L’affaire Louis Chagnon, enfin une décision judiciaire en faveur d’un enseignant calomnié

Publié le 1 avril 2008 - par
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Le tribunal administratif de Paris, vient d¹annuler par un jugement du 26
févier 2008) la mesure disciplinaire qui frappait le professeur. Les faits
reprochés qui justifiaient un blâme était les suivants : « il est établi que
Monsieur Louis CHAGNON a dicté à ses élèves de cinquième un cours dont la formulation simpliste était susceptible de heurter la sensibilité de jeunes élèves : que s’il a pu expliquer le fondement historique de ses propos, il n’a pas justifié le fait d’avoir dicté ces propos à une seule classe de cinquième, la rédaction proposée aux deux autres classes étant, elle, acceptable ; que Monsieur Louis CHAGNON a de fait adopté une attitude de provocation, ou commis une maladresse, comportement
indignes de la part d’un enseignant ».
Le tribunal administratif a considéré que : « la vérité historique des propos relatés n’est pas contestée : que, par ailleurs, la provocation imputée à M. CHAGNON n’est pas établie ».

Il faut se souvenir, qu¹il était reproché au professeur d’avoir évoqué en
cours d’histoire les faits criminels dans lesquels étaient impliqués les
fondateurs de l’Islam. Des parents, soutenus pas le Mrap et une
administration prompte à sanctionner un professeur pour tenter d’apaiser le climat ont sali l’honneur d’un honnête homme au service de l’Education Nationale.

M. Chagnon avait été débouté des actions qu’il avait entreprises sur le
terrain de la diffamation contre les organisations soutenues par le Mrap au motif que les auteurs des propos diffamatoires étaient de bonne foi !!
Pour ma part, j’avais témoigné au procès en faveur du collègue, pour tenter d’expliquer à la barre combien il devient difficile d’enseigner, faute du soutien indispensable d’une hiérarchie pour qui « une administration qui fonctionne, c¹est une administration dans laquelle il n¹y a pas de vague ».

La vérité historique des faits doit être enseignée et défendue partout et à fortiori dans les classes. Les crimes commis au nom d¹une religion, d¹une idéologie totalitaire restent des crimes et leurs auteurs des criminels ! L’enseigner, le rappeler ne saurait être constitutif d’une faute, et encore moins d¹une faute professionnelle pour un professeur dans sa classe.

N’en déplaise aux islamogauchiste, et aux défenseurs d’une laïcité ouverte, cette décision vient conforter les défenseurs de la Laïcité. Cette défense ne peut pas être à géométrie variable : je ne méconnais pas les engagements politiques de Louis CHAGNON et c’est au nom de la Laîcité que je me réjouis de la décision rendue en sa faveur car elle apporte un cinglant avertissement à ceux qui, au nom de « l’antiracisme », veulent baillonner les défenseurs de la République Laïque et sociale.

Cette décision est une décision importante pour les défenseurs de la
Laïcité. Elle vient rappeler que l’administration ne doit pas céder devant
les pressions qu¹exercent les organisations religieuses sur l’Education
Nationale en contestant la vérité historique et en tentant d’imposer leur
interdits et tabous.

Jean-Claude SANTANA

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