Il faut regarder Le troisième jihad

Publié le 2 février 2009 - par - 354 vues

A une époque où Geert Wilders a des ennuis avec le justice hollandaise cause de « Fitna », la sortie, aux Etats-Unis, du film « Le troisième jihad » est un événement dont il faut mesurer l’importance. Le fait que le site « Bivouac » donne la possibilité d’en diffuser une large version, sous-titrée, est une aubaine pour les internautes francophones. Espérons que certains hébergeurs, comme ce fut le cas lors de la sortie du film du député hollandais, ne cèdent pas aux pressions que les islamistes ne manqueront pas d’exercer.

http://blip.tv/play/AdmXMI6nSg

L’approche du film est totalement différente de celle de Geert Wilders. Le narrateur, Zudhi Jasser, médecin à Phoenix, se dit musulman, et c’est au nom de sa religion qu’il entend dénoncer les islamistes radicaux. Dès les premières images, la prudence est de mise : « Ce film ne porte pas sur l’islam, mais sur la menace que représente l’islam radical. Sur 1,3 milliard de musulmans, il y a peu de musulmans radicaux ».

Mais une fois ces phrases prudentes prononcées, le réquisitoire est impitoyable. S’appuyant sur un document des « Frères musulmans », authentifié par le FBI, qui démontre la stratégie d’infiltration des islamistes aux Etats-Unis, l’auteur tente d’alerter un pays qui sous-estime gravement la menace qui le guette.

Il diffuse des prêches, des interviews d’islamistes qui jouent cartes sur tables. Leur objectif est clair : aux Etats-Unis, la charia doit remplacer les lois actuelles du pays. Il faut être patient, mais Allah l’a prévu, la victoire viendra forcément.

La takia, le double langage, de beaucoup de musulmans modérés est également démontrée. Ils font partie d’une stratégie visant à endormir les autorités américaines, pour mieux infiltrer différents rouages de la société.

Le culte du martyr, la fascination de la mort, symbolisés par cette mère palestinienne, mère de dix enfants, qui en a déjà sacrifié trois dans des attentats-suicides, et se dit prête à sacrifier, au nom d’Allah, ses autres enfants, y apparaît de manière effrayante.

Après cette interview, on ne peut que penser à Wafa Sultan, qui écrivait que cette mère faisait peut-être partie de ces femmes qui pleuraient la mort d’un de ses enfants… lors des bombardements israéliens !

Ayaan Hirsi Ali intervient à plusieurs reprises. La clarté et la qualité de son discours sont toujours des moments de bonheur, qui tranchent avec les paroles alambiquées de certains laïques français dès qu’il s’agit de parler de l’islam.

La question du choc des civilisations, souvent évoquée par certains pour justifier leur inaction devant la montée de l’islam, est abordée. Il y a bien un choc de civilisations, celui qui oppose la démocratie et la liberté de conscience, valeurs dont se réclame l’occident, à la barbarie que véhicule le totalitarisme islamiste.

A une époque où l’Onu veut criminaliser toute critique de l’islam, le fait que de larges séquences de ce film puissent passer sur internet est une victoire de la liberté d’expression contre la censure.

Dans un rôle fort différent de Fitna, qui attaquait les fondamentaux de l’islam, pour démontrer que les islamistes radicaux ne faisaient qu’appliquer le coran, Le Troisième jihad contribue, avec son approche, à alerter l’opinion des pays occidentaux sur la montée du fascisme du 21e siècle, au cœur même de leur société.

Un film à voir, en attendant le premier cinéaste audacieux qui va oser faire le même, sur l’offensive de l’islam en France, le rôle du président Sarkozy, celui de l’UOIF, du Conseil Français du Culte musulman, la prolifération des voiles, les revendications de constructions de mosquées, la complicité de toute une partie de la gauche et de la droite, le silence de la presse…

Allez, on est prêt à écrire bénévolement le scenario !

Jeanne Bourdillon

http://blip.tv/play/AdmXMI6nSg

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