La République ou la burqa ! Un grand combat féministe, un enjeu de société

Publié le 18 septembre 2009 - par - 612 vues

Le 9 juin dernier sur France-infos, un membre de la Commission parlementaire qui travaille sur la question d’une loi contre la burqa et la Présidente de NPNS qui venait d’y être entendue s’exprimaient, après l’annonce du chiffre selon lequel environ 2000 femmes porteraient la burqa en France contrairement aux chiffres précédemment minorés.

Ils ont tous deux participé à un de ces moments de bravoure qui compte dans l’histoire d’une société, dénonçant avec virulence l’abjection de la burqa, le mouvement dangereux de revoilement des femmes musulmanes en France et en Europe, pour affirmer la nécessité d’une loi pour l’interdire parlant de « cercueils ambulants », ainsi que le voile total. Ils ont appelé à une loi pour inverser la tendance à se répandre de l’obscurantisme et du fanatisme musulman, en raison d’un laisser faire qui perdure depuis une quinzaine d’années et qui atteint aujourd’hui ses limites. La burqa est incompatible avec la République, avec les droits des femmes conquis de hautes luttes, ont –ils dit. « Entre la burqa et la République il faut choisir » a insisté Sihem Habchi.

Une mission parlementaire pour défendre la République contre la banalisation de l’intégrisme musulman

Environ 2.000 femmes” porteraient la burqa en France selon “un rapport sur l’islam, rédigé cet été par la sous-direction de l’information générale du ministère de l’Intérieur et resté confidentiel” dont le Figaro à fait état, contredisant un rapport de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui avait fait précédemment état de 367 femmes concernées seulement. Et on est sans aucun doute encore là en dessous de la réalité car bien des femmes dans cette situation ne sortent même plus de chez elle en y étant par leurs maris assignées.
Depuis qu’à l’initiative d’André Gérin une soixantaine de députés de tous bords (trois communistes, sept socialistes, 43 UMP, deux Nouveau Centre et trois non-inscrits) ont souhaité la création d’une commission parlementaire sur la question de savoir s’il faut une loi pour interdire la burqa, les choses se sont précisées.

Un premier bilan a fait argument pour donner du sens à cette démarche : “Nous sommes aujourd’hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes”, écrivait André Gérin dans sa proposition. “Il y en a de plus en plus, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans le monde rural. Il faut sortir d’une sorte de silence des responsables politiques de ce pays » et “définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national” (…) “Il faut qu’on puisse ouvrir un dialogue tout à fait loyal et franc avec l’ensemble des musulmans”. Une situation dénoncée depuis sa création par Riposte Laïque qui a lancé la première pétition pour l’interdiction de la burqa il y a déjà plus d’un an en ne comptant pas pour rien dans la préparation de cette réaction face à ce phénomène inconcevable dans un pays démocratique.

La mission d’information sur la pratique du port du voile intégral, présidée par André Gerin (PCF), a été créée au mois de juin, au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Elle est composée de 32 députés issus des quatre groupes de l’Assemblée : 17 UMP, 11 PS, 2 Nouveau centre et 2 PCF. Les membres de la commission, présidée par le député PCF du Rhône André Gérin, avaient auparavant vivement contesté les critiques dont ils ont fait l’objet au cours de l’été et décidé de “mieux communiquer”.

La lutte contre le voile et la burqa, au cœur d’un combat féministe qui concerne toute la société. “C’est la République ou la burqa !”

La lutte contre le voile intégral, symbole violent de l’oppression des femmes” est un nouveau combat féministe affirment Sihem Habchi, présidente de Ni Putes ni soumises et la philosophe Elisabeth Badinter. Elles ont chacune à leur façon et avec talent, exprimé leur rejet du port du voile intégral et de la burqa en France, lors de leur audition par la mission d’information parlementaire créée à ce sujet.

Le voile intégral est “un symbole violent de l’oppression des femmes” et marque “un point de non retour sur la voie de l’émancipation”, a estimé Sihem Habchi, déplorant que le voile ait gagné du terrain en quelques années en France. Pour elle, cette question est un “nouveau combat féministe” contre la “relégation” des filles et des femmes dans les quartiers. Elle refuse que sous prétexte de respect des libertés individuelles, s’instaure une “coexistence entre deux mondes qui s’ignorent”. “Le message doit être clair, a-t-elle insisté, c’est ‘la République ou la burqa ! (…) On peut interdire la burqa au nom de la dignité de la personne humaine”.

Avec beaucoup d’émotion, elle a raconté l’histoire de Kamina, à qui son mari, devenu musulman intégriste, a progressivement interdit de porter des chaussures à talons, de se parfumer, de montrer ses cheveux, pour finalement l’obliger à porter le voile intégral et l’enfermer au domicile. “Je demande à la République, a-t-elle insisté, de protéger les femmes du fanatisme le plus vil qui gangrène la société”. Sihem Habchi a souhaité que la France soit le “porte-drapeau de valeurs qui sont nécessaires” et défende “le principe de laïcité”.

La présidente de NPNS a insisté sur les “deux volets” de la question, celui du “droit des femmes” et celui de la “ségrégation”. En portant le voile intégral, “on se balade avec son ghetto”, a-t-elle lancé. “C’est visible (…) C’est la séparation des populations et ça, c’est fondamental”, a-t-elle souligné. “Il ne faut pas attendre que ça dégénère”, a averti Sihem Habchi, appelant les députés à “ne pas avoir peur” de légiférer. ”
Il en va de la survie de beaucoup de jeunes femmes”. Il en va évidemment de notre vivre ensemble et de la vision d’une société fondée sur le mélange et l’égalité et non la séparation, les mises à parts, l’apartheid du communautarisme.

Pour Elisabeth Badinter, « le port du voile est l’étendard du salafisme » !

La philosophe Elisabeth Badinter, également connue pour ses positions féministes, a ensuite été à son tour auditionnée par la commission. Pour elle, “les femmes voilées sont la partie visible de la progression de l’intégrisme musulman, (…) le port du voile est l’étendard du salafisme”. “En France, on combat les idéologies destructrices, qui portent atteinte à la dignité humaine, on lutte contre les sectes, le nazisme, l’antisémitisme, il faut combattre l’intégrisme”, a-elle déclaré avec force.

Elle devait imager son propos en parlant d'”auto-mutilation civile”, estimant que le port du voile est contraire au principe de fraternité parce qu’il symbolise “le refus d’entrer en contact avec l’autre, le refus de la réciprocité”. (La burqa comme manifestation antisociale, antihumaniste) Elle rappelait aussi que pour quelques femmes affirmant se voiler en toute liberté, il y en a beaucoup qui sont obligées de le faire et n’ont pas les moyens de s’y opposer.

Ecartant l’argument selon lequel le voile répond à une tradition culturelle et/ou cultuelle, elle répond qu’il “faut se plier aux us et coutumes du pays où l’on vit”. “Que faire, pour que les filles et les femmes dans les quartiers ne soient pas obligées de cacher leur corps pour ne pas être agressées physiquement ?” Selon elle il faut une loi !

Elisabeth Badinter expliquait voir une perversion dans le fait de se cacher entièrement, au nom de la décence, alors que les autres sont visibles, au risque de susciter la curiosité et les fantasmes. On pourrait rajouter ici dans le prolongement, que le voile et la burqa sont comme les manifestations d’une pureté religieuse qui renvoie les autres à l’impur et à la négation. On connait où l’idée de race pure par l’ethnie ou la religion a pu mener dans histoire et à plusieurs reprises, dont la shoah a été le pire abime.

De Fadela Amara pour l’interdiction de la burqa à Cohn-Bendit, le super démagogue, contre toute loi touchant à celle-ci

Du côté du gouvernement certaines langues se sont déliées, qui jusque-là étaient restées bien discrète sur le sujet. “Il est hors de question que l’on voit en France des femmes couvertes de la tête au pied”, a affirmé aussi Xavier Darcos sur i-Télé au lendemain de la proposition de la création de cette commission. “Imaginer une seconde une femme qui arrive en burqa à l’école, c’est une horreur. Et dans la rue, c’est une oppression”, a lancé le ministre de l’Education nationale. “Je suis pour l’interdiction”, a déclaré de son côté Fadela Amara sur France Info. “Si on veut réellement aider à lutter efficacement contre les fondamentalistes ; la burqa ce n’est que l’expression visible et physique des fondamentalistes et des intégristes dans notre pays”, a estimé la secrétaire d’Etat à la Ville. “Il faut (…) que la démocratie et la République se donnent les moyens de stopper la propension de la burqa.”

Dans ce contexte, Dalil Boubakeur, ancien Président du Conseil Français du Culte musulman, a dit son hostilité vis-à-vis du vêtement traditionnaliste, avec certaines réserves sur la loi : “Le port de la burqa ne répond pas formellement à une prescription de l’islam. Ce mot n’est pas signifié dans le Coran” a précisé le recteur de la Grande Mosquée de Paris sur Europe 1. “Il n’y a aucune raison en France, ni religieuse, ni social de porter un vêtement aussi étranger à nos traditions”.

L’ancien président du conseil français du culte musulman (CFCM) craint toutefois un “conflit des lois” (?). “Une loi sur la burqa s’opposera à d’autres lois qui sont celles de la liberté d’expression, de la liberté des droits de l’Homme.” Tient ! A moins qu’au contraire, si les droits de l’Homme sont aussi les droits de la femme, sachant qu’on accepterait jamais qu’on impose à un homme ce qu’on impose aux femmes assujetties à la burqa, on devrait supposer qu’en la matière une loi interdisant cette pratique soit en pleine cohérence avec les droits de l’homme, et tout particulièrement avec les libertés individuelles dont l’exercice se trouve pour le moins à travers cette pratique amputé.

Cohn-Bendit, aujourd’hui se définissant libertaire-libéral, qui avec les Verts défend depuis toujours le communautarisme à travers la logique de la reconnaissance des différences confinant à la différence des droits, a exprimé clairement sur France 2 dans l’émission « A vous de jugez » dont il était l’invité jeudi dernier, qu’il était contre une loi pour interdire la burqa. Il expliquait selon un refrain bien connu, qu’une loi pousserait les femmes portant la burqa à rester chez elle, sans s’interroger sur le fait qu’elles ne sortent déjà plus de leur prison quelque soit l’endroit où elles vont ! Seule une loi pourrait mettre en recul la dérive communautariste de notre société, comme un rappel à l’ordre républicain des libertés dont l’égalité hommes-femmes est un pilier central.

Dans la même émission, Manuel Valls (PS) prenait fermement position en faveur de l‘interdiction. Il était temps serait-on tenter de lui opposer, alors qu’il a trop souvent flatté dans ses pratiques de gestion municipale ceux qui travaillent à une remise en cause de la laïcité, par opportunisme politique.

Rejeter l’argument de la liberté individuelle de porter la burqa qui ici joue en réalité contre cette liberté

Si on défend la liberté individuelle comme étant celle du « droit » de porter le vêtement religieux de son choix, tant que celle qui est concernée ne demande pas qu’on l’aide, on devrait laisser ces femmes dépérir, à la façon d’une non assistance à personne en danger. A moins encore qu’on considère la burqa pour ce qu’elle est, un instrument de domination sexué, par l’effet d’une tradition qui est celle de la soumission des femmes relative à une religion donnée, représentant une forme de pouvoir communautaire tourné contre celles-ci. Sans négliger que cette pratique est l’expression d’une volonté politique de faire jouer à la religion ce rôle de peser sur les grands choix collectifs qui orientent la société, en remettant en cause la séparation du religieux et du politique. Voilà pourquoi en fait, il faut l’interdire sans concession. Laisser dans notre pays une seule femme porter cette chose, c’est valider la possibilité que toutes puissent être ainsi maltraitées, dégradées.

Et puis, on avance souvent l’argument selon lequel ces femmes seraient volontaires pour porter la burqa. Mais cela ne constitue nullement un argument contre une loi l’interdisant. Car tout d’abord, cela ne concerne pas que ces femmes, cela concerne la représentation que la société se donne d’elle-même, et si elle devait considérer qu’en raison d’une origine on acceptait que certaines femmes soient maltraitées au nom de la liberté de leur culte et du respect de la diversité, ce serait une sorte de ségrégation et de racisme, un traitement à part de ces femmes dans notre société sous nos yeux qui aurait alors qu’elle valeur !

D’autre part, la question n’est pas relative à la liberté de ces femmes d’accepter ou pas le port de cette obscénité, mais de revenir au sens de la loi qui est de protéger l’individu parfois contre lui-même, en prévenant par l’interdit, la prohibition de certaines pulsions néfastes. Si une femme est masochiste et met son intégrité physique en risque, on ne la laissera pas s’y détruire on la protégera au titre qu’elle est une personne vulnérable. La règlementation de l’interdit est un des éléments fondamentaux du pacte social qui nous permet justement de vivre en société en s’interdisant un certain nombre de pulsions qui sont dangereuses pour la collectivité et sa cohésion, pour nos libertés communes. La loi sert à protéger l’individu contre se propres excès qui mettent en cause au final la liberté de soi et des autres, comme la religion qui à travers la burqa invite à un traitement infamant et dégradant de toutes les femmes.

Il y a bien des pulsions contre lesquelles l’homme a eu à ferrailler pour parvenir à se les interdire afin de vivre en société, d’entrer dans la civilisation moderne qui vaut par le fait que la liberté de chacun ait pour garantie l’égalité avec celle des autres, ne se transformant pas en « chacun sa liberté » mais s’inscrivant en tant que bien commun ensemble à défendre au cœur de l’intérêt général et de la citoyenneté.

Parmi ces pulsions il y a celle de la domination de l’homme sur la femme, qui fait du combat féministe un des vecteurs contemporains essentiels de l’émancipation collective, du progrès non seulement des mœurs, mais politique et social. Car l’égalité est à l’origine des grands progrès politiques et sociaux de l’homme, et le combat de notre temps s’il en est un est celui de l’égalité hommes-femmes à l’échelle planétaire. La France est ici encore une fois de plus dans l’histoire à la pointe du combat pour la liberté et montre en quelque sorte la voie, n’en déplaise à ceux qui ne veulent y voir qu’une exception française replier sur elle-même, ce combat est avant tout universel dans le prolongement des valeurs des Lumières et de la Révolution française ! L’interdiction de la burqa semble s’imposer ici sous cette logique d’elle-même.

Burqa: neuf députés UMP demandent la démission de Yazid Sabeg qui bafoue les valeurs de la République !

La mission d’information sur la pratique du port du voile intégral a unanimement condamné les propos de Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et l’égalité des chances. Dans une interview parue dans La Croix, il estimait que le débat ouvert par la mission sur le port du voile intégral «pourrait bien» être «un nouveau piège tendu à notre pays (…) car la polémique sur la burqa va rouvrir des frustrations, des antagonismes, des racismes alors qu’il faut au contraire rassembler les Français» conseillant de s’occuper des “vrais sujets” économiques et sociaux. Il rajoutait sur France-infos que le problème n’existe pas, qu’on est hors sujet car le vrai serait celui de l’égalité des chances, que la question d’une loi stigmatise encore les musulmans…

Neuf députés UMP, membres de la mission parlementaire sur le port de la burqa, Jacques Myard, Lionnel Luca, Georges Mothron, Yves Albarello, Jacques Remiller, Françoise Hostalier, Bérangère Poletti, Arlette Grosskost et Patrice Calmejeane, ont demandé mercredi la démission de Yazid Sabeg après ces propos. Ils ont exprimé leur sentiment dans un communiqué dans des termes sans ambages : «C’est avec stupéfaction que les députés membres de la mission sur le voile intégral (burqa) ont pris connaissance des déclarations de Yazid Sabeg (…) Ces propos mettent directement en cause le travail de la mission parlementaire et foulent au pied l’égalité des sexes et la dignité de la personne», dénoncent les signataires.

Pour ce Monsieur, le problème de la discrimination des femmes, le fait qu’elles puissent être enterrées vivantes au nom d’une religion, qu’elles circulent comme des disparues dont on exhiberait les cercueils, ces pratiques religieuses ignominieuses s’attaquant directement aux libertés et aux droits, ne concerneraient pas la République. Ce commissaire à la diversité c’est l’antithèse de la République, c’est l’homme de la discrimination positive contre l’égalité.

Il existe un antagonisme total entre la vision que M. Sabeg a de la société et la nôtre! Lui défend une société fondée sur les discriminations comme régime normal de son fonctionnement, nous, nous défendons un monde fondé sur les droits de l’homme où il n’existe aucune exception à l’égalité portée au-dessus des différences et n’abandonnant aucun individu aux religions, à l’ethnicisme contenu dans la discrimination positive qu’il défend.

La Halde aurait du faire ici déjà son travail en mettant en cause cet individu qui défigure les valeurs de la République au lieu de les représenter. Elle aurait du dénoncer et poursuivre ceux qui professent le port de la burqa qui est l’une des pires discriminations de l’histoire des sociétés humaines, qui fait tache et pointe les manquements impardonnables de cette haute-autorité qui est plus préoccupée par la défendre de la demande des femmes voilées d’accompagner les sorties scolaires, pourtant dans un cadre des missions d’un service public dont la charte de la laïcité l’interdit ! C’est une institution à réformer en profondeur aujourd’hui à l’aune de ce que révèle d’inacceptable la burqa, instrument d’un terrorisme religieux et des intégristes qui la défendent qui fleurissent au Conseil Français du Culte Musulman !

Un combat pour la laïcité pour faire faire un pas de géant à l’homme dans l’ordre de la civilisation

Interdire la burqa et porter le débat sur la mise en cause du port du voile, c’est préparer un pas de géant en avant pour notre vivre ensemble et les rapports de toute la société. C’est lutter contre le libéralisme qui s’adjoint les services du communautarisme pour diviser le peuple en ethnies, en religions, en cultures afin de le rendre incapable de distinguer son intérêt qui est d’unir tous les hommes et de prendre conscience de sa force.

Cette lutte contre la burqa et le voile qui donne du sens au combat pour la laïcité participe de libérer des espaces pour un nouvel idéal, qui préfigure de nouvelles révolutions, qui précède l’opportunité de les faire… Casser les divisions entre les individus, c’est favoriser la possibilité qu’ils se rencontrent, qu’ils se mélangent, qu’ils bannissent l’individualisme qui est la prochaine pulsion à dépasser, à abattre, pour faire faire un pas de géant à l’homme dans l’ordre de la civilisation.

Avec l’interdiction de la burqa nous faisons œuvre de salut public, car celle-ci sera un nouveau marqueur pour les populations d’origine immigrée, celui d’une France laïque qui passe incontournablement par l’égalité hommes/femmes sans la moindre concession, tirant l’ensemble des personnes d’origine arabo-musulmane vers l’intérêt général, et concrètement faisant progresser toute une population qui aujourd’hui est assujettie au revoilement et à la soumission religieuse. Ce sera montrer une fois de plus que l’émancipation des femmes joue un rôle capital dans l’ordre de l’émancipation générale de la société, montre la voie de la modernité, renforce les valeurs de la démocratie, de notre République laïque et sociale. Ce sera aussi affirmer un magnifique paradoxe, celui de montrer à des hommes qui voient les femmes comme des êtres inférieurs à eux (le Coran sourate IV verset 38) que ce sont elles qui vont les libérer des oripeaux qui les enferment dans des représentations arriérées, pour leur montrer la voie vers la liberté !

Guylain Chevrier

Historien

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