Islam et Occident : confrontation armée, ou coexistence pacifique ?

Publié le 29 novembre 2010 - par
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Au vu du nombre croissant d’Occidentaux qui s’élèvent contre l’islamisation de l’Occident, et de la volonté musulmane d’imposer ses us et coutumes partout où des musulmans s’installent, on est en droit de se demander si l’islam et l’Occident ne vont point vers la confrontation armée.

Ce n’est évidemment pas l’avis de la plupart de nos intellectuels et de nos gouvernants, tous persuadés de l’enrichissement culturel que confère la nouvelle donne occidentale, et, par suite, de la coexistence pacifique qui en découle.

Il est vrai que le sens des mots «islam» et «Occident» plaident en faveur de la paix. Le mot «islam» contient le mot «salam» – qui signifie paix. L’islam est donc une religion de paix. Plus encore, c’est la paix par excellence, puisque, outre le mot «islam», l’un des noms d’Allah est «Paix», les salutations quotidiennes des humains et des anges sont «paix», le paradis est la «Demeure de la Paix», et l’adjectif «muslim» (de l’arabe moslem, «fidèle, croyant») signifie «pacifique».

Cette paix vaut aussi longtemps qu’il n’y a pas d’agression contre l’islam
ou contre les musulmans. Si donc l’Occident se montre pacifique envers
l’islam et les musulmans, l’islam ne peut qu’être pacifique envers
l’Occident, c’est-à-dire envers ce «(soleil) tombant» qui ne saurait tomber sur quelque guerre que ce soit sans s’éteindre !

En conséquence, la terminologie des forces en présence semble être à même d’infirmer l’hypothèse d’une confrontation armée. Si quelque confrontation demeure, elle ne relève que du théorique, et concerne uniquement la culture occidentale dans son aptitude à prôner la «différence».

Mais quelle «différence» ? Celle par laquelle, pour vivre en paix avec
l’islam, l’Occident doit accepter l’idée que tout être humain, d’où qu’il
vienne, est potentiellement musulman. Derrière chaque origine culturelle, le musulman voit à la fois la nature véritable de l’individu – c’est-à-dire sa nature première, qui est musulmane – et la nécessité de lui faire recouvrer cette nature. Partant, la plus grande preuve de paix qu’un musulman puisse donner à un non-musulman, c’est de l’inviter à embrasser l’islam. Si le non-musulman refuse, si, en l’occurrence, l’Occident fait obstacle à la paix, c’est bien que le non-musulman, comme l’Occident, ne veulent point de cette paix pour tous dont ils ne cessent pourtant de chanter les louanges !

Alors ?

Alors nous avons là, sous nos yeux, un de ces paralogismes dont les
inconditionnels de l’islam sont coutumiers. Car il ne suffit pas de parler
de paix pour être pacifique, la notion de paix n’ayant aucun sens
indépendamment de son contenu. Or, la paix invoquée par l’islam n’a pour contenu que l’islam : elle est toujours musulmane, jamais non-musulmane. En conséquence, elle n’admet pas le «droit à la différence» – qu’elle réclame pourtant… mais pour elle seule ! C’est donc bien elle et son intransigeance qui bousculent l’Occident, jusqu’à le faire vaciller sur son socle axiologique.

Les valeurs occidentales sont laïques, démocratiques et féministes : comment ne seraient-elles pas déstabilisées par des valeurs anti-laïques, théocratiques et machistes ? Si les Droits de l’Homme sont posés comme universels, c’est bien parce qu’ils permettent à tout être humain d’être ce qu’il aura choisi d’être, et non ce que d’autres auront choisi pour lui, y compris si ces «autres» sont les Droits de l’Homme ! Certes, l’islam aussi a ses Droits de l’Homme, mais ces Droits sont dits «dans l’islam», ce qui ne laisse aucune place aux non-musulmans : dès le septième verset du Coran, les juifs et les chrétiens sont désignés à la vindicte d’Allah !

Autant dire que les Droits de l’Homme proclamés par l’islam ne sont que
l’expression de la Charia, et si cette dernière est posée comme universelle, c’est parce que le monde entier est voué à devenir musulman. Tel est le sens des valeurs coraniques qui, comme telles, ne sauraient souffrir le moindre compromis.

Les Occidentaux feraient bien de se souvenir que l’islam ne doute nullement de lui, mais qu’il a besoin de la paix civile pour assurer ses conquêtes pacifiques, c’est-à-dire pour se développer le plus aisément possible en terre non-musulmane. Son souci de paix n’est donc que celui de son expansion culturelle, à laquelle il travaille sans se soucier des autres cultures, serait-ce celle du pays d’accueil.

Or, ce souci va de pair avec celui de la puissance matérielle. Voilà
pourquoi les soldats de l’islam allient la spiritualité et les armes, au
point de prier à côté de leur kalachnikov ! Bref, l’islam est un exemple de
«realpolitik» : pour vivre en paix avec les autres, il sait qu’il est
parfois nécessaire de recourir à la guerre. Nos intellectuels et nos
gouvernants auraient grand tort de l’oublier !

Maurice Vidal

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