L’auto-islamisation de la Hollande nous montre exactement ce qu’il ne faut pas faire

Publié le 26 mai 2009 - par - 753 vues
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La Hollande est le pays des moulins à vent et de la tolérance, si bien qu’on y entre comme dans un moulin, surtout si l’on y veut semer à tout vent les valeurs islamiques. L’islam politique l’a bien compris, qui se félicite du multiculturalisme ambiant au nom d’une seule culture, la sienne, dont il jouit d’autant plus librement qu’en Hollande les lois anti-discrimination sont légion, ce qui signifie que la critique de l’islam y est quasiment interdite !

Et en ce domaine, les responsables hollandais sont exemplaires ! Il est vrai – et c’est bien ! – qu’ils ont hâte de changer le monde pour le rendre meilleur, c’est-à-dire plus accueillant.

Le problème est qu’ils accueillent ceux qui, non contents de refuser les valeurs hollandaises, entendent imposer leurs valeurs d’origine au pays d’accueil. Ainsi de ces avocats musulmans qui demandent à rester assis quand le juge entre dans la salle d’audience, l’islam enseignant que «tous les hommes sont égaux» ! Traduisez : on n’a pas à se lever devant un autre homme, a fortiori s’il n’est pas musulman, ni d’ailleurs devant une femme, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, restreint considérablement la formule précitée, mais passons ! Retenons simplement que la déférence musulmane ne vaut que pour Allah et les musulmans, et intéressons-nous à l’attitude du tribunal hollandais face à cette requête. En un mot, ces fameux avocats ont-ils obtenu gain de cause ?

Bien sûr que oui, car, selon le tribunal de Rotterdam, «il n’existe aucune obligation juridique imposant aux avocats musulmans de se lever devant la cour, dans la mesure où ce geste est en opposition avec les préceptes de la foi musulmane» !

Est-ce tout ? Bien sûr que non ! Il y a trois semaines, à l’occasion du spectacle dirigé par Salaheddine Benchikhi, le théâtre Zuidplein a accepté de se conformer à la charia en réservant un balcon pour les femmes. «Selon nos valeurs occidentales – a déclaré le conseil municipal de Rotterdam – la liberté de vivre sa vie en fonction de ses convictions est un bien précieux». Un porte-parole du théâtre a même laissé échapper cet aveu : «Il est difficile de faire venir les musulmans au théâtre : alors nous sommes prêts à nous adapter» !

Quelle erreur ! Quelle monstrueuse erreur !

Pourtant, il n’y aurait aucune erreur si l’accueil généreux impliquait de lui-même quelque gratitude, autrement dit si cette équation morale avait valeur d’intégration. Mais les musulmans ne comprennent nos valeurs qu’à l’aune des valeurs musulmanes, à telle enseigne que nos valeurs ainsi repensées ne veulent plus rien dire, ou disent le contraire de ce qu’elles sont censées vouloir dire. Salaheddine Benchikhi exige la séparation des sexes dans les théâtres hollandais «parce qu’ici – explique-t-il – il y a la liberté d’expression et d’organisation. Si les gens ne peuvent pas s’asseoir où ils veulent, c’est de la discrimination (sic). Il y a deux millions de musulmans en Hollande et ils veulent que notre tradition devienne publique : tout évolue (resic). Le maire Aboutaleb m’a soutenu».

Ben voyons ! Qui discrimine les femmes : les Hollandais, ou les musulmans ? Qui confond l’espace privé et l’espace public : les Hollandais, ou les musulmans ? Qui qualifie d’évolution le retour à la tradition : les Hollandais ou les musulmans ? Qui a l’outrecuidance d’invoquer le soutien d’un maire musulman – et fils d’imam de surcroît – pour appuyer l’intégrisme musulman : les Hollandais, ou un musulman ?

Or, il y a plus ! Dans une lettre de 2008, Bouchra Ismaili, conseillère municipale de Rotterdam, admonestait les Hollandais en ces termes : «Ecoutez bien, freaks fous (sic), nous sommes ici pour y rester. C’est vous qui êtes des étrangers ici : avec Allah de mon côté, je ne crains rien ! Laissez-moi vous donner un conseil : convertissez-vous à l’islam (resic) et trouvez la paix» !

Conseil inutile, très chère ! Le processus d’auto-islamisation est en marche, et depuis longtemps : fière de posséder d’imposantes mosquées, comme la mosquée turque Mevlana – dont les minarets sont les plus hauts d’Europe – Rotterdam est en passe de devenir un morceau d’Orient, avec ses rues où l’on ne parle plus le néerlandais, ses shopping centers résonnant de musique arabe, ses magasins alimentaires halal et ses abattoirs de même farine, ses casbah-cafés, ses restaurants islamiques, ses drapeaux turcs, ses piscines à horaire spécifique pour les musulmanes, ses cafés réservés aux hommes, ses posters à la gloire du Hamas (eh oui !), ses innombrables burqas, et ses écoles dotées d’une «salle du silence» où les élèves peuvent, après les ablutions rituelles, s’adresser à Dieu cinq fois par jour. Et comme rien ne suffit aux nouveaux maîtres, le conseiller municipal Brahim Bourzik entend matérialiser des emplacements urbains pour qu’on puisse prier en direction de la Mecque !

Mais ce n’est pas tout ! Depuis peu, des photos mortuaires de Geert Wilders sont apparues en plein centre de Rotterdam ! Et soudain l’on se souvient de Theo Van Gogh, assassiné par un islamiste le 2 novembre 2004 ! Ce qu’on ignore, en revanche, c’est qu’au lendemain de cet assassinat, l’artiste hollandais Chris Ripke crut bon de peindre sur le mur de son atelier le commandement biblique «Gij zult niet doden» («Tu ne tueras point)». Et alors ? – me direz-vous. Alors, les gens de la mosquée voisine, trouvant ce commandement «offensant» (sic) et «raciste» (resic), en ont appelé au maire de l’époque, Ivo Opstelten, qui a ordonné aussitôt de l’effacer !

Et voilà où conduit la sacralisation du droit à la différence, quand un des éléments de la différence n’accepte ni le droit ni la différence ! Et voilà où conduit le relativisme culturel ! Et voilà où conduit l’islamisation de l’Europe !

Sauf sursaut laïque et républicain, la France n’échappera pas à cette lame de fond ! Car nous sommes en train d’abandonner les Droits de l’Homme au profit des Droits d’Allah, en oubliant qu’Allah n’est pas discutable. Nous sommes donc en train de perdre le droit de tout discuter comme de discuter de tout. En sacrifiant l’universel de nos vues sur l’autel de la charia, nous perdons de vue l’universel et la République. Au lieu de créer une société une et indivisible, nous créons une société parallèle, qui nous rejoint cependant, mais sur aucun de nos fondamentaux. Bref, l’idée que nous nous faisons de la liberté culturelle et cultuelle, et par suite de la liberté politique et religieuse, est en train de se retourner contre nous. A terme, c’est mortel !

Maurice Vidal

Maurice Vidal

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