La Suisse face au racisme international des bien-pensants

Publié le 29 novembre 2010 - par
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Ce dimanche 28 novembre 2010, les Suisses ont dis OUI à l’expulsion automatique des criminels, des délinquants et des escrocs étrangers. C’est bien le moins que puisse faire un pays qui se respecte. Au nom de quoi un peuple devrait-il conserver en son sein des individus qui se comportent mal alors qu’ils ne sont au font que des invités ? Pourquoi devrait-il ménager des individus qui abusent de son hospitalité et troublent un pays où il fait bon vivre ? Cette mesure est frappée du sceau du bon sens !

Mais non ! Comme l’année dernière à l’occasion du référendum contre la construction de minarets, les chantres de la bien-pensance se déchaînent contre les vilains Suisses qui « stigmatisent » les étrangers aujourd’hui, les musulmans hier. Au prochain référendum du même ordre, jamais deux sans trois, certains n’hésiteront plus à voir la Suisse comme un nouveau IIIe Reich.

On ne peut plus, dans ce monde, parler d’étrangers sans être aussitôt taxé par les médias de xénophobe, de raciste, de populiste, de nationaliste (= extrême droite = fasciste) et autre joyeuseté. Mais qui insulte réellement les immigrés ? Qui se jouent d’eux ?

En 2009, les Suisses étaient taxés d’islamophobes parce qu’ils n’acceptaient plus la construction de minarets qui ne sont en rien indispensables au culte islamique. Ils n’interdirent pas l’islam ; ils exigeaient seulement de cette « religion » qu’elle soit plus discrète dans un pays de tradition chrétienne, qu’elle s’occidentalise au lieu de se présenter sous des dehors orientaux. En somme, il s’agissait d’interdire aux musulmans de se stigmatiser eux-mêmes et, partant, de faciliter leur intégration, leur acceptation par les autochtones. Que pouvait-on trouver à redire à cela ? Ce référendum et son succès étaient la preuve que les musulmans s’y prenaient mal pour être acceptés par les Suisses qui leur indiquaient comment s’y prendre bien. Condamner ce référendum ne pouvait au contraire que les inciter à se complaire dans leur erreur (ou leurs provocations ?) qui, partout, dans toute l’Europe, suscite à bon droit le rejet. C’était perpétuer une des causes — toutes les causes sont du même ordre : prières dans les rues, usage de la langue arabe, tenues orientales, etc. — de ce rejet, donc alimenter la soi-disant islamophobie sous prétexte de la combattre.

Aujourd’hui, les Suisses sont taxés de xénophobes parce qu’ils n’acceptent pas que les étrangers aient chez eux une conduite indigne d’invités. Mais qui est visé par cette mesure ? Les étrangers ou les criminels ? N’est-ce pas faire insulte aux étrangers que prétendre qu’ils sont tous menacés par cette mesure, comme s’ils étaient tous des criminels, comme si les étrangers irréprochables devaient aussi avoir quelque chose à craindre ? Qui fait des « amalgames » sous prétexte de les éviter ? Qui nuit à l’image des immigrés sous prétexte de les aimer, en réclamant l’impunité ou du moins l’indulgence pour les délinquants étrangers, en trouvant normal qu’ils restent et sévissent sans fin ? Une fois de plus, la mesure adoptée est dans l’intérêt bien compris des étrangers honnêtes, alors que ménager les étrangers qui se sont rendus indésirables jette le discrédit sur tous. Une fois de plus, les amis autoproclamés des immigrés se révèlent être leurs pires ennemis.

En acceptant des étrangers sur leur sol, les Suisses prouvent qu’ils ne sont pas xénophobes, racistes, islamophobes, etc. Mais ce n’est pas parce qu’ils ne le sont pas qu’ils doivent tout accepter d’eux. L’autorisation d’immigrer ne leur donne pas le droit de tout faire, d’agir comme s’ils étaient chez eux et parfois d’avoir un comportement qui, même chez eux, serait condamnable ? Ils sont là pour jouir des bienfaits d’un pays, pas pour le bouleverser. Ils sont admis à une table à la condition de savoir se tenir correctement. Et c’est là que l’on voit qui a du respect pour eux et qui les méprise.

Quand on aime, quand on respecte l’autre, on se soucie de lui, on l’encadre, on le corrige si nécessaire, on le traite en adulte responsable, et on commence par se respecter soi-même. Mais quand on le laisse tout faire, même l’inacceptable, quand on l’abandonne au nom de sa liberté, quand on se le représente comme un être fragile ou stupide, quand on se recroqueville pour qu’il s’étale, bref quand on le laisse devenir un monstre, ce n’est pas seulement de l’incompétence et de la niaiserie à l’état pur ; c’est que, au fond, hormis une compassion de façade, on n’a pour lui qu’indifférence ou mépris et que, sans le savoir, on ne se respecte pas soi-même… A moins que cet abandon soit calculé et que, derrière cette apparente haine de soi, il y ait une volonté inavouée de déstabiliser son propre pays pour l’entraîner dans un projet inavouable.

Philippe Landeux

http://philippelandeux.hautetfort.com/

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