L’Europe meurt de la fin des Lumières

Publié le 4 janvier 2010 - par - 220 vues
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« Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières. » Emmanuel Kant

Les Lumières consistaient à condamner le recours aux seules croyances et à la seule autorité morale d’un clergé, et à exiger de chacun qu’il apprenne et réfléchisse par lui même.

L’Europe meurt d’avoir perdu l’exigence des Lumières.
Les Européens refusent d’acquérir des connaissances sur l’islam.
Ils refusent de soumettre le préjugé selon lequel l’islam est une religion respectable et une croyance à respecter, à l’examen de la connaissance du contenu de ses textes.
Ils estiment que la « tolérance » n’a nul besoin de la « connaissance » et en particulier de la connaissance dans le domaine théologique, comme si les deux pouvaient être indépendant l’un de l’autre, comme si la tolérance avait besoin de … l’ignorance.

Certains intellectuels en arrivent au point de se référer uniquement, pour parler de l’islam, à ce qu’en disent … son clergé et ses partisans. Voir l’audition de Elisabeth Badinter, qui interrogée par un parlementaire sur ses affirmations selon lesquelles la burqa ne serait pas un précepte religieux, répond qu’elle n’a pas les connaissances requises dans ce domaine et qu’elle s’est basée uniquement sur les affirmations de la Mosquée de Paris :

http://militant.over-blog.net/article-extraordinaire-audition-d-elisabeth-badinter-contre-l-a-burqua-40666008.html
 » Mme Élisabeth Badinter : N’étant pas une spécialiste de l’islam, je n’ai pas qualité pour traiter rigoureusement de ses rapports avec le salafisme. Ce que j’en ai dit correspond à ce que j’ai entendu en dire M. Boubakeur et d’autres hautes autorités religieuses musulmanes, à savoir que le port de la burqa n’est pas un commandement religieux mais une tradition et qu’un travail pédagogique s’impose pour le faire savoir. J’ai d’ailleurs fondé un grand espoir sur ces déclarations, considérant que si les autorités religieuses musulmanes les plus qualifiées prenaient les choses en mains, tout allait s’arranger. J’ignore où elles en sont exactement, mais j’ai le sentiment que les choses sont difficiles et que, dans le même temps, de nombreux blogs d’ici et d’ailleurs s’attachent à enraciner l’idée que l’on serait en train de stigmatiser la communauté musulmane. »

Autrement dit, autant croire l’ambassade allemande d’Hitler, par crainte de passer pour un nationaliste antiboche.

(Notons de plus qu’il n’est pas difficile de savoir « où en sont les autorités religieuses musulmanes les plus qualifiées » et M. Boubakeur : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-28/lutte-contre-le-voile-integral-boubakeur-c-est-trop-tard/920/0/389785

Pour lui, LUTTE CONTRE LE VOILE INTÉGRAL « C’est trop tard ».)

Voir aussi le cas de telle intellectuelle (agrégée de philosophie s’il vous plait, défenseuse des droits des femmes et lesbiennes s’il vous plait, le summum de l’avancée idéologique sans doute …), énonçant sans complexe, que bien qu’elle soit incompétente en matière de théologie, islamique ou autre, elle était capable d’affirmer qu’il ne fallait pas contester la compatibilité entre islam et démocratie :

http://nadiageerts.over-blog.com/article-35749388.html

Autrement dit :  » je ne sais rien de l’islam, mais je peux dire ce qu’il ne faut pas en dire « . Je ne sais rien mais je dirais tout. Je ne sais rien du sujet mais je suis compétente pour le traiter et même pour dénoncer ceux qui oseraient en parler d’une façon critique, ceux là eûssent ils eux une parfaite connaissance dudit sujet …

Voilà à quel point de régression de la méthode l’occident en arrive. Autant consulter les voyants vaudous et les astrologues pour déterminer l’attitude à avoir face aux revendications islamiques !

Pire, les juges en viennent à estimer qu’ils n’ont nul besoin de connaître les faits pour juger et appliquer leurs lois.

Ils en viennent à confondre connaissance de la loi civile et connaissance de la loi religieuse, et à refuser de connaitre la seconde sous prétexte de n’appliquer que la première, alors que pour appliquer la loi civile, il faudrait savoir quels sont les faits, et donc, lorsque ces faits incluent des éléments de la loi religieuse, connaitre celle ci en tant qu’élément des faits.

Le syllogisme juridique qui est que « telle catégorie de fait a telle conséquence juridique, les faits de la cause relèvent de cette catégorie, donc les faits de la cause autant telle conséquence juridique  » nécessite en effet une prise de connaissance de tous les éléments des faits. Lorsque les faits sont des propos tenus au sujet d’une idéologie, il faut, pour les connaître, connaître également l’idéologie ou au moins les éléments de l’idéologie auxquels ces propos se réfèrent.

Or voilà ce que refusent les juges européens.

Ainsi les juges du procès du Père Samuel à Charleroi (Belgique), en 2008, ont ils refusé d’entendre les islamologues qui se proposaient de venir témoigner.

Ainsi les juges du procès du philologue Jussi Halla-aho en Finlande, en 2009, ont ils refusé d’entendre parler de l’islam prétendant que  » la logique et la rationalité ne sont pas essentiels dans une discussion relative à la religion « .

Tout est dit : ainsi il suffit de nommer une idéologie religion, pour échapper à toute critique basée sur la logique et la rationalité.

Echapper à la logique et la rationalité au profit du religieux ou présumé tel sans plus d’examen : voilà bien la définition même de la sortie des Lumières et du retour à l’obscurantisme en Europe.

Notons que la décision finlandaise est d’autant plus surprenante que les juges font appel à la notion de violation de la paix religieuse, pour condamner la critique d’une religion … qui interdit absolument toute paix religieuse et oblige à un combat religieux jusqu’au triomphe total de l’islam…

Jussi Halla-aho est un philologue.

Voir l’interview de Jussi Halla-aho :

http://europenews.dk/en/node/26316

Voir la biographie de Jussi Halla-aho :

http://jussi.halla-aho.com/indeng.html

De même que les juges français n’ont tenu nullement compte du contenu de l’islam pour déterminer si la demande de Fanny Truchelut était discriminatoire ou pas.

Autrement dit, les juges européens, concernant l’islam, reculent devant la connaissance du contenu des textes de référence de cette idéologie, et agissent comme s’il fallait tenir pour axiome qu’il faudrait la respecter quel que soit son contenu. (La respecter à un point qu’ils n’exigent d’ailleurs pas pour le christianisme dont on admet plus aisément la satyre, aussi blessante qu’elle puisse être pour les chrétiens.)

Tout se passe comme si les juges européens, refusaient de sortir d’un préjugé, d’une croyance aveugle, qui voudrait que « l’islam en soi est bon, ne peut être que bon et respectable » ils refusent absolument de prendre connaissance sérieusement de l’islam afin de voir quels sont les faits et si, oui ou non, le contenu des textes de l’islam en fait une idéologie respectable ou une idéologie barbare.

L’Europe meurt d’ignorance volontaire, et régresse au niveau de l’obscurantisme en refusant toute connaissance qui ferait apparaître des faits angoissant pour ses habitants autochtones

Elisseievna

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