La gauche par son angélisme est-elle responsable de l’insécurité ?

Publié le 26 juillet 2010 - par
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La réponse est sans contestation possible : OUI ! Mais elle n’est pas la seule…

Le parti et le gouvernement au pouvoir ont beau jeu de dire cela : ils sont bien mal placés. La droite dirige le pays depuis 2002, Sarkozy est président depuis 2007 et était auparavant ministre de l’intérieur. C’est bien lui qui a supprimé la police de proximité et 9000 postes de policiers. Or la police de proximité était un début de réponse à l’ultra violence et, dans le conteste actuel, supprimer 9000 policiers est une aberration. Les discours guerriers de Sarkozy ne changeront rien à son incapacité et sa mauvaise réponse au problème.

Il n’en reste pas moins que la gauche par son angélisme et son laxisme passé et présent ne nous laisse pas moins présager une dégradation de la situation en cas de victoire en 2012. Quand on écoute les déclarations et les prises de position (ou non-position!) de la plupart des élus de gauche à propos de la burqa, de l’immigration ou de l’insécurité il y a de quoi s’inquiéter : de l’angélisme pur et simple, une méconnaissance réelle des problèmes ou une volonté de nier l’évidence (par peur, par lâcheté ou simplement par clientélisme ?) Quand récemment on entend Noël Mamère dire que Sarkozy (que je ne porte pas dans mon cœur) stigmatise la communauté des gens du voyage parce qu’il annonce des sanctions de bon sens à leur encontre on se dit que cet élu de « gôche » n’a rien compris. Oui les gens du voyage posent eux aussi de nombreux problèmes à notre société et vouloir seulement en parler serait une injure à leur encontre ?

Car pour la gauche le problème est bien là : elle est incapable de faire la différenciation entre un rappel normal des lois républicaines et le politiquement correct. Elle se veut tellement et toujours politiquement correcte, tellement de « gauche », qu’elle escamote l’essentiel des questions. Et l’on retrouve cette attitude dans tous ses discours sur les sujets les plus sensibles comme par exemple l’insécurité et l’immigration. Pour prendre encore un exemple flagrant : le débat sur l’identité nationale. Son refus d’y participer démontre la faiblesse de ses arguments sur le sujet. Bien sûr que le problème était mal posé, bien sûr qu’il y avait là une arrière pensée politique, et alors ? N’est-t-il pas normal pour des élus de débattre sur tous les sujets et d’affronter avec courage ce qui vous semble une erreur politique. C’est en tout cas le rôle de toute opposition. Fuir les débats est une lâcheté et donc la gauche dans son ensemble peut être qualifiée de lâche, à quelques exceptions trop rares…

Si la gauche veut gagner en 2012 elle a besoin de se ressaisir sérieusement et surtout d’être très claire et offensive dans son discours à propos de tous les sujets de société ou le respect des lois de la république. Il y a urgence ! Comme dit le journaliste du Figaro Ivan Rioufol dans son bloc-notes du 16 juillet « Faut-il que les Français le hurlent ? Ils sont inquiets de leur pays en déclin »

Claude Picard

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