots-locaux-vont-grimper-en-2009-.php

4 – http://www.lefigaro.fr/international/2009/02/10/01003-20090210ARTFIG00618-la-france-l-un-des-pays-les-moins-croyants-au-monde-.php

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