L’Institut du Monde Arabe (IMA) enseigne l’amour de la France et de ses souchiens

Publié le 22 janvier 2010 - par - 582 vues
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Lors de l’inauguration de l’institut du monde arabe de Paris, en 1987, François Mitterand disait : « Nous devons ( …) vous demander au travers de cet Institut du monde arabe, d’essayer encore de mieux comprendre ce qu’est la France que nous avons, nous, pour charge – quelle belle charge ! – de servir et de proposer à l’amitié, à l’amour et au respect des autres peuples ! ».

Vingt ans plus tard, Houria Bouteldja dit à la télévision : « c’est le reste de la société occidentale, de souch …enfin ceux que l’on appellent nous les sou(s)chiens, il faut bien leur donner un nom, les blancs, qu’il faut rééduquer » (France 3 – juin 2007) . Or cette femme est par ailleurs … « contact commercial de l’institut du monde arabe ». On peut dès lors se demander si l’IMA, ou du moins ses responsables français, remplit réellement sa mission de proposer la France à « l’amour et au respect des autres peuples » …

Une précision importante du point de vue éthique au préalable. L’avocat de Houria Bouteldja reproche à Riposte laïque et à moi d’avoir publié une information sur son emploi à l’IMA qui n’aurait jamais été rendue publique auparavant : c’est bien évidemment faux, cette information figure sur la toile, donnée par l’IMA lui-même et reprise par d’autres sites, sans quoi nous ne l’aurions pas divulguée. Voici les pages et les copies d’écran :

http://www.bedouk.fr/images/catalogo_lieu/B1_1151.pdf

http://www.imarabe.org/prat/locespaces/contact.html

http://lessakele.over-blog.fr/article–le-scandale-du-hezbollah-a-la-sorbonne-par-arielle-schwab-41083437.html

Ceci précisé, venons en à la question politique posée.

Qu’est ce que l’IMA et qui en est responsable ?

L’institut du monde arabe se présente comme « est un lieu de culture fruit d’un partenariat entre la France et vingt-deux pays arabes : Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Émirats Arabes Unis, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Mauritanie, Oman, Palestine, Qatar, Somalie, Soudan, Syrie, Tunisie et Yémen. ».
C’est une fondation de droit français reconnue d’utilité publique. Elle est placée sous le contrôle financier de l’Etat : « Le contrôle financier auquel est soumis l’Institut du monde arabe est exercé par un membre du corps du contrôle général économique et financier désigné par le ministre chargé du budget et placé sous son autorité. ».
Ainsi : « Sont soumis au visa préalable du membre du corps du contrôle général économique et financier : (…) – les décisions de recrutement et les promotions ; (…) ». On peut donc en déduire que la décision de recruter Houria Bouteldja est une décision approuvée par l’Etat.

Qui finance l’IMA ?

Un rapport sénatorial de 2008 (Rapport de M. Adrien GOUTEYRON 28 mai 2008) nous apprend :

« l’Institut du monde arabe est une fondation de droit privé, au sein de laquelle siègent des ambassadeurs des Etats arabes, mais aucun représentant de notre pays. » Le rapporteur estime que « La France, principal contributeur financier de l’Institut du monde arabe, ne peut pas, et ne doit pas être absente du conseil d’administration. »

« L’Institut du monde arabe (…) se trouvait en 2006, selon l’Inspection générale des finances, en état de « quasi cessation de paiement », « La Cour des comptes a consacré pas moins de cinq contrôles à l’Institut du monde arabe qui, à chaque fois, l’ont conduit à formuler des critiques persistantes » « Le déficit d’exploitation cumulé atteignait, selon la Cour des comptes, 38,5 millions d’euros en 2006 » « la Cour des comptes relève ainsi une « gestion de la trésorerie laxiste et coûteuse », des « pratiques d’achats et de sous-traitance contestables », avec des surfacturations systématiques émanant d’une société qui entretenait des relations privilégiées avec l’ancien directeur du département du musée et des expositions, et enfin un inventaire des collections défaillant. », « l’Institut du monde arabe a longtemps souffert (…) d’un accompagnement des pays arabes et de la France défaillant. (…) Les Etats arabes n’ont pas tous honoré leurs engagements, puisqu’il manquait toujours en 2006 34 millions d’euros de contributions des Etats fondateurs, dont 13,9 millions d’euros pour l’Irak et 12,5 millions d’euros pour la Libye. En 2006, le budget de fonctionnement de l’Institut du monde arabe était assuré à 54 % par la France, à 9 % par la partie arabe, le reste relevant de ressources propres. », « Ce plan de sauvetage, à la fois indispensable et ambitieux, est accompagné par l’Etat, qui a rebasé sa contribution annuelle au niveau de 12,6 millions d’euros. »

Mais trêve de considérations financières mesquines : quel rôle culturel remplit l’IMA. Citons deux apports particuliers à l’ « amitié entre les peuples ».

La bibliothèque de l’institut nous permet de lire des textes de référence sur « le jihad » et « la guerre sainte » , par exemple ces textes figurant aujourd’hui sur le site www.islamisation.fr : La Risâla de l’imam Ash- Shâfî (767-820), fondateur de l’école chaféite : « De la Guerre Sainte . Al-Djihad est une obligation qui incombe à certaines personnes pour d’autres. A notre avis on ne doit faire la guerre à un ennemi avant de l’inviter à la religion d’Allah ( à moins que ce ne soit lui qui prenne l’offensive). Ils sont sommés alors d’embrasser l’islam ou de payer la capitation djizya, sinon on leur fera la guerre. …. »

La Risâla, d’Ibn Abî Zayd Al-Qayrawânî, épître de référence chez les sunnites de rite malékite : « La guerre sainte – Shâfi’i répondit : Dieu a imposé la guerre sainte dans son livre et par la bouche de son prophête [ et de citer les versets du coran 9/3, 9/36, 9/5, 9/29, 9/38-39, 9/41, et le hadith « L’envoyé de dieu a dit « Je ne cesserai de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils professent « il n’y a de dieu que dieu » (…) ] » « Shâfi’i dit « ces versets coraniques sont susceptibles de signifier que le jihad – et tout particulièrement la mobilisation en armes – est un devoir de stricte obligation pour tous les musulmans, sans exception ; il [ comprend] en particulier le départ en campagne, imposé à tout homme qui en est physiquement capable – nul n’a le droit d’y déroger – comme sont d’obligation stricte les prières rituelles, le pèlerinage à la Mecque et l’aumône légale. »

L’islam, on ne cesse de vous le répéter, est une religion qui fait aspirer de tout leur être les musulmans à la paix … une fois qu’ils auront soumis le monde entier, y compris la rue Mirrha et la Cathédrale Notre Dame, à la loi d’Allah, avant quoi évidemment, ils sont bien obligés, sur le « beau modèle » de Mohamed-paix-et-bénédiction-sur-lui, de « ne cesser de combattre les hommes ».

Autre apport notable à l’amitié entre les camarades de tous pays : l’exposition de 2007, décidément un grand cru, sur « L’art des chevaliers en pays d’Islam ». En fait d’art, c’est surtout une armurerie qui fut exposée, avec un coté « un peu terrifiant » commente admiratif un magazine artistique (http://www.artactu.com/l-art-des-chevaliers-en-pays-d-islam-article0086.html) : « le parcours de l’exposition offre une suite d’ensembles thématiques : la noblesse attachée aux armes blanches à lame longue, les atours du chevalier (du combat à la parade dans le monde arabe, en Turquie, en Iran et en Inde), le recours à la protection divine, l’archerie (comme discipline d’adresse), le harnachement et les techniques de monte, les poignards comme joyaux masculins… »

Conclusion

Le sénateur GOUTEYRON remarquait en 2008 : « La stagnation de la contribution française est liée notamment à la perplexité du ministère du budget quant à la pertinence de la stratégie conduite pendant longtemps par les dirigeants de l’Institut du monde arabe. »
Perplexité en effet …

Par amour et respect réciproque pour la culture arabe et islamique, rappelons en un trait fort sympathique. Très pointilleux sur l’hygiène, le Prophète-paix-et-bénédiction-sur-lui, enseignait selon Boukhari que : « Celui qui garde (chez lui) un chien, alors la récompense sur les bonnes oeuvres qu’il a accompli diminuera chaque jour d’un « Qirat », à moins qu’il ne soit un chien gardant une ferme ou un troupeau. « .Pleins d’affection pour leurs voisinsjuifs les musulmans de Palestine criaient en 1929 à Hébron (en en punissant avec justice quelques uns de mort pour leur honteuse insoumission) : « Falesteene Bladna, Al- Yahud Klabna » «  » La Palestine est à nous, les Juifs sont nos chiens (al-Yahoud klabna), la loi de Mahomet, c’est l’épée, et le gouvernement n’est que vanité » ( Cf Livre de Nathan Weinstock « Histoire de chiens ») . Ce slogan fut repris en Israel, en Europe et au Canada début 2009 par des palestiniens et leurs amis. Magnifique continuité du patrimoine culturel arabe, qui inspire peut être la si brillante invention par les nouveaux français du néologisme « souschiens/souchiens » : la France est à nous et les français sont nos souchiens, mais oui mais c’est bien sur : l’IMA enseigne l’amour de la France et de ses sous chiens.

Elisseievna

Janvier 2010

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