Immigration : les journalistes font tout pour faire pleurer Margot

Publié le 25 novembre 2008 - par
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La semaine dernière, mercredi 19 novembre Brice Hortefeux invité sur RTL par Jean-Michel Apathie a annoncé la régularisation d’une ressortissante camerounaise suite à une mobilisation de RESF.
M. Hortefeux qui n’a accepté son ministère qu’à contre-cœur ne souhaite sans doute pas que son nom reste attaché à une politique répressive comme tant de ses prédécesseurs chargé de l’immigration. Il veut donc redorer son blason et multiplier les gestes humanitaires.
Pourquoi pas ? Mais on aimerait que sa compassion s’exerce de manière plus équilibrée.

Il se trouve que ce même jour était l’anniversaire de l’assassinat d’Anne-Lorraine dans un RER un dimanche matin alors qu’elle se rendait chez ses parents. Or, sur la même station une heure avant, le père de cette jeune fille avait rappelé la mémoire de sa fille. A part ce témoignage, les médias ont été très discret sur ce triste anniversaire. Nous nous étions déjà étonné l’année dernière de cette partialité des médias et des associations. De même, la semaine dernière, RL a donné la parole au témoignage de cette libraire du Bourget agressée à plusieurs reprises et dont l’affaire ne semble pas susciter autant d’interêt que la situation de cette Camerounaise qui a tellement touché M. Apathie qui y a consacré l’essentiel de son entretien agressif avec M. Hortefeux.

De fait, l’histoire de cette dame camerounaise m’a interpellée car une fois de plus cette affaire illustre comment fonctionnent les associations pour lesquelles la seule et unique solution est de vivre coûte que coûte en France quitte à utiliser les arguments les spécieux. La plupart des journalistes ne cherchent à en savoir plus et gobent allègrement tous les boniments que les bonnes âmes leur racontent. Quand à aller vérifier et croiser les sources cela devait s’apprendre il y a bien longtemps dans les écoles de journalisme. Ayant eu l’outrecuidance de le rappeler, M.Hortefeux s’est fait vivement remettre à sa place par cet éditorialiste arrogant. Je suis toujours étonné par l’arrogance de ces Messieurs qui se croient tout permis. On aimerait bien qu’il reste encore quelques hommes ou de femmes qui comme Georges Marchais osent leur dire : « Taisez-vous M.Elkabech ! » Bien rares sont ceux ou celles qui osent les remettre à leur place.

D’après les informations recueillies dans la presse, Madame Viktorino Dikoho est entrée en France irrégulièrement en 2001. Elle a fait connaissance d’un Français dont elle a eu un enfant le 31 janvier 2004 et en tant que parent d’enfant français pouvait à ce titre bénéficier d’un titre de séjour. L’enfant étant décédé malheureusement à l’âge de trois mois, elle ne pouvait plus bénéficier de ce droit lié à la condition de parent d’un enfant français.

Elle a eu par ailleurs deux autres enfants sans doute d’un autre père pas français puisque la préfecture refusait de lui délivrer un titre de séjour. Scandale pour les associations.
On veut qu’une mère abandonne le pays où son enfant est enterré…quelle monstruosité ! Il y a quelques mois, c’est une femme dont le mari était décédé qui devait rester sur la terre où était enterré son défunt mari…

Sans doute vais-je encore choquer certains de nos lecteurs mais nous prend-on vraiment des imbéciles ? Combien de parents venant d’Afrique, pour des raisons économiques le plus souvent même s’ils demandent l’asile, parfois et trop souvent par des filières de prostitution en ce qui concerne les femmes, racontent qu’elles ont laissé leurs enfants au pays, à la famille sans savoir toujours où ils sont. Certaines ont également souvent des enfants morts et enterrés au pays compte tenu de la situation sanitaire et de la mortalité enfantine.
Apparemment cela ne les empêche pas de quitter leur pays. Il ne s’agit pas de les blâmer mais qu’on ne vienne pas nous raconter que ce fait est un obstacle au retour dans leur pays.

En outre, pour bien connaître ces situations, un grand nombre de femmes en situation irrégulière pensent en concevant un enfant gagner un droit au séjour. Il n’est pas rare que certaines croient que le père est Français et découvrent, enceintes, d’une part que c’est faux et d’autre part que le père a pris la poudre d’escampette. Nombreuses sont ces femmes dans des situations de très grande précarité qui se retrouvent avec plusieurs enfants en bas âge sans ressource, sans logement et qui sont à la charge de l’aide sociale. C’est une triste réalité mais dont les associations portent une responsabilité car leur idéologie immigrationniste les conduit toujours à considérer que tout doit être fait pour qu’elles restent en France même avec les arguments les plus tirés par les cheveux. Alors qu’en réalité pour beaucoup, et en particulier les femmes et les mères (les hommes s’en sortent toujours plutôt mieux), il serait souvent bien plus préférable pour elles et encore plus pour leurs enfants de retourner dans leur cadre familial de leur pays d’origine. Il y a quelques années, une jeune femme dans cette situation a tué sa petite fille qui était venue un obstacle pour refaire sa vie.

En encourageant ces femmes à avoir des enfants dans n’importe quelles conditions pour ensuite les inscrire à l’école et d’exiger un droit au séjour comme sésame absolu, on ne rend pas service à la cause ni de ces femmes ni de ces enfants dont la naissance est instrumentalisée.

Mais dans cette logique les associations qui interviennent pour les demandeurs d’asile sont prêtes à faire feu de tout bois quitte à se contredire. Ainsi, elles qui n’ont jamais montré beaucoup d’empressement pour lutter ni contre la polygamie ni contre l’excision, ni les mariages forcés (seuls le GLAMS et le planning familial mènent depuis des années ce combat), se déchaînent afin que la France accorde l’asile aux femmes ou aux mères des filles menacées par ces risques.

Leur seul objectif est de permettre au plus grand nombre d’étrangers de venir et de rester en France quelles que soient les conditions d’existence des intéressés et de leurs enfants (sympa de savoir qu’on a été conçu pour obtenir un titre de séjour), quelles que soient les conséquences sociales pour le pays d’accueil.

Alors il se trouve toujours un journaliste qui prend le relais et alors qu’il aurait pu interroger le ministre sur ce qu’il comptait faire pour favoriser l’intégration, pour protéger cette libraire du Bourget, ce qu ’il pensait de la proposition de Jacques Myard pour interdire le voile, non une fois encore ces questions n’ont pas été posées car c’est tellement plus simple de faire pleurer Margot ?

Gabrielle Desarbres

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