J’étais au Bourget pour soutenir la courageuse résistante Marie-Neige Sardin

Publié le 27 septembre 2010 - par - 319 vues
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Samedi 25 septembre 2010, j’ai décidé de répondre à l’appel au peuple de Marie-Neige Sardin, l’héroîque libraire du Bourget persécutée non seulement par les bandes ethniques mais par les autorités de son propre pays. Comme pour René Galinier -et quelques autres exemples-, cette triste histoire est symptomatique de la tendance actuelle qui règne dans notre « beau » pays, à savoir comment l’on s’ingénie à transformer une victime en coupable. Habitant le Val-de-Marne, il me semblait que je n’aurais eu aucune excuse, un samedi après-midi, à aller voir de quoi il retournait du côté de nos voisins du 9/3.

Un peu avant 16 h, j’arrive à la gare du Bourget et peux constater de suite la joyeuse ambiance de multiculturalisme de cette noble banlieue . Par exemple la première boucherie rencontrée s’affiche fièrement « musulmane » et « hallal ». Un autre commerce porte sur son enseigne le mot « exotic ». Puis suit un restaurant oriental. Rien que de très banal me direz vous… Ce qui l’est moins, banal, par contre, au-dessus d’une librairie de l’avenue Jean-Jaurès jouxtant un taxiphone-autre repaire de la « diversité »-, la présence incongrue d’un macaron bleu-blanc-rouge. Serait-ce ?…

Mais oui ! La rue traversée, je me glisse, l’air de rien, vers la devanture en question, devant laquelle plusieurs individus, majoritairement de type caucasien, discutent avec animation autour du texte d’une pétition (j’apprendrai plus tard qu’il s’agissait de la pétition appelant à la libération de « papy » Galinier.) Oserai-je entrer dans ce lieu à l’atmosphère suspecte autant que discriminatoire ? Sur la vitrine une affiche expose quelques mots sulfureux: « Liberté, j’écris ton NON ! » Pas de doute, je suis bien arrivé chez Marie-Neige Sardin, la résistante du Bourget !

Je constate tout de suite que le local est TRES encombré: et pas seulement par les différents présentoirs de livres, vitrines et tables garnies de nombreux bibelots ressortissant pour beaucoup de l’ heroic – fantasy : figurines de fées et de gnomes, dragons, mais aussi statuettes du dieu-faucon Horus, et plus grave dans un tel environnement de « tolérance et de paix », la présence de quelques statuettes provocatrices: Vierge Marie, St-Antoine, Enfant Jésus….mais il y a aussi , squattant ce lieu certainement au mépris des lois sur l’entrave à la circulation pédestre entre le rayon des mots croisés et celui des revues historiques, toute une bande de jeunes (et moins jeunes) gens issus de la non-diversité . Mais que fait donc la police ?

Tout de suite notre oeil inquisitoire repère le dénommé Robin, Jean, connu de nos services pour ses nombreuses enquêtes suspicieuses sur des non-sujets de société (immigration, délinquance, racisme anti-blanc, Islam) et qui donne complaisamment la parole à toutes sortes de dangereux dissidents, comme Marie-Neige Sardin par exemble !

Marie-Neige Sardin, parlons-en ! Me voilà à peine entré qu’elle m’avise -pas très efficace ce camouflage optique, il a coûté combien déjà ? – et m’offre -comme si j’étais un ami-, une assiette qu’elle faisait passer à la ronde, une assiette- oserai-je le dire ?- remplie d’ ADM (Armes de Discrimination Massive), à savoir de provoquantes- et oh combien appétissantes-RONDELLES DE SAUCISSON SEC!!! Miam, scrontch! Pardon frères ( et cousins, cousines) c’était trop bon ! Au fait, Madame, vous n’auriez pas du à l’ail, oups, euh, pardon je voulais dire du hallal ?

Une dizaine de personnes sont là, la plupart ne se connaissaient pas avant, mais comme cela se passe dans les apéros républicains ils se mettent à discuter comme de vieux amis , à propos de ce qui les a amenées ici, la défense de Marie-Neige et la défense des valeurs républicaines, la montée de l’Islam et la lâcheté des politiques. Voici Bruce, mi-anglais mi-français, qui m’explique l’atmosphère intenable qui empoisonne les villes anglaises, la montée affolante des revendications islamistes: je connaissais déjà les visites scolaires de mosquée, où , si on n’impose pas le foulard aux fillettes comme à Farébersviller en Moselle, par contre les enfants apprennent à se prosterner comme les musulmans, j’apprends que dans certains hôpitaux anglais, les patients se doivent de revêtir une sorte de déguisement très couvrant , parait-il imposé par les islamistes ?!

Jean Robin et sa caméra se déplacent parmis l’assemblée, interviewant ça et là quelques soutiens de Marie-Neige. Je reconnais Caroline, la charmante « Marianne » entrevue le 4 septembre place de la Bourse, alors qu’elle portait fièrement le bonnet phrygien. Oh bonheur nous avons quelques jeunes, très remontés envers ce qui se passe dans notre pays, et qui s’interrogent sur le peu de mobilisation de leurs concitoyens du même àge dans les apéros républicains. Dieu fasse que les quelques jeunes gens qui nous rejoignent aujourd’hui préfigurent les gros bataillons anti-islam de demain !

Pendant que les conversations continuent, Jean Robin a filmé marie-Neige, avant de nous promettre que le reportage serait diffusé sur le site d' »Enquêtes et débats » dimanche en soirée. Mais le voilà obligé de recommencer à filmer, car Marie-Neige vient de recevoir un appel anonyme menaçant de « la faire sauter ». Un de plus… Heureusement Mme Sardin recevra au cours de l’après-midi un appel plus sympathique, celui de son fidèle soutien et ami, Pierre Cassen himself, depuis la province.

Il faut dire que durant tout cet après-midi, les gens se sont relayés dans la boutique. Certains arrivants sont simplement des clients, surpris, parfois intimidés par notre manifestation. Certains manifestent leur soutien, comme cette dame dont Marie-Neige dira qu’elle est une foraine, et que les gens de ce milieu ont souvent eux aussi maille à partir avec les « petits jeunes issus de la diversité. »Cependant, d’autres clients, arrivés plus tard dans la soirée, font »un petit tour et puis s’en vont », certains ont l’air -passez-moi l’expression-fort peu catholiques, Marie-Neige Sardin dira d’eux qu’ils « viennent en reconnaissance. » C’est vrai, des fois que notre bonne libraire se retrouverait seule et sans défense, ils pourraient oser l’attaquer à plusieurs, courageux comme ils sont…

Car, maintenant que la nuit tombe, nous voilà réduits à six (le Club des Six ? lance quelqu’un ), outre votre serviteur, il y a Caroline « Marianne », une autre dame et les trois jeunes dont j’ai parlé plus haut, dont un jeune couple . J’apprends qu’ils connaissent le fameux Pandawarriorz, que j’avais rencontré le 18 juin, avec qui j’avais pris une bière après l’apéro en compagnie de deux autres patriotes, Christine et jean-Claude, avant qu’une immense et sauvage clameur accompagnée de coups de klaxon frénétiques ne nous avertisse que les » Algéro-Français » de Paris étaient en train de défiler à roue cadencée sur les Champs-Elysées pour les transformer en piste de rodéo automobile, brandissant bien haut des milliers de drapeaux vert et blanc au croissant rouge, dans leur ivresse de la grande victoire du match nul à la Coupe du Monde !!! Ce soir là j’ai vu la rage dans les yeux de Pandawarriorz …alors que nos braves CRS assistaient impassibles au Grand Bazar orchestré par nos braves patriotes algériens, mais sans doute ces « débordements festifs » ne devaient pas s’apparenter à un trouble à l’ordre public, au contraire des dangereux « apéros-saucisson-pinard »!

Bref le monde est petit, et sous le regard quasi-maternel de Marie-Neige nous échangeons entre nous, avec de plus en plus de cordialité et de confiance, qu’est-ce que ça fait du bien pour des Français patriotes de pouvoir parler librement, en dehors de la contrainte du politiquement correct, de secouer ce baillon social qui nous musèle dans la vie courante, de dire enfin ce que nous pensons de ce qui arrive à notre (hier encore) Douce France, de ne plus avoir honte de nos propres pensées ! Pour quelques précieuses minutes Big Brother ne semble plus nous surveiller… Comme d’autres personnes, j’ai acheté 1 ou 2 articles à Mme Sardin, mais-éléphant dans un magasin de porcelaine que je suis, en reculant pour laisser passer une dame je renverse les figurines disposées sur une table, ébréchant la base d’un lutin, penaud je propose de l’acheter mais Marie-Neige refuse en riant, elle est habituée aux réparations et aux maladroits dans mon genre…

Marie-Neige se confie à nous, elle nous parle de ce calvaire invraisemblable enduré depuis 2004, elle nous précise les précautions dont elle doit s’entourer, comment elle se retrouve quasi-prisonnière de sa boutique, comment ses voisins la harcèlent pour la faire partir, comment elle doit, à chaque client qui sonne à sa porte, vérifier avant de déverrouiller s’il ne cache pas derrière lui d’autres individus aux intentions malveillantes…Sa librairie c’est Fort Knox ! Il faut montrer patte blanche avant d’entrer, mais dans quel monde de fous vivons-nous pour qu’une libraire doive prendre de telles précautions ?!

Marie-Neige nous raconte le communautarisme qui s’est insidieusement infiltré dans le quartier, l’islamisation ouverte qui progresse avec la mosquée intégriste du Bourget, comment le dimanche matin surtout elle assiste au défilé des communautés dans sa boutique, l’horreur qu’elle a ressentie en voyant une petite fille au visage voilé sauf les yeux, (oui, le niqab maintenant concerne aussi les gamines…) , les agressions voire tentatives de meurtre, et le viol qu’elle a subi de la part d’individus dont certains, quand ils étaient gosses, fréquentaient sa boutique… Aurait-elle imaginé dans ses pires cauchemars, Marie-Neige Sardin qui nous avoue fondre devant le regard d’un enfant, que tel petit ange à qui elle offrait des carambars , ferait à 17-18 ans partie de ses violeurs ?!

Aurait-elle imaginé, Marie-Neige, que ses dépôts de plainte oh combien justifiés finiraient par lasser les autorités, que la protection que M. Chirac lui accordait lui serait enlevée sous le règne de M. Sarkozy ?

Que si la police municipale resta longtemps de son côté, hélas la police nationale, la police FRANCAISE la mettrait en garde à vue en pleine grève de la faim, lui interdisant de boire en plein mois de juillet malgré les médecins impuissants devant l’Injustice légalisée, l’abreuvant d’insultes, la menaçant d’internement expéditif comme au bon vieux temps de l’URSS, afin de la faire craquer ? que le maire du Bourget obsédé par la renommée de sa ville, la justice, et même les autorités religieuses lui retireraient tout soutien ?! Ah ! Nos braves évêques dhimmis ! et pourtant elle est chrétienne, Marie-Ange, elle expose des objets religieux dans sa boutique! Mauvais Pasteurs qu’avez-vous fait de votre brebis ?

La nuit tombe, un ou deux clients d’origine maghrébine ou africaine passent encore la porte, apparemment dans le simple but d’acheter le journal, mais ils semblent hésiter en nous voyant , il est vrai qu’une bande de blancs squattant dans la semi-obscurité d’une librairie, CA FAIT PEUR… tous les jours l’actualité révèle la liste incalculable des incivilités commises par des indigènes souchiens aux dépens de leurs compatriotes issus de la diverblablabla !

A regret nous allons quitter Marie-Neige Sardin, il est plus de 21 h et il faut bien la laisser fermer. Nous promettons de revenir la voir, elle-même envisage de se joindre à de futures actions citoyennes, nous lui disons au revoir, nous partons vers le RER avec l’impression d’avoir rencontré quelqu’un d’exceptionnel, la jeune fille me glisse, éperdue d’admiration: « Quelle femme !  » je lui réponds que devant la force tranquille de Marie-Neige, cette force qui lui vient de son père, ancien militaire, qui lui a transmis des valeurs de courage, de patriotisme et d’altruisme, j’ai ressenti un sentiment de honte. Moi qui suis au fond un petit bourgeois, élevé dans un cocon, comme beaucoup de nos contemporains, moi qui fais partie de ceux qui préfèrent détourner le regard pour éviter les ennuis, je me suis senti minuscule devant cette femme déterminée, cette femme qui résiste, cette femme qui veut garder sa fierté au milieu de la veulerie du monde.

A qui comparer Marie-Neige ? A une nouvelle Jeanne d’Arc ? Mais non, ce n’est pas une guerrière, elle se contente simplement de DEMEURER, inébranlable, un roc au milieu de la tempête, elle sauvegarde au milieu de la jungle urbaine du Bourget un ilôt de civilité française, un lieu de culture, où ceux qui demeurent ses fidèles clients savent pouvoir trouver le magazine d’information, le classique de la littérature, le roman d’évasion dont ils ont besoin pour s’instruire ou tout simplement échapper au quotidien.

Alors, mais c’est peut-être parce que j’ai vu il y a quelques mois le film « Agora », c’est peut-être à la noble Hypathie d’Alexandrie, qui tenta jusqu’au bout de défendre le savoir face à l’obscurantisme, que nous pourrions comparer la courageuse Marie-Neige Sardin.

Marie-Neige! Dans votre appel au peuple vous nous avez dit avoir besoin de notre soutien!

Mais croyez-nous, Marie-Neige, nous avons tout autant besoin de vous, votre courage et celui d’autres résistantes, telle votre amie Christine Tasin, est un exemple pour nous !

Tenez bon ! Car nous vous aimons et nous vous respectons.

Pascal Lacomté

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