Indignation mondiale après une nouvelle exécution de mineure en Iran

Publié le 11 mai 2009 - par
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Le sexisme et la misogynie du régime iranien continuent à faire des victimes.

Le 6 mai, à l’initiative d’Amnesty international, dans 22 pays comme la Grande-Bretagne, Belgique, France, Allemagne, Pologne, Canada, Italie, Suisse, Malaisie, Etats-Unis, Tchéquie, Vénézuela, Norvège, Suisse, Afrique du Sud, Burkina Fasso, Suède, Sénégal, Espagne, Maroc, Autriche, se sont déroulées des manifestions devant les ambassades du Régime Islamique de Téhéran, contre l’exécution de Délara Darbi

Délara Darabi, une jeune femme de 23 ans, jugée coupable du meurtre d’une cousine de son père, commis à l’âge de 17 ans, a été exécutée illégalement le 1er mai.

Aveux retirés et preuves matérielles ignorées

Cette jeune femme avait ensuite retiré ses aveux, aveux qui avaient été faits dans le but d’innocenter son amoureux qui lui, était majeur au moment du délit.

Le procès s’est déroulé en secret, en violation des droits internationaux. Les organisations de défense des droits de l’humain et plusieurs gouvernements ont critiqué les autorités iraniennes à la suite de l’exécution de Délara Darabi.

Mais dites-moi donc, lorsque le 22 avril, Ahmadinejad était venu faire son discours ignoble devant ces mêmes personnes, la présidence tchèque de l’Union européenne et les autres pays présents dans cette fameuse conférence contre le racisme, pourquoi ont-ils fait taire les ONG qui interrogeaient le régime islamique d’Iran sur les droits humains ? Alors qu’à cette date, Amnesty international avait déjà lancé les pétitions pour sauver Délara.

Pourquoi les organisations officielles n’ont-elles pas interrogé l’Iran pour son racisme-sexisme, pour sa misogynie, pendant la conférence de Durban ? Est-ce que la misogynie n’est elle pas du racisme, et discrimination contre les femmes ?

Délara fut exécutée parce qu’elle était une femme. Le même jour, dans la même prison de cette ville de Rashte, a eu lieu une autre exécution, celle d’une femme condamnée pour le meurtre de son mari.

Un déluge de critiques s’est abattu sur les autorités islamiques d’Iran depuis que Délara a été exécutée, assassinée. Mais ces critiques peuvent-elles empêcher d’autres exécutions, d’autres assassinats de femmes, dans un pays où les femmes n’ont aucun droit, et où les lois sont basées sur la charia et la haine des femmes.

Anne Assieh Pak

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