L’hérésie comme contre-feu à l’obscurantisme religieux

Publié le 26 mai 2009 - par
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Considérant l’insignifiance de l’athéisme compris, sauf exception, comme une simple indifférence au fait religieux.

Considérant le fait religieux comme un obscurantisme social qui s’impose contraire à toute critique.

Considérant que les trois grands monothéismes se disputent l’Absolu au point de favoriser, voire de susciter des conflits de civilisation :
il nous faut réviser notre approche de la croyance et de la non croyance.

Ce qui nous amène à constater que la majorité des dits « croyants » et des dits « non croyants » ne sont qu’à la remorque de la société ambiante, souvent par souci démagogie électoraliste et au delà toute certitude réelle, fondée sur une information et une argumentation solide.
Ce suivisme religieux ou non religieux n’a jamais fait une conviction, et l’absence de conviction est un terrain favorable à la sclérose intellectuelle.

La parade à cet état de fait est à chercher dans l’hérésie, c’est à dire non seulement comme un discours rationnel face aux dogmes, mais aussi comme un choix intellectuel clair et sans ambiguïté. Ce qui implique une décision personnelle ouverte, informée voire proclamée.
Ici s’impose alors une réflexion relative au concept de provocation. Il a été jugée comme provocante une affiche sur les transports publics proclamant seulement un doute sur l’existence de Dieu. Mais, à contrario, ne seraient pas provocantes les propagandes publiques de la foi. La laïcité consiste alors, au nom de la liberté de penser, à protéger l’obscurantisme. Risquerait-on de se faire lyncher si dans cet univers à religiosité dominante… voir écrasante, on portait des badges affichant notre non croyance en Dieu ?

Question politique s’il en est !

René Cruse

1) du grec hairesis, choix, conception jugée contraire aux idées généralement admises. Larousse

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