J’aime Riposte Laïque

Publié le 26 mars 2008 - par
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J’aime Riposte Laïque. Dès la parution du n°1, en août 2007, je me suis senti en phase avec la rédaction, car partout où souffle l’esprit laïque et républicain souffle l’esprit de la liberté. Personne, dans ce journal, ne m’a demandé qui j’étais ni quels pouvaient être mes titres ou mon parti politique : j’ai été d’emblée accepté pour ce que je suis vraiment, à savoir un être humain. Chacun peut donc faire part de ses réflexions en écrivant à ripostelaïque@orange.fr, et même se déchaîner contre ledit journal, sans pour autant être censuré, sauf à utiliser le langage grossier qui, comme tel, interdit l’échange. J’aime donc ce journal parce qu’il sait d’instinct que toute pensée est entre plusieurs, et qu’apprendre à penser c’est apprendre à s’accorder, ou du moins, à relativiser tel désaccord, car force nous est d’aller toujours plus loin : l’actualité n’attend pas.

J’aime ce journal parce qu’il a compris que la laïcité est la clé de voûte de notre République et plus encore de toute démocratie.Voilà pourquoi nous devons être intransigeants en matière de laïcité, car défendre la laïcité, c’est défendre les valeurs qui manquent à tous les enchaînés du monde. Oui, nous sommes pour l’égalité des droits, donc pour l’égalité des sexes. Oui, la femme, c’est l’homme parce que l’homme c’est l’être humain. Oui, l’homme réel est né d’une femme : sans la mère, pas d’enfant ; sans l’enfant, point d ‘homme ; sans l’homme, il n’y a ni mère ni enfant. L’homme est donc un : voilà l' »uni-versel », c’est-à-dire ce qui nous « tourne vers l’un ». Et il faut qu’il en soit ainsi pour que ça tourne ! C’est parce que nous savons cela que nous dénonçons les discriminations – seraient-elles positives – et que nous combattons le communautarisme.

Il est donc normal que nous apparaissions intolérants aux yeux de ceux qui justifient telle ou telle discrimination ou qui ne pensent le monde qu’à travers leur culture. L’homme n’est pas telle ou telle culture : il est la culture, car c’est la culture, et elle seule, qui permet l’humain. Les cultures, a contrario, enferment et sectarisent, et finalement, sont des ferments conflictuels. Nous sommes donc pour la culture contre les cultures : si l’homme est respectable, c’est bien parce qu’il est homme, non parce qu’il est indonésien ou chinois. Voilà qui doit être dit et redit sans cesse. D’où notre détermination à parler sans détour. Car c’est un luxe aujourd’hui de pouvoir appeler un chat un chat. Mais cela montre aussi le danger que fait courir le politiquement correct, qui agenouille la pensée même. Or, penser, c’est vivre debout. Sitôt que nous pensons, nous n’avons pas à nous soumettre : la soumission est le contraire de la pensée. Rousseau l’avait compris qui disait, dans la préface de l’Emile : « Si je prends quelquefois le ton affirmatif, ce n’est point pour en imposer au lecteur ; c’est pour lui parler comme je pense. Pourquoi proposerais-je par forme de doute ce dont, quant à moi, je ne doute point ? ». Tout Riposte Laïque est dans cette phrase !

Maurice Vidal

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