L’Appel à une République multiculturelle et post-raciale : l’UMPS met le paquet pour imposer la discrimination positive

Publié le 25 janvier 2010 - par - 538 vues
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C’est le 20 janvier dernier que l’historien François Durpaire, spécialiste de Barack Obama et des questions de diversité, a lancé l’Appel pour « une République multiculturelle et post-raciale ». Ce mouvement est soutenu par de nombreuses personnalités telles que Lilian Thuram (« champion du monde de football »), Rama Yade (secrétaire d’Etat), Valérie Pécresse (Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche), Richard Descoings (ex-directeur de Sciences Po), mais aussi Jean-Paul Huchon (Président du Conseil régional), Christiane Taubira (ex-candidate des noirs aux élections présidentielles de 2002) … Ils accompagnent leur tribune de 100 propositions « pour aboutir au mieux-vivre ensemble en France. »…

Cette nouvelle opération des milieux qui militent pour la discrimination positive est relayée par toute la presse écrite et radio-télévisée sans la moindre approche critique. Un véritable scandale en regard du débat démocratique ici totalement bafoué en l’absence de contradicteurs.

De Thuram au PS et à la droite : le procès raciste du peuple de France

Lilian Thuram qui est l’un des initiateurs et meneurs de cette vaste offensive contre la République et la laïcité vient simultanément de sortir un livre, sans qu’il n’y ait ici aucun hasard, intitulé « Les lumières noires », où il met en scène l’idée de personnalités noires qu’il faudrait prendre pour exemple du côté des jeunes de couleur des cités. Comme il aime à le dire, il faudrait selon lui, « Montrer des gens de toutes les couleurs dans les manuels scolaires ». Depuis quand n’a-t-il pas ouvert de manuels scolaires pour être aussi ignorant à se laisser penser ou à croire qu’il n’y il y aurait dans ceux-ci que des blancs, ridicule d’inculture ! Mais par contre, ce qui est certain, c’est que Descartes, Jean-Jacques Rousseau ou Freud étaient blancs, et qu’on ne pourra jamais les remplacer par des personnalités noires pour faire plaisir à Lilian Thuram ! Ceci étant dans nos livres d’histoire ou même de littérature, il y a longtemps que Martin Luther King figure en bonne place, sans aucunes arrières-pensées. Cette thèse en martyrologie est bien connue pour son simplisme.

De tout ceci il ressort que la question principale serait de décomplexer les individus de couleur noire en raison du fait que cette couleur qui est la leur les intimiderait, en lien avec un inconscient collectif français n’ayant pas rompu avec un racisme post-colonial. L’essentiel des problèmes posés aux populations immigrées de couleur noire s’intégrant en France seraient relatifs selon lui à la nécessité de dépasser des préjugés racistes chez les Français (il faut entendre chez les blancs).

Cette simplification sans fondement qui met en accusation le peuple français avec des relents racistes anti-blancs, si elle n’était pas tant relayée en y prenant du crédit par le système médiatico-politique, avec en toile de fond les déclarations en faveur de la discrimination positive du chef de l’Etat, n’aurait sans doute qu’un faible écho et volerait en éclat sous la critique. Mais il se trouve que le Lilian Thuram qui, grâce à une France qui n’a pas eu beaucoup de préjugés à en faire l’un des membres de son équipe nationale championne du monde, est invité d’honneur un peu partout, pour faire le procès de son pays. A « Ce soir ou jamais » l’émission de Frédéric Taddéï sur France 3 ou encore à l’émission du journaliste Harry Roselmack sur RTL transformé en rédacteur en chef de son journal, dans Le Monde ou l’Humanité…

Derrière cette opération où on retrouve tout ce qui se fait de mieux dans le genre « promoteurs de la discrimination positive », il y a une collusion une fois de plus entre droite et PS. Là aussi il n’y a pas de hasard, on peut pourtant s’étonner que des représentants de la république en exercice soutiennent une telle démarche sans avoir à rendre des comptes sur l’usage qu’ils font de la notoriété que leur donne leur fonction aux citoyens qu’ils représentent.

Les Etats-Unis et la mondialisation libérale pour modèle de société : encore et toujours contre le peuple !

François Durpaire en porte-parole de cet appel en exprimait toute la nature en quelques phrases signifiantes  : « Parce que c’est le sens de l’Histoire et parce que la France est un carrefour de la mondialisation, notre pays doit se mettre en conformité avec son époque. Il est grand temps pour nous d’atteindre l’ère post-raciale, comme les USA (décidément toujours en avance) sont en train d’y parvenir. » Voilà comment était présentée la dernière initiative de ceux qui veulent créer un front antirépublicain contre l’égalité, leur visée étant d’en finir avec cette dernière pour la remplacer par l’équité, au nom d’une justice sociale s’appuyant sur toutes les victimisations ethniques, religieuses etc., pour nous engager dans la discrimination positive tant voulue par le Président de la République.

Ces gens là prennent exemple sur les Etats-Unis dont on connaît la formidable réussite c’est sûr, en matière de mises à part et de libéralisme sans frein, l’un n’allant pas sans l’autre.

Cette société qui est parvenue avec sa population noire où a sévi une ségrégation que notre pays n’a jamais connue, ce tour de force de faire que, en leur donnant les droits civiques, ils ne s’agrègent pas au peuple américain, mais continuent de rester à part. Comment ? En usant précisément de ce que nous demandent à corps et à cris les Thuram et consort, la discrimination positive. Pour maintenir les citoyens noir-américain à part, il fallait leur donner l’illusion de les favoriser en leur attribuant des droits discriminés qui ne les rendait surtout pas égaux aux blancs mais les maintenaient à la marge de la société, et ce, en les montant contre le reste du peuple et en leur donnant des droits à part au nom de réparer le passé. C’était ainsi rendre impossible leur agrégation au peuple américain qui n’a de peuple que le nom tant il est divisé en une multitude de communautés aux droits discriminés, rendant caduque sa capacité à se défendre contre l’injustice sociale qui est la règle de cette société.

C’était de cette façon préserver le système politico-financier dont Obama assure la pérennité, un système le plus injuste avec la législation sociale la plus arriérée du monde occidental, des sociétés dites avancées. Quel bel exemple qui serait donc à suivre, décidément ! Présenter la France comme en retard sur les Etats-Unis est d’une malhonnêteté intellectuelle ou d’un niveau d’ignorance qui touche les abysses, pourtant c’est l’axe principal de cette attaque contre la république qui dans son appel ne la cite que pour mieux l’assassiner !

Une déclaration de guerre contre la République et la laïcité !

Ce porte-parole continue de plus belle dans une langue de bois du pire genre : pour « mieux vivre ensemble en France (…) il convient de réaliser la représentation de la diversité partout: entreprises, politique, médias, etc. Parallèlement, il faut garantir les droits fondamentaux des minorités en combattant les discriminations à l’embauche, au logement et à l’éducation (notamment supérieure). Ainsi la question des quotas s’impose. A première vue, il est logique de s’y opposer. Car l’affirmative action à l’américaine va à l’encontre du principe français d’égalité des droits entre citoyens. Mais quand ce pacte républicain est inefficace contre les discriminations, quand les décideurs (patrons, bailleurs, politiques, …) négligent une grande frange de la population, il devient alors illusoire de patienter et rêver que les choses avancent d’elles-mêmes. Il est des sujets où les nobles valeurs et les belles paroles ne suffisent plus. Il est des problématiques où la République reste dangereusement passive. C’est pourquoi le volontarisme devient la seule solution contre les inégalités. »

Un discours bien huilé qui est une déclaration de guerre contre la laïcité. Au lieu de porter au-dessus des différences le bien commun, l’intérêt général (non pour les nier mais pour mieux permettre qu’elles vivent ensemble en bonne intelligence certaines que l’une d’entre-elles ne prenne pas le pouvoir sur les autres) on fait voler en éclat toute idée de vivre ensemble en faisant prévaloir les différences sur la citoyenneté. On joue avec le feu de la dynamique du communautarisme qu’il soit d’essence raciale ou religieuse, pour que demain comme aux Etats-UnisLa France est le pays de la solidarité, du vivre ensemble et de l’égalité opposée par nature au modèle communautariste anglo-saxon !

Notre pays est mis par ces gens au ban du monde en jouant sur une victimisation à outrance qui n’a aucun fondement. La France est la première destination d’asile au monde et le pays en Europe qui accueille le plus d’immigrés. Serait-ce parce qu’il est raciste et discriminatoire qu’il attirerait ainsi les populations venues d’ailleurs ? Notre pays est aussi celui qui intègre le mieux les populations qui y émigrent, qui les naturalise le plus (on est passé de 45000 naturalisations en 1995 à 107 000 aujourd’hui), qui connaît un mélange de population qu’aucun autre ne peut afficher avec une mixité qui domine largement la généralité en regard de cités ghettos qui en réalité sont ultra-minoritaires. Les services publics qui font l’originalité du modèle social français avec leurs services sociaux prennent en charge une majeure partie des personnes d’origine immigrée relevant souvent des couches sociales les plus en difficulté, traité selon le principe républicain d’égalité de traitement devant la loi, sans aucune discrimination !

Dick Howard, politologue américain, interrogé sur France-Infos le 20 janvier dernier expliquait que nous avions de la chance d’avoir le mot « solidarité » qui n’existe pas dans les pays anglo-saxons selon lui, insistant sur le fait que la réforme d’Obama n’a rien à voir avec les illusions que crée la campagne médiatique faite autour de cette gageure, le système de santé américain étant couvert à 90 pour cent par l’assurance privée ce qui n’est nullement remis en cause.

Les Etats-Unis, une société qui serait devenue post-raciale ? Mais qu’est-ce qu’ont donc dans les yeux ces faiseurs pour prétendre voir dans ce pays une telle évolution ? N’est-ce pas dans ce pays qu’il existe dans les villes un quartier pour chaque groupe ethnique où on se divise territorialement selon la couleur ! Qu’elle belle société effectivement que celle-là ! On sait comment les Etats comme la Louisiane et la Nouvelle-Orléans touchés par l’ouragan Katrina ont été plongés dans la désolation et sont laissés à l’abandon en raison d’être essentiellement habités par des noirs !

On sait comment aux Etats-Unis en raison des codes de bonne conduite il est impossible de parler du racisme mais comment cette impossibilité en réalité fige les situations, chacun gardant son ressentiment pour lui pour maintenir des fractures ou en créer. Cette discrimination positive imaginée soi-disant pour rattraper le retard des noirs par rapport au reste de la population américaine mettant en œuvre le principe vieux comme le monde de « diviser pour régner », a créé toutes les conditions pour qu’aujourd’hui l’Amérique conservatrice dominée par des riches, blancs ou noirs, demeure sans aucune opposition politique et sans mouvement social.

Le communautarisme comme politique vers l’obscurcissement de l’histoire

François Durpaire n’hésite pas à s’appuyer sur la parité pour justifier la discrimination positive : « 10 ans après la loi sur la parité en politique, il est évident que sans ça les femmes ne seraient toujours pas représentées. Aussi, cette mesure a ensuite incité les entreprises à faire entrer les femmes dans leurs directions. » Comme on pouvait l’imaginer déjà lorsque la parité a été mise en place, cette démarche quoi qu’on en dise, initiait pour la première fois une rupture avec le principe d’égalité dans la république, qui risquait d’avoir ce genre de conséquence en servant un discours et une idéologie anti-égalitaire, comme avait su courageusement nous mettre en garde vis-à-vis de ce risque Elisabeth Badinter dans son ouvrage intitulé « Fausse route » (2003)

Il enchaînait ensuite en toute bonne logique une autre proposition  : « l’idée d’un ministre de la diversité et de préférence un Réunionnais (…) Riche d’une telle culture du melting-pot réussi (à la réunion), il saurait mener la France sur le chemin post-racial. Celui d’un avenir harmonieux pour tous les Français, où tous y gagneraient. » Mais qu’y gagnerait-on effectivement et surtout qu’y perdrions-nous ?

Avec ses « Lumières noires » Lilian Thuram est tout aussi pitoyable que cet appel, pour nous entraîner en réalité vers l’obscurité. Comment ne sait-il pas que la logique des quotas qu’il demande sert depuis des années d’alibi à la société américaine pour prétendre justement avoir réglé le problème du racisme alors que rien n’a changé en dehors d’une apparence à peine trompeuse! Obama montre très bien comment, président noir ou non, il dirige une Amérique qui n’a pas bougé d’un iota sur ses bases, toujours plus brutale pour les pauvres et pour tous ceux issus de la ségrégation, des couches populaires de la société. Des millions d’Américains vivent dans la rue, des millions de familles, dont beaucoup de personnes noires ou d’origine immigrée, et sans aucune aide de l’Etat.

L’illusion créée par des quotas qui mettent en avant quelques grandes figures symboliques cache mal le fait que tous les autres soient laissés sur le carreau, avec une middle classe américaine métisse qui est aussi mensongère comme symbole de la réussite que la façon dont l’écume des vagues rend compte de la tempête. Obama participe d’une immense manipulation politico-médiatique qui commence à être dénoncée par ceux qui l’ont soutenu et sautaient de joie de façon si naïve lors de son élection, comme si la couleur allait changer quelque chose à la réalité du cynisme de ce système de l’argent roi dont les Etats-Unis sont le pourvoyeur principal et dont on nous fait payer en Europe le prix de la crise.

Pas une conquête collective digne du mot progrès n’a été réalisée au nom de la discrimination positive, toutes les conquêtes sociales qui ont bénéficié à tous ont été le fruit de la lutte pour l’égalité. On voit par l’histoire ce qui relève du progrès ou de la régression.

Il ne faut pas suivre ces idéologues de l’abandon de l’idéal d’un monde meilleur

Pourquoi un tel mensonge éhonté est-il défendu par ces propagandistes de la discrimination positive qui nous invitent à rompre avec l’égalité? Cette idéologie est le fruit de la tendance à la mode du post-modernisme qui entend valider le capitalisme comme fin de l’histoire en conséquence de quoi il ne resterait plus qu’un maigre gâteau à partager et des stratégies à mettre en place pour s’en répartir les parts et les miettes, le communautarisme et la discrimination positive qui en est le jumeau pour moyens, donnant une plus-value à individualisme. Les élites qui participent de ce mouvement sont dans la logique de la trahison du peuple, livré par les divisions communautaires pieds et points liés à la mondialisation et au marché sans pitié.

Ces gens là en nous invitant à renoncer à l’égalité révèlent qu’ils ont déjà renoncé à tout combat pour changer la société vers un progrès pour tous et en arrivent donc à vouloir nous entraîner dans une régression du progrès, des libertés et de la démocratie derrière leur projet. Car que serait une société qui ne se penserait plus qu’en communautés concurrentes de droits selon la couleur, l’ethnie, la religion, pour laquelle comme aux Etats-Unis, la citoyenneté serait le dernier degré d’identification collective : une société ayant perdu tout sens du bien commun, de l’intérêt général et de tout projet d’avenir pour le peuple.

Ils osent prétendre vouloir améliorer le vivre ensemble, mais si on les laissait faire, ils signeraient sa mort et avec elle la mort de toute idée de peuple, la mort de tout projet de changement de société pour tous. On comprend pourquoi du PS à la droite on s’entend sur ce sujet, entre libéraux qui rêvent d’une Europe impériale, détruisant les nations et les peuples pour faire prévaloir un nouvel ordre, celui de la mondialisation et de l’ethnicisme et des religions, en prenant l’immigration comme cheval de Troie de la remise en cause des conquêtes collectives qui ont fait de la France un modèle en matière de politiques sociales.

La discrimination positive, de la régression de la démocratie à un nouveau fascisme !

Mais n’est-ce pas finalement une des pires formes de racisme que cette discrimination positive ? N’est-ce pas de cette façon, en mettant dans une posture d’infériorité des individus en raison de leur différence, les stigmatiser, les jeter en pâture au risque d’un racisme généralisé qui aurait soudain des bases trop réelles par les ressentiments provoqués par le fait d’inciter chacun à voir l’autre d’abord à travers ce qui le différencie, les droits spécifiques et concurrents de groupes ethniques. Des différences vécues comme autant de statuts imposés aux dépends des autres au nom d’équilibrer les choses et finalement de poser le principe d’inégalité comme seul point commun.

Ici comme hier, il est question de regarder en face avec discernement où cette logique collective nous entraîne, derrière ce qui passe pour de belles paroles animées de générosité, vers un déclin de la civilisation démocratique, une vraie régression de l’histoire et en fin de compte, vers un nouveau fascisme.

Guylain Chevrier

Historien

Les signataires de l’« Appel pour une République multiculturelle et post-raciale » :

Abdellah Aboulharjan – Souria Adèle – Marijo Alie – Salah Amokrane – Clémentine Autain – Najat Azmy – Linda Baha – – Sylviane Balustre d’Erneville – Bams – Nicolas ancel – Nicole Benessiano – Pascal Bernard – Noria Belgherri – Suzanne Bellnoun – Esther Benbassa – Pascal Blanchard – Gilles Boëtsch – Pascal Boniface – Jean-Marc Borello – Ahmed Boubeker – Jeanette Bougrab – Nedjma Boutlelis – Olivia Cattan – Marc Cheb Sun – Nicole Cyprien – Carole Da Silva – Eléonore de Lacharrière – Karima Delli – Richard Descoings – Jean-Christophe Desprès – Bilguissa Diallo – Rokhaya Diallo – Nassimah Dindar – Mamadou Diouf – Disiz – Adoum Djibrine- Peterman – Fayçal Douhane – Françoise Driss – François Durpaire – Romuald Dzomo – Nkongo – Hakim El Karoui – Réjane Ereau – Mercedes Erra – Anne Esambert – Eric Fassin – Bétoule Fekkar-Lambiotte – Lionel Florence – Maud Fontenoy – Yannick – Freytag – Armelle Gardien – Alain Gavand – Nacira Guénif-Souilamas – Mohamed Hamidi – Dawari Horsfall – Simon Houriez – Jean-Paul Huchon – Nicolas Hulot – Marc Jolivet – Anne Jaworowicz – Almamy « Mam » Kanouté – Sevgi Karaman – Bariza Khiari – Aminata Konaté – Bruno Laforestrie – Amirouche Laïdi – Laurence Lascary – Luc Laventure – Anne Littardi – Naïma M’Faddel – Alain Mabanckou – Fadila Mehal – Laurence Méhaignerie – Nordine Nabili – Ousmane Ndiaye – Pascal Obispo – Alexandra Palt – George Pau-Langevin – Valérie Pécresse – Pascal Perri – Alexis Peskine – Carole Reynaud-Paliguot – Christophe Robert – Sonia Rolland – Ben Salama – Ryadh Sallem – Marie-Laure Sauty de Chalon – Claudy Siar – Patrick Simon – Guillaume Silvestri – Etienne Smith – El Yamine Soum – Fodé Sylla – Christiane Taubira – Jean-Claude Tchicaya – Séverine Tessier – Benoît Thieulin – Louis-Georges Tin – Claudine Tisserand – Aurélien Tricot – Catherine Tripon – Françoise Vergès – Paul Vergès – Dominique Versini – Michel Wieviorka – Rama Yade Respect mag est une publication du Groupe SOS

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