Interdire la burqa, symbole d’oppression des femmes

Publié le 29 juin 2009 - par - 491 vues
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68 députés de toute sensibilité politique (UMP, PS, PC et Centristes) ont déposé à l’Assemblée Nationale une demande d’enquête parlementaire pour examiner la prolifération inquiétante du port de la burqa dans les grandes villes de notre métropole. L’initiateur de ce projet est André Gérin , maire PC de Vénissieux (69). De multiples réactions à cette proposition fusent de toutes parts.

La majorité des français est favorable à l’interdiction de la burqa. A droite, des hommes politiques de Rama Yade, Luc Chatel, et Eric Woerth ont pris position pour légiférer contre ce symbole d’oppression et d’asservissement de la femme, contraire aux principes de la République.

A gauche, nous avons assisté à une cacophonie. Fadela Amara a déclaré : « Je crois que si on veut réellement aider à lutter efficacement contre les fondamentalistes, la burqa ce n’est que l’expression visible et physique des fondamentalistes et des intégristes dans notre pays ».

La secrétaire générale du PS Martine Aubry déclare vouloir éviter les solutions « simplistes » sur le voile intégral, estimant que si une loi l’interdisait cela n’empêcherait pas les femmes de continuer à le porter mais « elles resteront chez elles, on ne les verra plus ». Après avoir autorisé des tranches horaires réservées aux femmes dans ses piscines, elle continue à nier l’existence d’un phénomène inquiétant, elle oublie encore une fois les droits des femmes.

Laurent Fabius dit qu’il ne faut pas « stigmatiser les musulmans », tout en réprouvant le port du voile « au nom de l’égalité des sexes ». M. Fabius ne fait pas de différence entre islamistes radicaux et musulmans !
Une fois de plus, les partis de gauche ne sont pas capables de prendre une position claire en s’appuyant sur nos valeurs.

Dalil Boubekeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris déplore que le port de la burqa se développe en France, y voyant le signe d’une « radicalisation » et que « Le port de la burqa ne répond pas formellement à une prescription de l’islam. Le mot burqa n’est pas signifié dans le Coran, n’est pas un mot de la tradition de l’islam. C’est une expression vestimentaire anti-islamique, donc avant l’islam, dans une région bien précise qui est l’Afghanistan ».

Quant au CFCM (Conseil Français de Culte Musulman), il ne veut pas entendre parler d’une enquête parlementaire et «entend faire part de sa profonde préoccupation quant à la façon dont est évoqué ce sujet qui risque encore une fois de stigmatiser gravement l’islam et les musulmans de France».

Pour le secrétaire général de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), Fouad Alaoui, cette proposition des députés est «une nouvelle manœuvre propre à encourager les amalgames». Pas un mot sur la condition de la femme et sa soumission aux préceptes religieux.
Laissons le mot de la fin à Nicolas Sarkozy : « La burqa n’est pas un problème religieux, mais un problème de dignité de la femme » Dénonçant un « signe d’asservissement », le président de la République a précisé que la burqa n’était « pas la bienvenue sur le territoire français. Nous ne devons pas avoir peur de nos valeurs ni de les défendre », a-t-il déclaré le 22 juin au congrès de Versailles.

Le port de la burqa est une atteinte à la dignité de la femme dans nos sociétés démocratiques qui se sont libérées du joug de la religion.
Depuis quelques années les islamistes radicaux, à ne pas confondre avec les musulmans, ont engagé un combat dans le but d’islamiser le monde entier. La burqa est le symbole politique de ce désir d’expansion.

Ce prosélytisme intolérable et contraire à nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité risque de mettre à mal notre cohésion sociale, si nous laissons prospérer sur notre sol ces pratiques totalement obscurantistes.

Nous devons légiférer pour interdire le port du niqab ou de la burqa en France qui est une régression et une soumission totale de la femme.
L’oppression des femmes ne peut pas être tolérée dans une République laïque et démocratique telle que la France, pays du siècle des lumières et de la révolution de 1789.

La provocation incessante des barbus dans certaines banlieues de nos grandes métropoles (Région parisienne, PACA, lyonnaise et lilloise) est devenue insupportable pour tous les citoyens épris de justice, d’égalité entre les sexes et de respect de la personne humaine.

Les femmes musulmanes ou les converties qui portent le niqab ou la burqa stigmatisent les oppositions entre communautés et refusent par là même leur intégration dans notre société ouverte et propice aux échanges culturels.

Porter la burqa veut dire : regardez moi je suis une femme musulmane, j’obéis à la religion, j’obéis à ma famille, j’obéis à mon mari.
Ce refus de s’intégrer est une insulte aux luttes des femmes qui ont combattu au péril de leur vie pour se libérer de l’oppression des hommes sous toutes ses formes.

La pratique d’une quelconque religion doit rester dans la sphère privée et ne pas apparaître dans la sphère publique. Les signes religieux ostentatoires sur la voie publique sont une provocation pour les athées, les agnostiques et les libres penseurs.

Les républicains et les hommes de progrès ne peuvent pas rester sans réagir face à une idéologie qui nie aux femmes le droit d’exister.
La lutte contre l’obscurantisme est une impérieuse nécessité si nous voulons préserver et réaffirmer les principes d’égalité qui fondent notre République une et indivisible.

Nous ne devons pas abdiquer devant des préceptes pseudo religieux d’un autre âge, qui n’ont pas leur place sur notre territoire.
Cessons d’être tolérants avec des intolérants. Des élus de gauche et de droite ne respectent pas le principe de neutralité de l’Etat vis-à-vis des religions.

La loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat est sans cesse bafouée par ces élus. Ces représentants de la nation, qui devraient respecter cette loi se sont rendu responsables de la présence sur notre sol d’islamistes radicaux.

La faiblesse et le manque de courage de ces élus a permis aux islamistes de propager leur idéologie et à inciter les femmes de confession musulmane à porter le voile intégral ou la burqa pour certaines d’entre elles.

Certaines communes financent l’implantation de lieux de culte, plus particulièrement des mosquées, comme si cela permettait d’acheter « la paix sociale ».

Tout contraire, dans la plupart de ces mosquées, des imans autoproclamés tiennent des propos qui ne favorisent en rien le rapprochement entre les différentes cultures. Ces imans devraient être expulsés et renvoyés dans leur pays d’origine.

Ce ne sont pas des lieux de culte dont ont besoin nos concitoyens, mais d’un travail pour faire vivre leurs familles.

Il est grand d’y mettre un terme, afin d’éviter que le communautarisme vienne briser le lien social qui a permis à la France d’intégrer les citoyens du monde quelque que soit leur origine.

Il devient de plus en plus difficile de cohabiter avec individus qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs de notre République, laïque et sociale.

Il est insupportable et inconcevable que la France tolère sur son sol que des femmes soient obligées la plupart du temps sous la contrainte de s’isoler du reste du monde.

Il est insensé que nos élus s’émeuvent de la condition de la femme dans les pays islamistes (Afghanistan, Arabie Saoudite, Pakistan, Yémen, Iran) et ne fassent rien pour interdire en France cette pratique obscurantiste.

La burqa est une humiliation et la négation même de l’individu. Le port du voile n’est pas un précepte recommandé par le Coran.
Si nous acceptons que des femmes vivent en permanence sous une prison ambulante qui les coupe du reste de la société, ces mêmes fanatiques tenterons de nous imposer la lapidation et pourquoi pas des tribunaux islamiques, comme nous le voyons actuellement en Angleterre ou le communautarisme a conduit à ces dérives de type fasciste, sous couvert qu’il fallait défendre la liberté de culte.

Des élus de la Nation ont senti le danger et ont proposé à l’Assemblée Nationale de se saisir de ce phénomène inquiétant que nous devons prendre au sérieux, car nous avons en face de nous des fanatiques qui voudraient nous imposer les préceptes de la Charia.

La religion n’a rien à faire dans la Cité et ne doit surtout pas se mêler de la vie publique.

Nous avons des exemples effroyables sous nos yeux, qui devraient nous faire réfléchir et nous faire prendre conscience que nos libertés fondamentales sont remises en cause dès que la religion dirige les affaires d’un Etat.

Les iraniens sont en train de lutter pour abattre le régime des Mollahs qui les oppriment depuis 30 ans.

Cette révolte de tout un peuple doit nous faire comprendre qu’il ne faut pas transiger avec les fanatiques religieux et que la liberté d’opinion, de conscience et d’émancipation des individus doit être la ligne de conduite que tout démocrate doit avoir pour défendre ces valeurs universelles.

La liberté n’a pas de prix et la burqa n’est pas synonyme de liberté, bien au contraire.

J’attends des élus de la république Française, qu’ils fassent honneur à la France, en promulguant une loi qui interdira que des femmes soient ainsi humiliées et retrouvent leur dignité et la place qu’elles méritent dans la cité.

N’oublions pas que la France est le pays des droits de l’homme et qu’à ce titre, celle-ci se doit de montrer aux autres nations que le respect de la personne humaine passe au dessus de toute autre considération.

Les hommes et les femmes doivent vivre égaux, entre eux, faisons en sorte que dans tous les domaines cela devienne réalité où que nous vivions.

Fabrice LETAILLEUR

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