L’Europe, la Halde, l’UMPS pour une immigration sans limites

Publié le 27 avril 2009 - par
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Cette information (1), glanée le 20/04/09 dans « Le Figaro.fr », porte en elle toute la perversité et l’hypocrisie de l’immigration clandestine, face cachée de l’immigration légale. En un moment où , nous dit-on en permanence, s’accélèrent les pertes d’emplois, « crise » oblige, des centaines de milliers d’immigrés clandestins et légaux travaillent dans le BTP, les services, l’agriculture (et dans de multiples structures de travail temporaire) dans des conditions de rémunération et d’emploi qui, pour être bien en dessous de ce que la loi exigerait, permettent à ces entrepreneurs de conforter leur taux de profit. Et cela ne va pas changer, si l’on en croit les appels de l’OCDE (2) : les flux migratoires se poursuivent , la main d’œuvre immigrée légale relevant des Assedic sera ainsi remplacée, au moment de la reprise, par la main d’œuvre nouvellement arrivée. A la « société dans son ensemble » à prendre en charge les laissés pour compte ( le taux de chômage des travailleurs immigrés est 2 fois plus élevé que celui des travailleurs « autochtones ») et les charges qu’ils induisent.

Un tel paradoxe relève de l’absurde pour un esprit logique et rigoureux…En fait, il obéit à la loi générale de l’économie capitaliste de la mondialisation, celle du « laisser faire, laisser passer », celle de la libre circulation des capitaux, des biens , des services, de la main d’œuvre. Et cette période de crise ne calme pas les ardeurs des tenants multiples de cette politique globale…La Halde ne vient-elle pas de demander la suppression des conditions de nationalité pour les emplois publics en France (3) tout en élargissant sa demande à la nécessité de supprimer l’interdiction faite aux étrangers de pratiquer, ici, un certain nombre de métiers (30 % de l’ensemble des emplois) , appuyée bruyamment d’ailleurs par la sénatrice socialiste Bariza Khiari, chantre de la diversité et de l’immigration « tous azimuts » (4)

De la part de M. Louis Schweitzer, qui pantoufle allègrement à la présidence de la Halde nonobstant ses 11,9 millions d’euros de revenus en 2006 et « un pedigree » long « comme un jour sans pain » (voir Wikipedia – 5), par ailleurs président d’honneur du « Medef International », rien ne peut nous étonner : il est à cette place pour faire triompher les intérêts particuliers des forces politico-économiques qu’il représente, et ses enfants, ses petits enfants, toute sa descendance et son réseau familial sont à l’abri du chômage et des problèmes de pouvoir d’achat et de logement. Fi! ce ne sont là que problèmes d’intendance à laisser à ceux qui bossent en usine ou dans les bureaux, qui se logent où ils peuvent en payant des loyers exorbitants, qui endurent la violence quotidienne de leurs quartiers, qui essaient de trouver les établissements scolaires où leurs enfants pourront, enfin, étudier (encore un « problème » que notre pantouflard ne connaît pas !).

Aussi peut-il agir sereinement pour ouvrir encore plus les emplois nationaux à la concurrence étrangère, forcément déloyale, forcément porteuse de difficultés nouvelles liées au regroupement familial, forcément lourdes de charges pour la dépense publique, forcément génératrice de poussées communautaristes, surtout quand elle est taraudée par le prosélytisme musulman. Mais rendons-lui justice : il ne fait que reprendre la décision des ministres européens de l’immigration qui, en août dernier, avaient lancé le projet de la « carte bleue » de travail pour faire venir en Europe toute la main d’oeuvre qualifiée (ou non) dont les entreprises ont besoin pour se « restructurer » sur le dos des travailleurs en place et maintenir leur taux de profit au maximum (voir « Le Figaro » du 26/09/08).

Si l’on était naïfs, on s’étonnerait par contre des discours et projets de Madame Bariza Khiairi qui recoupent parfaitement les intentions des dirigeants de l’Europe et les demandes de la Halde. Oui, bien plus que naïfs même (la décence retient ma plume) car seuls les naïfs, aujourd’hui, peuvent croire que le Parti Socialiste n’a pas la même politique européenne que l’UMP, et que la construction économique, politique, sociétale de l’Europe , telle qu’elle se fait, lui déplait. Du projet de Traité Constitutionnel au traité de Lisbonne, la social-démocratie européenne, tous partis confondus, marche dans les traces de Parti Populaire Libéral Européen dont elle épouse les intentions et les visées…

Aussi Mme la sénatrice ne fait-elle qu’exprimer en ce domaine ce que les socialistes français essaient de cacher : leur implication majeure dans l’Europe qui se construit. Et, sur ce point de l’ouverture de notre pays à toutes les mains d’œuvre étrangères, on peut dire qu’elle fait « fort » : certes, encore une dont le cercle familial et la descendance sont à l’abri du besoin, de la quête de logement, de la demande d’emploi, des contraintes de la violence urbaine, du délitement du système d’enseignement de notre pays. L’énarchie sert aussi à se préserver du réel. Et donc, elle peut manifester hautement son humanitarisme, dont les conséquences perverses seront supportés par les autres. Car ouvrir les concours publics aux étrangers, permettre l’embauche d’une main d’œuvre immigrée dans tous les emplois et dans toutes les qualifications, c’est, à la fois, imposer une concurrence déloyale aux demandeurs d’emplois « autochtones » et rendre inutile les formations « sur place ».

Ainsi nos facultés et autres établissements continueront à être peuplées de milliers de jeunes qui, une fois sur le marché du travail, se verront opposer un indou, un pakistanais, un sud africain, un sénégalais ( sans parler des ressortissants de l’UE, comme l’on dit habituellement), chacun d’eux formé ailleurs et à la manière du pays concerné, prêt à prendre l’emploi proposé dans les conditions les plus défavorables. Et notre « étudiant » autochtone en restera « gros jean comme devant »tandis que s’amplifieront les problèmes économiques, sociaux, sociétaux posés par toute immigration de masse et de peuplement.

Il y a, sans aucun doute, quelque chose de pourri dans la République que dirigent, copains de fait et coquins de nature, l’UMP et son double « de jeu », le PS, et dans ce que veulent nous faire ingurgiter les officines multiples de l’ « humanitarisme triomphant » comme les agités obsolètes de la « gauche rrrrévolutionnaire » que l’on retrouve, étrange destinée, au service de la politique de libre circulation de la main d’œuvre concoctée par « le grand capital » !

Robert Albarèdes
www.laic.fr

1 – [http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/20/01011-20090420FILWWW00366-sans-papiers-bouygues-vise.php->http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/20/01011-20090420FILWWW00366-sans-papiers-bouygues-vise.php]

2- http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/25/malgre-la-crise-les-pays-doivent-continuer-a-integrer-les-immigres-car-ils-font-partie-de-leur-economie_1160141_3244.html

3 – Emploi : la Halde veut supprimer les conditions de nationalité – Economie – 15/04/2009 – leParisien.fr

4 – [http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/16/01016-20090416ARTFIG00508-30-des-emplois-en-france-sont-fermes-aux-etrangers-.php->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/16/01016-20090416ARTFIG00508-30-des-emplois-en-france-sont-fermes-aux-etrangers-.php]

5 – fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Schweitzer ( tapez Louis Schweitzer sur Google)

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