La finance islamique est incompatible avec la laïcité

Publié le 24 février 2010 - par - 391 vues
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Madame la Députée, monsieur le Député (*) ,

Permettez à nos Associations de solliciter votre intervention urgente afin qu’il soit mis, définitivement, un terme à la tentative d’insertion de la finance islamique dans le droit français. Cet appel que nous vous adressons est fait au nom d’une exigence de respect de la laïcité.

La laïcité est un pilier essentiel de notre République. Celui qui nous a permis de « vivre ensemble » depuis des décennies.

Madame Christine Lagarde essaie d’obtenir pour la France des capitaux provenant de la finance islamique. Ce que fait le Royaume Uni depuis des années. Mais la concurrence avec la place de Londres ne doit pas se faire en renonçant à nos principes républicains essentiels.

La finance actuelle dont le dévoiement récent a été décrié ne saurait être moralisée par la loi islamique. La loi coranique, la Charia, n’est en rien une éthique financière, ni même une règle de bonne conduite financière. Elle est un danger pour nos collectivités territoriales. Elle serait un cheval de Troie pour leur imposer des règles contraires à la laïcité. Des chevaux de Troie fonctionnent déjà dans certaines municipalités : viande hallal dans les cantines scolaires, annexion du domaine public au prétexte de prière …

Pendant des décennies, des obstacles ont été mis à l’introduction en France de la fiducie islamique. La tentative récente d’aménagement du régime de la fiducie française pour la rendre compatible avec la finance islamique a été rejetée par le Conseil Constitutionnel. Ce qui ne saurait être pris comme un simple avertissement sur la forme – le fond et la forme étant liés.

Madame Christine Lagarde s’attache à reformuler sa proposition en faveur de la finance islamique. Il s’agit, en fait, de passer en force en bafouant les principes laïcs sur lesquels s’est fondée notre République.

Pour nous, il est très dangereux et inadmissible que des lois religieuses, la Charia, en l’occurrence, soient introduites dans le fonctionnement de la société française.

Nous ne parlons pas seulement des banques islamiques qui vont demander leur agrément dans notre pays. Agrément qui, compte tenu de la bienveillance actuelle du gouvernement à leur égard, pourrait leur être accordé aisément. Ainsi,ces banques islamiques pourront agir sur les territoires français et européen. En outre, des banques françaises créent déjà des services nommés « Charia Board ». Dans ce cadre nouveau en France, chaque demande de prêt est évaluée par des imams spécialistes de la Charia afin d’en vérifier la compatibilité « Hallal ».

La « raison d’état » bat son plein. La « laïcité » en est déjà ou en sera grignotée. Il est question de ne pas octroyer de prêts pour des activités non Hallal, impures d’après le Coran : vente de porc – d’alcool, certaines activités cinématographiques, la mode, les armes, les jeux de hasard … et nous en passons. Le pire n’est plus impossible.

Il est noté aussi que dans le cas de prêts multi-bancaires, si le bénéfice – interdiction de prononcer le terme « intérêt » – de ces activités est noyé dans un système Hallal – ce bénéfice (l’intérêt produit, soyons réalistes) obtenu sera remis à des œuvres dites caritatives musulmanes. Exemple l’Institut du Monde Arabe : le but de cet institut est culturel et non caritatif..

La conséquence de cette politique de recherche de financement à tout prix est l’islamisation progressive de la France et de l’Europe. Les journalistes commencent tout juste à parler de cette Finance islamique – il y a un mois « Le canard enchaîné » – depuis 15 jours « Marianne » bientôt d’autres médias alertés vont suivre.

L’université de Strasbourg – Dauphine cette année, Lyon et Reims proposent des diplômes, des masters en Finance islamique. Nos dirigeants ne voient-ils pas ou ne veulent-ils pas voir qu’en douceur, sans violence la France s’assujettit à l’Islam. Nous entrons dans l’ère de la dhimmitude[*]. Nous sommes en train d’abandonner nos fondements laïcs qui ont donné force à notre République. . . Nous nous permettons d’insister sur le fait que l’un des thèmes de ces masters est, pour une large part, l’étude du Coran afin que les prêts bancaires soient compatibles avec les obligations coraniques.

Nous voulons susciter le réveil citoyen de nos ministres, de nos élus, de nos media et de tous nos concitoyens – la laïcité à la française est une conception que nous envient nombre d’autres pays – rien ne justifie que nous soumettions nos principes et nos convictions laïques à tel ou tel groupe de pression économique, surtout sous le couvert de lois religieuses.

Dans l’espoir d’avoir été entendu, nous sollicitons votre ferme soutien dans ce combat pour notre République laïque, nous vous prions de croire, Madame la députée, Monsieur le député, à l’expression de notre parfaite considération.

(*) Ce courrier a été adressé également aux membres de la Commission financière du Sénat.

(**) La dhimmitude fut l’univers juridique, politique et spirituel des Juifs et des Chrétiens indigènes dont les pays furent conquis par le Djihad et gouvernés par la loi islamique, la Charia. L ‘ univers de la dhimmitude a englobé des millions de personnes. Il a couvert trois continents (Afrique, Asie, Europe) . Il a duré de 13 siècles à quelques siècles selon les régions.

R. Abitbol,
président Agir Ensemble, pour la République, dans la République
président Association B’nai B’rith Deborah Sam Hoffenberg

A. Lellouch,
président Association B’nai B’rith David Ben Gourion

M. Sitbon,
présidente Association B’nai B’rith Hatikva

D. Moens,
mentor Association B’nai B’rith Tsedek.

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