Islamisation : Lettre d’une catholique en colère après la couardise de ses évêques

Publié le 29 novembre 2010 - par - 444 vues
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Combien de temps durera ce temps de désolation et de souffrance ? Combien de morts faudra –t-il pour que nos évêques cessent de se taire et quittent le vieil homme et ses habits de silence et de compromission ?
Pourquoi sont-ils si prompts à monter au créneau pour défendre quelques Roms payés pour quitter le territoire et qui y reviendront, et si lents lorsqu’il s’agit de défendre le passé de leur pays, sa culture chrétienne, et une laïcité qui est le dernier rempart contre l’islamisation de la France ? Pourquoi sont-ils si lâches ?

Avez-vous oublié, Messeigneurs, les spoliations de 1905, ce que l’Eglise y a perdu en pouvoir matériel et politique, et ce qu’elle y a gagné en indépendance spirituelle ? Avez-vous oublié les martyrs de nos catacombes, les prêtres réfractaires assassinés à Laval, les moines de Tibhirine, et les chrétiens de Notre-Dame du Perpétuel Secours de Bagdad ? Avez-vous oublié que vous n’étiez pas les porte-paroles du DAL, du MRAP ou de la gauche, mais les prêtres du Christ ? Ne savez-vous donc pas que vous avez un devoir d’exigence, de vérité, d’honnêteté ? Par votre silence coupable et par vos interventions hors de propos, vous vous rangez aux côtés de ceux qui ont trahi le peuple français, politiques démagogues, journalistes idéologues, associations antiracistes antifrançaises. Faut-il que je cite des noms ? Mgr Planet, évêque de Carcassonne, après le caillassage de quelques-uns de ses fidèles, osa réfuter l’idée d’un quelconque « choc des civilisations », et préféra parler de « guerre des boutons ». Le Père Delorme, curé des Minguettes, qui fut des organisateurs de la Marche des Beurs, et continue sur sa lancée antiraciste. Monseigneur Pontier, évêque de Marseille nous demandant à l’occasion des expulsions de Roms, de « faciliter le vivre ensemble », reprenant à son compte des mots que Lozès et Sopo n’auraient pas renié.

Vous faites ami-ami avec les imams, nous offrant des poignées de main photogéniques, dans des cérémonies œcuméniques absurdes. Mais où êtes-vous lorsqu’il s’agit de faire entendre la voix des vrais petits, des vrais pauvres, des affamés et des assoiffés, de ceux qui sont persécutés par la justice parce qu’ils exigent le respect de leur pays ? Vous préférez vous ranger, à quelques exceptions près, du côté des puissants qui mettent au pilon des siècles d’histoire française. Vous confondez charité chrétienne et déni de la réalité, accueil de l’autre et laxisme immigrationniste.

Avez-vous oublié que partout où un chrétien meurt pour sa foi, c’est presque toujours en terre musulmane ? Qui se dresse aujourd’hui, en France, et dans le reste de l’Europe, contre une islamisation dont nous savons tous qu’elle ne fera pas plus de quartiers aux chrétiens qu’aux athées ? Sont-ce les évêques ? Qui entend-on aujourd’hui ? Quelle est la voix de l’Eglise lorsqu’il est question de violence antifrançaise, antiblanche, antichrétienne, antisémite ?

La Suisse a Oskar Freysinger. Nous avons le Père Guy Gilbert et Jacques Gaillot, fondateur – avec d’autres marrants – de l’association « Droits Devant! ». Voilà ce que nous avons, voilà de qui on parle. Et tous les prêtres qui, dans l’ombre, font leur travail, humblement, courageusement, qui connaissent la réalité du terrain, que doivent-ils penser ?

Je suis catholique. Je défends la culture chrétienne. Je pense qu’elle mérite, dans un monde de plus en plus déraciné, d’être prise en compte dans la bataille que nous menons aujourd’hui aux côtés d’autres chrétiens, de laïcs engagés, d’athées et même de musulmans. Je sais quelles mises en garde on me fera. On me dira que protester, comme catholique, contre les lâchetés d’évêques catholiques, c’est introduire le ferment de la division dans l’Eglise. A ceux qui pensent ainsi, voilà ce que je rétorque: vous allez à la messe librement, vous priez librement. Vous ignorez, tout comme moi, ce que cela signifie d’être chrétien en terre musulmane. Vous ne savez pas ce que c’est que de payer de sa paix intérieure et de sa vie le fait de faire oraison dans une église. Moi non plus. Mais je me sens le devoir d’avoir du mal à dormir en sachant que des êtres humains vivent cette situation intolérable. Je le sens d’autant plus que partout dans notre pays des signaux d’alarme retentissent: à Carcassonne, des petits vieux se font caillasser par des « jeunes » en pleine église. Trouvez-vous cela normal?

A Paris, un journaleux propose de mettre le Sacré-Coeur à la disposition des milices islamistes qui prient rue Myrha. Cela ne vous gêne pas? A Lyon, un ouvrier musulman se permet de graver, sous une gargouille, qu’Allah est grand. Que vous faut-il de plus? La liberté de croire ou de ne pas croire, l’égale dignité de l’homme et de la femme, le respect de chaque vie humaine sont des valeurs chrétiennes. Quand elles sont bafouées quotidiennement, violemment, partout en France, vous avez le devoir de le dire, de le crier, de vous indigner.

Je demande aux évêques de ce pays, humblement mais fermement, de sortir de leur coupable silence, d’être au premier rang dans la lutte pour la sauvegarde de notre peuple, de nos églises, de notre foi, de nos libertés, et de ne plus se laisser séduire ou terroriser par les media français.

Si vous vous taisez, les pierres crieront. Mais vous serez jugés à l’aune de vos responsabilités, vous aurez à justifier des années de mutisme. La vie, l’identité et la culture de vos ouailles ne méritent-ils pas, autant que les Roms, voire plus, que vous ayez quelque courage? Le sang va couler. Le sang a déjà coulé. Comment se fait-il que, hors de la stricte gestion de vos diocèses, vous vous sentiez si peu concernés par des drames humains et des injustices qui vont à l’encontre absolue de ce que le Christ nous a dit? Vous avez deux mille ans d’histoire et de martyres à honorer, vous avez eu un Maximilien Kolbe et une Edith Stein, les martyrs des Khmers Rouges, les prisonniers des îles Solovki, et tant d’autres, vous avez des yeux et des oreilles, et pourtant vous ne voyez et vous n’entendez toujours pas.

Vous dénoncez communisme et nazisme, mais vous vous détournez lâchement, comme le jeune homme riche de l’Evangile, lorsqu’il est question de l’islamisation. Les lois laïques vous ont dégagés de toute dépendance politique, vous êtes nommés par le pape et non par le Président, et vous n’avez toujours pas l’audace de vous engager fermement contre ce qui menace aujourd’hui quotidiennement notre liberté? A la manifestation de soutien aux Chrétiens d’Irak, il n’y avait pas un seul évêque-auxiliaire. Comment moi, simple catholique, suis-je censée interpréter cette absence? Qu’est-ce qu’une petite heure de présence, un dimanche après-midi? Les hommes, les femmes et les enfants de Notre-Dame du Perpétuel Secours ne le méritaient-ils pas? Leur sang, leur assassinat, leurs vies fauchées sauvagement auraient dû vous faire réfléchir. Il n’y aura pas de rideau de fer, cette fois-ci. Il y aura des dhimmis, dans le meilleur des cas, et un massacre, quoi qu’il arrive. Les martyrs d’Orient, d’Asie, d’Afrique, envoient un message aux pasteurs que vous êtes, et vous devez l’écouter. Partout où l’islam revendique et s’accroît, les chrétiens et tous ceux qui ne suivent pas Mahomet sont persécutés. Ne croyez pas une seconde que nous sommes à l’abri.

Vous savez que l’islamisation de ce pays signera notre arrêt de mort et l’impossibilité, en ce qui concerne les catholiques, de vivre leur foi fièrement. Vous ne pouvez pas apprendre, sans réagir, que des bandes font régner la terreur à l’encontre des Blancs parce qu’ils sont Blancs, que des filles se font violer et brûler vives EN FRANCE ; vous ne pouvez pas ignorer le témoignage d’un Joseph Fadelle, musulman converti au christianisme, et qui a subi des tentatives d’assassinat de sa propre famille à cause de sa conversion. Le Christ a-t-il jamais contraint qui que ce soit à le suivre ? Non. Alors comment pouvez-vous supporter que les hommes et les femmes de ce pays courent le risque de devoir être obligés de renoncer à leur liberté de conscience ?

Vendredi dernier, j’assistais à un débat entre Monseigneur Defois et Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, sur les chrétiens et l’immigration. A votre avis, qui a défendu le droit ? Qui a parlé de la beauté de la culture française, de la laïcité, de l’équilibre social, du respect des lois? Xavier Lemoine. Mgr Defois, lui, a bien évidemment commencé par nous rappeler la quantité d’étrangers dont le Christ avait loué la foi ; puis il a rappelé que les chrétiens devaient avant tout faire preuve d’accueil et de générosité, ne pas exclure, etc. Bref, nous avons eu droit au blabla habituel, coulis de fadaises molles, sans qu’il soit une seule fois question de problèmes de fond. L’absence d’infrastructures dans les banlieues, le chômage des nombreux bac +5 des jeunes des cités, le racisme des employeurs, tout y est passé. A ses côtés, un Xavier Lemoine, homme de terrain, seul à savoir de quoi il était réellement question, seul à désigner la tumeur quand l’autre proposait des médecines alternatives. Le contraste était frappant.

L’auditoire a pu ainsi apprendre que le maire de Montfermeil avait été privé de lecture dans sa propre paroisse, pendant trois ans, à cause de son attitude sur ces questions d’immigration et d’islam. Tout était dit. Ce « châtiment », tout luisant de grotesque qu’il soit, n’en est pas moins grave : il prouve que la liberté d’expression et le sens des responsabilités sont aujourd’hui passibles, dans une paroisse, d’une privation de lecture…

Cela aura au moins l’avantage de rassurer ceux qui croient mordicus que l’Eglise est aussi violente et dangereuse que l’islam. Pour tous les autres, pour ceux qui attendent de l’Eglise de France un peu de courage, et autre chose que des discours mrapisants, c’est inquiétant.

Myriam Picard

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