L’usage inconsidéré d’une autre langue que le Français marque une volonté de casser l’unité nationale

Publié le 8 février 2010 - par
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La laïcité est-elle séparable de la République, rien n’est moins sûr, la République est-elle envisageable sans citoyens indistincts en race, sexe et croyance, rien n’est moins sûr, mais ce qui est certain c’est que la République Française est, depuis son origine, laïque et universelle, Jacobine aussi.

La laïcité est un bien rare, donc précieux, elle se différencie notablement de la tolérance en pratique dans les pays anglo-saxons, l’une est un principe, l’autre un fait.

C’est pourquoi Riposte Laïque, fervent adepte d’une laïcité combative et entière revendique sa légitimité à exprimer son avis sur des sujets plus vastes que la défense de la Loi de 1905 ou les agressions religieuses dans, et de, l’espace public en France.

Dans ce cadre l’usage inconsidéré d’autres langues que le français est une pratique anti-républicaine, raciste, anti-démocratique, passéiste et rétrograde contre laquelle Riposte Laïque s’insurge. Le Français est la langue de tous les citoyens leur permettant un égal et libre accès à l’espace public, tout usage d’un autre outil linguistique établi de fait une distinction anticonstitutionnelle.

Or, derrière des revendications que trop de nos concitoyens considèrent encore comme folkloriques, se cache une volonté de défaire l’unité nationale, au profit de quoi, de qui ?

Sur l’échiquier politique ce sont les mêmes qui trouvant la Nation Française trop petite appellent de leurs vœux un Etat européen, et également, inconséquents, voudraient voir émerger des nations plus petites ; très petites même, toutes petites ; proies faciles de puissances à l’affût.

Mais une nation n’est que le produit de l’Histoire, elle ne se décrète pas ; une nation établit ses frontières selon les mœurs et événements des époques qu’elle traverse, dessolidarités et des sensations communes naissent au sein de ces terres bornées, une culture commune prospère portant en elle les germes d’un État. Ce processus ne s’est pas produit en Bretagne et une petite clique d’agités régionalistes promeut en fait une guerre civile, s’appuyant sans vergogne sur diverses confusions.

Ils sont les fils – et les filles ! – des éléments les plus réactionnaires de la société locale, mais, démagogues, ils avancent masqués des apparences du progrès et de la fraternité ; pourtant « leurs écoles » sont des casernes où des enfants apprennent la détestation de leur seule richesse politique : l’appartenance à la nation française, seul lieu d’exercice de la démocratie, seul rempart contre le retour des appétits impériaux servis par des nobliaux locaux.

Oui, les écoles d’immersion dans un sabir réinventé pour les besoins de la cause racialiste sont des officines où l’on désapprend la France, et Descartes, Pascal, Pasteur, Teilhard de Chardin aussi, nul doute que cette haine professée de l’universel français n’aille jusqu’au rejet de la nuit du 4 août, au profit de quoi, de qui ?

Toujours en quête d’une modernité de pacotille, ces groupes obtiennent de gouvernements d’abandon des concessions qui sont autant de renoncements à la République. Les panneaux routiers, ou les documents administratifs rédigés – y compris en pays Gallo ! – dans un idiome unifié il y a moins d’un siècle, sont le prolongement de ces mêmes indications écrites en Allemand il y a 70 ans, aux mauvais soins des mêmes mouvements anti-démocratiques, racistes et réactionnaires, Madame Le Louarn le sait intimement, et ses colistiers ne peuvent l’ignorer !

Gérard Couvert

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