Hani Ramadan en France ! Les contradictions d’Eric Besson sur l’identité nationale

Publié le 16 novembre 2009 - par
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A peine avoir lancé un débat sur l’identité nationale, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité Nationale Eric Besson ne trouve rien à redire sur la présence sur notre sol de Hani Ramidan, le 15 novembre 2009 dans les locaux de l’UOIF ( Union des Organisations Islamistes de France ) à la Courneuve pour participer à une Conférence intitulée « A la lumière du Coran ».

La montée inquiétante du fondamentalisme religieux en France, impulsée par les islamistes radicaux ne cesse d’inquiéter nos concitoyens.
Que fait donc le gouvernement français face à cette offensive de l’islam rigoriste ?

Il joue avec le feu en autorisant la venue de ce fondamentaliste pour y prêcher sa mauvaise parole aux musulmans parmi tant d’autres qui professent dans de nombreux mosquées leurs discours haineux contre les mécréants, les juifs, les chrétiens, les athées, les homosexuels, les libres penseurs.
Hani Ramadan, né le 2 juin 1959, est un intellectuel suisse de confession musulmane. C’est le frère de Tariq Ramadan. Il est docteur ès lettres et philosophie de l’Université de Genève (1990). Il est marié et père de 3 enfants.
Il dirige depuis 1995 le Centre islamique de Genève, fondé par son père Saïd Ramadan, également fondateur de la branche palestinienne des Frères musulmans. Il dispense un enseignement religieux fondamentaliste. Prédicateur musulman, il donne de nombreuses conférences et ses publications sont largement diffusées. Il trouve un large écho parmi de jeunes musulmans désirant revenir à la pratique fondamentaliste.

Hani Ramadan est enseignant de français depuis 1981 au Cycle d’orientation de la Golette à Meyrin (canton de Genève).

En 1991, il fait paraître un livre la Femme en Islam, dans lequel il explique la différence du statut des hommes et des femmes dans cette religion. Le contenu de son livre est jugé par nombres de ses collègues, comme étant discriminatoire, en particulier pour les femmes.

En 2000, il se fait encore remarqué en lançant un appel au djihad à l’occasion d’une manifestation qu’il co -dirige contre l’occupation israélienne. Il tente auprès des médias d’expliquer que son appel au djihad n’est nullement violent, sans pour autant convaincre.

En 2002, dans une tribune du Monde intitulée, la Charia incomprise, il explique la notion de droit islamique et fait référence à la lapidation en la présentant comme une mesure dissuasive prévue la loi divine référence ultime des musulmans. Il ose faire un parallèle avec le Sida , en tentant de justifier que ce sont des punitions imposées par dieu à une humanité pécheresse qu’il convient d’accepter si nécessaire mais en montrant de la compassion pour la victime.

Pour Hari Ramadan la lapidation est une punition mais aussi une purification.
De tels propos devraient être condamnés avec la plus grande sévérité. Il n’est pas tolérable que des individus qui prônent les préceptes de la Charia soient invités sur notre sol, tout cela au nom de la liberté d’expression.
Tout dernièrement en Aout 2009 dans un texte intitulé « Vol d’organes palestiniens ? » il reprend un article du site d’Al Manar, la chaine de télévision islamique du Hezbollah, accusant l’Etat Israël de confisquer les cadavres palestiniens afin de faire commerce de leurs organes.

Il parait inconcevable et incompréhensif que les autorisés françaises puissent accepter que les fondamentalistes continuent en toute impunité à propager leur idéologie à caractère fasciste, tout cela au nom de l’exercice d’un culte.
Pour montrer le laisser faire de nos Gouvernants, il suffit de rappeler ce passage de l’intervention de Dalil Boubakeur lors de son édition devant la mission parlementaire sur le voile intégral le 28 octobre 2009 :
« On assiste actuellement dans le monde à une phase d’investissement, d’invasion de ce salafisme, pour qui la femme doit être traitée selon les textes salafistes – et pas selon le Coran ou la tradition habituelle de la sunna que nous défendons.
Nous ne savons pas comment lutter. L’influence de la Mosquée de Paris a été minorée, y compris au CFCM dont je ne fais même plus partie.
Ne mettez pas en avant « les musulmans » mais les choix qui ont été faits et qui ont amené les responsables de l’Islam en France à représenter cette masse plus ou moins fondamentaliste, dans le silence, l’apathie, dans l’aboulie générale et avec le consensus des pouvoirs publics, en France ou ailleurs.
Nous sommes tous embarqués dans la même problématique. Nous souhaitons tous une loi de rigueur. Si cette loi venait à être édictée, ce serait bien entendu une loi de sécurité – sécurité à laquelle chacun a droit. Mais attendez-vous à ce qu’elle soit vigoureusement contestée par ceux qui ont intérêt à ce que se poursuive l’invasion du fondamentalisme. On l’a vu au moment du foulard ».

En quelque sorte les Politiques seraient en partie responsables de la montée du fondamentalisme, en n’ayant rien fait jusqu’à ce jour pour l’endiguer voire l’éradiquer à la racine.

De ce point de vue, je ne peux que partager le constat de Dalil Boubakeur.
L’Etat a été trop longtemps indulgent avec ces courants fondamentalistes et se retrouve aujourd’hui devant une poussée du communautarisme qui brise le pacte social ferment de notre république une et indivisible.

Comment peut-on prendre position pour l’interdiction du port du voile intégral sur notre sol et en même temps promouvoir la finance islamique comme s’apprête à le faire le Gouvernement de Sarkozy ?

Comment peut-on accepter que des rues de nos grandes villes soient coupées par des musulmans manipulés par des islamistes radicaux pour y faire leur prière, sans que les forces de police n’interviennent pour y mettre un terme ?

Les hommes politiques de droite et de Gauche devraient s’opposer de façon ferme à cet islam conquérant et provocateur pour rappeler que la France est une république laïque, qui ne saurait tolérer dans l’espace publique des manifestations ostentatoires qui représentent un trouble à l’ordre public.

Imaginez un seul instant que des naturistes bloquent des rues entières pour y promouvoir le désir de vivre nu en société. Ne verrait- on pas les forces de police débarquaient illico presto pour faire cesser de genre de manifestation ?

Comment peut-on autoriser l’implantation de mosquées avec des aides publiques déguisées ou facilitées par les élus de la République ?

Y aurait-il un double langage des pouvoirs publics ou des partis politiques avides de rechercher les voix de nos concitoyens par tous les moyens au risque de remettre en cause le pacte social qui nous unit au-delà de nos différences ?

Il ne suffit pas de lancer un débat sur l’identité nationale, tout en laissant prospérer sur notre territoire des pratiques contraires à nos traditions.
Il n’est pas possible de négocier avec des courants fondamentalistes dont l’idéologie est à l’opposé de nos valeurs fondamentales d’égalité de fraternité et de liberté.

L’identité nationale doit intégrer la place que nous donnons aux femmes dans notre Société donc le port du voile intégral est antinomique avec l’idée que nous nous faisons de la dignité de la femme.

Les prédicateurs tels que Hani Ramadan ou son frère Tariq Ramadan voudraient que l’islam, religion sexiste, ségrégationniste et machiste s’impose à tous.

Dans leurs discours ces fanatiques utilisent la laïcité pour la détourner de sa véritable définition qui est la séparation entre l’Etat et la Religion.
Voici ci-dessous deux interventions des frères Ramadan qui ne laissent aucun doute sur leurs intentions :

-Extraits d’un texte d’Hari Ramadan dans la Charia incomprise dans le Monde du 10 septembre 2002 :

« En clair, que ceux qui nient qu’un Dieu d’amour ait ordonné ou maintenu la lapidation de l’homme et de la femme adultères se souviennent que le virus du sida n’est pas issu du néant »

« Les musulmans sont convaincus de la nécessité, en tout temps et tout lieu, de revenir à la loi divine. Ils voient dans la rigueur de celle-ci le signe de la miséricorde divine »

-Extraits d’un texte de Tariq Ramadan sur les musulmans et la Laïcité le 18 juin 2004 :

« Appliquez sur nous la laïcité que vous appliquez sur vous, en métropole. Ce sera un moyen pour nous de libérer notre référence religieuse de votre contrôle et votre domination politique ».

« On ne vit dans la laïcité que dans la mesure où la elle nous permet de rester fidèles à nos références. On s’isole donc de ce cadre-là et sans interagir avec ».

Toutes ces théories théologico-politiques n’ont qu’un seul but expliquer que la religion est supérieure à tout autre système de pensée.
Il est grand temps que les politiques réaffirment que la France n’est pas un pays qui acceptera que la religion interfère dans la vie de la cité.

L’islam conquérant s’inscrit dans une stratégie d’islamisation de la société et le port du voile en est l’étendard.

Si le débat sur l’identité nationale doit avoir une vertu, cela doit être celle de la libération contre toutes les oppressions d’où quelles viennent.

Il est grand temps que le législateur intervienne pour que cesse sans plus tarder, ces manifestations obscurantistes sur notre territoire.

La religion doit rester cantonnée dans la sphère privée et ne pas se manifester sous quelque forme que ce soit dans la sphère publique.
Il faut que les politiques cessent de tenir un double langage dont se servent les islamistes pour avancer leurs pions.
Les politiques doivent réaffirmer que la République ne saurait tolérer en son sein des idéologies contraires aux valeurs universalistes.

Il est donc totalement contradictoire de vouloir faire reculer l’obscurantisme tout en laissant sans réagir des discours d’intolérance et d’exclusion se perpétuer dans notre pays.

Comme disait Victor Hugo : « L’Etat chez lui, l’Eglise chez elle »

Il serait grand temps que nos politiques s’en inspirent avant qu’il ne soit trop tard.

Fabrice Letailleur

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